Michael Jackson… Il y a un an

Il y a un an, ma vie journalistique basculait… A Los Angeles depuis quelques mois, je tentais de gagner ma vie comme journaliste independante…

A 14h30, heure du pacifique, j’ignorais a quel point la mort de Michael Jackson allait changer ma carriere… Un an plus tard, c’est avec beaucoup de nostalgie que je vis cette journee…

C’est qu’elle a drolement commence aussi… Hier soir, un chat errant s’est fait frappe dans la rue devant la maison et a elu notre entree de garage comme endroit pour expirer son dernier souffle. Ce matin, en regardant la poubelle qui attend de se faire ramasser par les eboueurs, j’ai un petit pincement au coeur… La fibre maternelle qui fait sa place j’imagine!

Ensuite, depuis mon leve ce matin, toutes les radios et les chaines de television diffusent des reportages et de la musique du Roi de la pop… On dit que la musique a des vertus pour rappeler des emotions… Les chansons de Michael Jackson ont cette influence sur moi… Je me rappelle conduire de ma banlieue vers Hollywood le 26 au matin pour etre aux premieres loges lorsque les fans affluents vers l’etoile sur Hollywood Boulevard… Entendre « I’ll be there » me pince encore la gorge….

J’entends encore les grondements des helicopteres et le bruit de la foule de plus en plus nombreuses autour de l’etoile…. Comme une sorte de reve nebuleux qu’on ressasse sans vraiment en comprendre le sens. Je ressens aussi la fatigue de dormir des heures coupees pour etre temoin a la radio et a la television, aux petites heures du matin…

Un vague souvenir d’une epopee qui a dure a peine 12 jours mais dont les emotions et la nostalgie resteront toujours gravees au fond du coeur d’une simple journaliste independante au coeur de la cohue mondiale creee par le deces d’une des plus grandes celebrites de la chanson.

MISE À JOUR: Ce billet a été écrit spontanément du bout de mes dix doigts, sans accent, sur mon iPhone. Pour ceux qui pourraient s’inquiéter de ma santé mentale, je vais très bien 😀

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Adaptation en montagne russe

Me voilà au Québec depuis presqu’un mois, déjà! Difficile de réaliser encore car le dernier mois s’est envolé si rapidement.

Il m’arrive de fermer les yeux et de me rappeler notre nid d’amour californien… parfois j’ai l’impression que ce n’était qu’un rêve, qu’un vague souvenir d’une époque lointaine. D’autres jours, la Californie me manque terriblement. Ce qui me manque le plus : la lumière du sud! Le corps humain s’habitue physiquement très rapidement à cette lumière et je constate que la fatigue m’accable plus souvent que sous les palmiers du Golden State.

Certains de vous dirons que c’est la grossesse qui est en cause, mais j’en doute… Puisque les trois premiers mois, les plus difficiles selon bien des livres et des spécialistes, je les ai passé au chaud soleil. D’ailleurs, ce n’est pas tant la chaleur mais l’ensoleillement qui me manque.

Et j’ai parfois les blues pour les fruits et légumes frais… On dira ce qu’on voudra, les pommes au supermarché ne goûtent pas pareil en avril qu’en septembre! Même chose pour les fruits et les légumes importés. Alors que je ne faisais aucune différence avant mon incursion en Californie, maintenant je goûte la fraîcheur des aliments…

Par-dessus tout, l’ambiance de Moorpark me manque… Une banlieue très zen où il n’arrive jamais rien, où tout le monde sourit… mais je pense que c’est l’attitude de la côte ouest tout ça. Une attitude plus « relâchée », moins organisée au quart de tour!

Et lorsque les blues de la Californie m’enveloppe, je me coupe une tranche de fromage OKA ou encore j’apprécie une marche sur la rue Saint-Denis. Et l’amour de mes racines revient…

J’ai testé…

MSN.ca m’a demandé de parler d’un nouvel exercice d’entraînement de plus en plus populaire aux États-Unis: le TRX. Comme je l’avais essayé au gym en Californie, je me suis portée volontaire pour écrire un article sur le sujet.

Je dois vous dire que c’est un exercice intéressant, qui semble banal mais qui réveille plein de petits muscles 🙂

J’espère que l’engouement retrouvé aux États-Unis (particulièrement en Californie) parviendra jusqu’ici!

En attendant, voici l’article sur le TRX sur MSN.ca

Déjà des petits chocs…

Pas de très gros chocs parce qu’on est revenu qu’hier… Mais comme mon père, j’adore me promener dans les épiceries car ce sont les commerces les plus significatifs sur la culture (et les différences de culture) d’un endroit – même d’un quartier.

Il fallait bien remplir le frigo à un certain moment! Et à ma grande surprise, il faut payer pour des sacs en plastique!! À mon IGA si tu n’as pas tes sacs, il faut les payer; contrairement à la Californie – qu’on pense avant-gardiste en environnement – mais qui est en réalité un véritable consommateur de sacs en plastique…

Donc j’ai compris, la prochaine fois j’amène mes sacs! Au moins, ceux qu’on paye à 5 cents sont de meilleures qualité qu’avant!

Une autre chose nous a frappé à l’épicerie ce matin… le prix des produits laitiers. Aux États-Unis, un gallon de lait se vend entre 1.99$ et 2.99$ alors qu’ici c’est un minimum de 5.49$… Et c’est pas le taux de change responsable d’une telle différence!! Non mais c’est le double! Même chose pour le beurre, le fromage et le yogourt. J’avoue par contre que je suis prête à payer plus cher pour un yogourt qui goûte bon… Les Américains ont pas encore compris comment en faire du bon!

Les différences de prix pour les produits laitiers sont probablement reliées au manque de compétition et aux quotas imposés aux agriculteurs québécois. Mais c’est vraiment choquant de voir une telle différence de prix…

D’autres coups de gueule ou de coeur sont certainement à venir dans les prochains jours!

Dernier jour en Californie

Il est cinq heures du matin, lundi 15 mars 2010… et je n’arrive pas à dormir. Décidément, ma dernière journée en Californie sera longue!

Je regarde l’appartement, vide de personnalité, notre petit nid d’amour pour les douze derniers mois. Difficile de réaliser que c’est la fin d’une aventure. Triste de quitter ma terre d’accueil depuis exactement 376 jours, je suis tout de même heureuse de retrouver mes racines, mes vraies! Le Québec me manquait, ma famille, mes amis…

Mais je réalise aussi que le temps a filé… Il semble que c’était hier qu’on quittait avec cinq boîtes, quatre valises et deux chats pour la Californie avec une seule idée en tête: vivre un rêve, vivre en Californie. Nous retournons un an plus tard avec 18 boîtes, quatre valises et deux chats… nous retournons à la maison, la tête pleine de souvenirs!

Après un an, j’avoue que nous avons vécu un rêve: nous avons voyagé et profité de chaque moment au Golden State pour en découvrir ses beautés, nous avons – chacun à notre façon – évolué professionnellement grâce à des opportunités fantastiques, nous avons aussi solidifié un couple en étant isolé dans un monde inconnu.

Autant la lune de miel de vivre en Californie s’est étendue jusqu’à son dernier souffle, autant le retour risque d’être brutal. J’en suis consciente. La vie d’expatriée est une expérience inoubliable et très enrichissante, mais le retour au bercail se passe parfois difficilement.

Je me rappelle mon retour de Chine… après seulement trois mois. Nous avions vécu tellement de choses différentes, tellement de chocs de culture qu’il était difficile de se reconnecter à la réalité québécoise. J’avais l’impression que personne ne comprenait ce qu’on avait vécu. Je me sentais parachutée dans ma vie d’avant, alors que j’avais tellement évoluée en si peu de temps que j’avais l’impression que cette vie ne me correspondait plus. Il m’a fallu quelques mois avant de vraiment revenir de Chine… J’anticipe une certaine réaction culturelle, probablement pas aussi forte que celle vécue au retour de Chine, mais quand même… Certains disent qu’à chaque mois vécu à l’étranger, il faut au moins une semaine pour revenir…

Ainsi, une page se tourne, un nouveau chapitre commence… De la Belle Province au Golden State devient Du Golden State à la Belle Province… stay tuned 🙂

La Californie a soif!

J’y ai travaillé pendant presque trois mois… et il a finalement vu le jour!! Mon article sur la pénurie d’eau en Californie est tout chaud dans le magazine Jobboom.

Cet article est particulièrement une fierté puisqu’il a demandé des déplacements sur le terrain, à rencontrer de nombreux acteurs dans le dossier de la pénurie d’eau dans l’une des vallées les plus fertiles des États-Unis, la vallée de San Joaquin.

Personnellement, j’ai aussi été conscientisée à l’importance de l’eau pour… la vie. L’eau est une ressource qu’on prend souvent pour acquis au Québec. Pourtant, une pénurie d’eau en Californie pourrait nous affecter directement!

Merci à tous les généreuses âmes qui m’ont ouvert leurs portes lors de mon reportage: Shawn Coburn, la famille Bowles, Randy MacFarland…

Merci à l’équipe de rédaction de Jobboom (Éric et Christine) pour leur patience. C’était un dossier complexe… OUF!

Merci aussi à mon amour, Charles, qui a pris, encore une fois, de magnifiques photos pour accompagner ce reportage. On fait vraiment une équipe du tonnerre!

C’était un beau défi journalistique que de résumer en deux textes une bataille politique et juridique qui dure depuis plus de 10 ans et qui risque d’avoir des conséquences importantes sur le développement de l’agriculture en Californie. Elle pourrait même avoir des répercussions jusque chez-nous, au Québec, consommateurs de nombreux produits maraîchers de la Californie.

J’espère que vous aimerez. N’hésitez pas à laisser vos commentaires!

La Californie a soif!, publié dans Jobboom, édition mars 2010

Nos fruits et légumes menacés?, publié dans Jobboom, édition mars 2010

Une pénurie en photo, publié sur le site internet du magazine Jobboom

I’m coming home!

Ce blogue changera encore de nom… De la Belle Province au Golden State deviendra du Golden State à la Belle Province.

On rentre à la maison!

Pour des raisons professionnelles, Charles a été rappelé à Montréal.

Nous retournons donc dans le printemps frisquet du Québec, dans la neige et la gadoue… mais aussi dans la chaleur bienfaisante que procure la famille et les amis.

Une nouvelle qui nous a laissé à prime abord ambivalents, contents de revenir mais en même temps confus de devoir partir si vite. Parce que le déménagement va se faire vite… Mi-mars, nous serons à la maison à Montréal à défaire nos boîtes!

La dernière année fut exceptionnelle autant au niveau professionnel que personnel. Nous avons voyagé comme jamais, appris une nouvelle culture – celle de la côte ouest – et profité de ce que la Californie pouvait nous offrir de meilleur.

I have a special thought for Debbie, Stephen, Olivia and Nathan who helped us with cultural struggles. We had a great time with you and hope we can visit someday in Australia!

Another special thought goes to my lovely neighbor Jessica. The sweetest girl who made me feel welcome in a totally strange place – our appartment complex! I will miss you a lot and I really hope you can make it to Montreal this summer.

L’heure est maintenant aux boîtes et aux ajustements… Les minous ne seront pas très heureux de revivre le périlleux voyage en avion mais certainement contents de retrouver le foyer une fois rendus à Montréal!

Le bilan viendra plus tard… Car il me reste tellement d’aventures californiennes à partager. Restez branchés, des photos et des découvertes touristiques continueront d’affluer dans les prochains mois.

Mon aventure américaine se termine également sur MSN.ca lors de mon retour à Montréal…

Après… ce blogue deviendra celui d’une journaliste indépendante dans la jungle médiatique de Montréal, tentant de se faire une place auprès des nombreux lions-journalistes-rois-du-monde.

Insécurisant? Peut-être… mais j’adore les défis 🙂