La Californie a soif!

J’y ai travaillé pendant presque trois mois… et il a finalement vu le jour!! Mon article sur la pénurie d’eau en Californie est tout chaud dans le magazine Jobboom.

Cet article est particulièrement une fierté puisqu’il a demandé des déplacements sur le terrain, à rencontrer de nombreux acteurs dans le dossier de la pénurie d’eau dans l’une des vallées les plus fertiles des États-Unis, la vallée de San Joaquin.

Personnellement, j’ai aussi été conscientisée à l’importance de l’eau pour… la vie. L’eau est une ressource qu’on prend souvent pour acquis au Québec. Pourtant, une pénurie d’eau en Californie pourrait nous affecter directement!

Merci à tous les généreuses âmes qui m’ont ouvert leurs portes lors de mon reportage: Shawn Coburn, la famille Bowles, Randy MacFarland…

Merci à l’équipe de rédaction de Jobboom (Éric et Christine) pour leur patience. C’était un dossier complexe… OUF!

Merci aussi à mon amour, Charles, qui a pris, encore une fois, de magnifiques photos pour accompagner ce reportage. On fait vraiment une équipe du tonnerre!

C’était un beau défi journalistique que de résumer en deux textes une bataille politique et juridique qui dure depuis plus de 10 ans et qui risque d’avoir des conséquences importantes sur le développement de l’agriculture en Californie. Elle pourrait même avoir des répercussions jusque chez-nous, au Québec, consommateurs de nombreux produits maraîchers de la Californie.

J’espère que vous aimerez. N’hésitez pas à laisser vos commentaires!

La Californie a soif!, publié dans Jobboom, édition mars 2010

Nos fruits et légumes menacés?, publié dans Jobboom, édition mars 2010

Une pénurie en photo, publié sur le site internet du magazine Jobboom

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Reportage dans la vallée garde-manger

Je reviens d’un petit voyage… pas d’agrément cette fois-ci. Je me suis rendue dans la vallée de San Joaquin en plein centre de la Californie. Cette vallée représente plus de la moitié de la production agricole des États-Unis. Amandes, pommes grenades, nectarines, pêches, prunes, brocoli, chou-fleur, coton, luzerne… Plus de 300 produits sont récoltés à l’année dans cette vallée. Vous savez, ces produits qui garnissent nos tablettes d’épicerie pendant l’hiver?

Je suis allée rencontrer des fermiers pour un article publié dans Jobboom en février. Surveillez ça, mais je vous promets de vous mener à l’article sur ce blogue dès sa publication.

Pas d’eau, pas de travail… C’est le dicton dans cette vallée. Et les conséquences sont tristes. Chômage, faillite, reprise de maisons par la banque… paysage d’une Amérique pas du tout à l’image du rêve américain de succès financier.

Tous les intervenants rencontrés trouvent bien dommage que la situation en soit rendu à ce stade. Mais chacun a des solutions qui leurs sont avantageuses… et personne n’est pas à faire de concession. Chaque fois que je rencontrais un fermier ou un intervenant du dossier, on me demandait qui d’autre j’allais voir. Pour s’assurer que leur point, leur position ne sera pas noyée dans une contradiction d’un autre.

Le prix de la guerre de l’eau en Californie est trop gros pour que les opinions se perdent dans les rivières de mots déferlées dans l’océan des intervenants dans cette histoire… Près de 200 groupes sont impliqués de près ou de loin dans cette affaire… Ça fait beaucoup de lobbyistes à Sacramento, ça!

Mardi et mercredi, j’ai visité des villages devenus presque fantômes à cause du manque d’eau. Des champs sablonneux, dans les plus fertiles au monde, qui ne peuvent pas être cultivés à cause du manque d’eau. Et il ventait si fort qu’on n’y voyait rien, que des tourbillons de sable provenant des champs abandonnés par des fermiers qui ont dû déclarer faillite.

Lorsque vous mangerez des produits de la Californie, pensez à l’eau que ça pris pour les faire pousser… Quand vous ouvrez le robinet et que de l’eau potable y coule, pensez à ces communautés qui doivent acheter de l’eau embouteillée pour éviter d’être malade. Ce n’est pas dans un pays du tiers monde cette situation, c’est en Californie… Vous savez celle qui nous nourrit pendant les durs mois d’hiver où notre agriculture est en dormance. Je ne verrai plus jamais l’eau de la même façon.