Du Groenland au Nunavik

ENFIN! Après des mois de recherches, de terrain… et un peu d’attente aussi…

Voici mon article sur le Groenland et le Nunavik dans l’Actualité. Il a été publié dans le numéro sorti en kiosque le 22 novembre dernier.

Il est clair que le texte est court… difficile de mettre des centaines d’années d’histoire en contexte en si peu de mots. C’est que les contraintes du papier sont réelles, et ce n’est pas du contrôle du journaliste.

Mais j’espère que ce texte vous permettra de réaliser qu’il existe d’autres façons de travailler avec les Inuits, avec ces gens de coeur qui souhaitent s’épanouir comme peuple, en gardant certaines de leurs traditions culturelles, dont la langue.

Ce reportage m’a permis de rencontrer des gens formidables, généreux, de découvrir des coins de la planète magnifiques qu’on ne devrait pas prendre pour acquis… et qu’on devrait chérir.

Et pour vos yeux… un photoreportage du Groenland… Merci à mon mari pour les photos… MA-GNI-FI-QUE!

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Planète F : magazine web

Depuis plus d’un an, je travaille en secret. Un secret bien gardé avec une amie extraordinaire Sarah Poulin-Chartrand.

Nous lançons un nouveau magazine web sur la famille. On souhaite offrir de l’information différente… Parce que la famille est un sujet social, politique, de santé et d’environnement. Pas seulement de la gestion de bricolage et d’horaires de siestes! (merci Sarah pour la phrase punch!)

Mais pour arriver à lancer ce magazine reposant sur un modèle d’affaires différent, nous faisons appel à vous, chers lecteurs. La campagne Kickstarter bat son plein. Votre appui est important. Un appui financier soit. Mais vous pouvez aussi PARTAGER! Faites connaître notre projet au plus grand nombre de personnes possibles, dépassez les frontières du Québec!

Nous voulons offrir un journalisme fouillé, qui porte sur la réflexion… et INDÉPENDANT!

Si vous croyez à ce projet, si vous croyez que l’information aux parents reste trop dans les bricolages, les recettes et les tests de produits dont nous avons pas besoin, aidez-nous!

Prenez le temps de visionner le vidéo Kickstarter, de lire la description de notre projet. Nous sommes convaincues que vous voudrez embarquer avec nous… DONNEZ, PARTAGEZ!

Suivez-nous aussi sur notre page Facebook et sur Twitter!

MERCI!

Cher TC Media

J’ai eu la chance d’apprendre mon travail de journaliste chez-vous, dans vos hebdos de l’est de Montréal. Il y a de ça, déjà, presque dix ans. J’ai appris à couvrir des conseils d’arrondissements, à côtoyer la jungle politique, à couvrir des événements de toutes sortes; à comprendre « la game » finalement.

J’ai appris à me faire des contacts sur le terrain. J’ai appris l’importance de chérir ces contacts. J’ai appris à les cultiver et à les faire fructifier. J’ai appris à travailler ailleurs que dans une salle de rédaction : dans mon auto, dans un terrain vague, dans le stationnement de l’hôtel de ville, derrière un immeuble en flammes. J’ai appris à être alerte lorsque je me promène sur le territoire couvert, d’avoir toujours les antennes ouvertes, au cas où.

Et voilà que toi, tu décides que c’est fini. Tu ne permettras plus à tes journalistes d’apprendre ces choses essentielles pour faire de l’information de qualité. Tu décides que la « contribution citoyenne » fait pareil, que des communiqués remâchés et des chroniques seront suffisantes pour informer les citoyens des quartiers de Montréal. Tu décides que la démocratie locale n’a plus besoin d’information objective et rigoureuse. Pourtant, Montréal a grand besoin de cette démocratie, précisément à ce moment crucial où elle doit se reconstruire sur des bases solides.

Tu décides que 12 journalistes pour couvrir l’ensemble de l’île de Montréal et tes 22 journaux locaux, ça sera suffisant. C’est vraiment prendre tes journalistes pour des remplisseurs de trous… et tes lecteurs pour des cons.

Je suis profondément déçue de toi TC Media. Un fleuron de l’économie québécoise, une entreprise de presse qui rayonne partout au Canada… et qui laisse tomber ce qu’elle devrait chérir le plus : son contenu. Tu l’as montré récemment avec le contrat indigne que tu t’apprêtais à présenter à tes collaborateurs pigistes, maintenant tu le montres encore plus clairement que le contenu n’est pas ta priorité.

Je te souhaite une chose TC Media… Que d’autres journaux hyperlocaux viennent s’installer dans les quartiers où tu es présent. Plusieurs journalistes croient au rôle des médias dans la démocratie. Ces journalistes inspirants démarrent de nouvelles plateformes, de nouvelles façons de faire du journalisme. Et un jour, les annonceurs réaliseront que ton modèle est dépassé. Que remâcher des communiqués ne mène pas à du contenu de qualité…

Le contenu pour une entreprise de presse, c’est ce qui la fait vivre… Si tu coupes dans ton contenu, TC Media, tu coupes sur ta durée de vie en tant qu’entreprise de presse… Et tu seras quoi? Une entreprise marketing qui offre des publireportages et des communiqués entre des publicités de concessionnaires automobiles… Un gros Publisac finalement… tu sais, celui que tant de gens s’empressent de jeter au recyclage ou refusent même d’avoir à leur porte!?!

Ce n’est surtout pas du journalisme.

Le contrat de TC Media en questions/réponses

L’AJIQ a reçu énormément de questions au sujet du nouveau contrat de Médias Transcontinental (TC Media). Je partage ici quelques-unes des questions, suivies des réponses. Merci à mon collègue André Dumont, VP sortant de l’AJIQ d’avoir compilé les questions et formulé les réponses.

Q. J’ai signé le contrat. Puis-je traduire mes articles en anglais et les vendre à une publication de Toronto?

R. Non. Vous n’êtes plus détenteur des droits d’auteur sur vos articles.

Q. Pourrais-je un jour publier un livre avec mes articles?

R. Oui. Vous devrez d’abord racheter vos droits à TC Media.

Q. Mon père est particulièrement fier de mon article publié dans Coup de pouce. Peut-il le reproduire dans un album qui sera vendu lors du grand rassemblement des Tremblay d’Amérique?

R. Oui. Il devra d’abord négocier une licence avec TC Media.

Q. Puis-je revendre mon article à un journal communautaire de Tombouctou?

R. Non. Le contrat accorde aussi l’exclusivité à TC Media pour le Mali.

Q. TC Media peut-elle modifier mes articles sans mon consentement?

R. Tout à fait. Vous avez renoncé à votre droit moral. Vous n’avez plus de regard sur l’intégrité de vos articles. Votre signature ne garantit plus au lecteur que c’est vous qui avez réellement créé le contenu de vos articles.

Q. Mon nom apparaîtra-t-il toujours avec mes articles?

R. TC Media se donne le droit d’écarter votre nom « pour des motifs raisonnables ». Par exemple, il serait tout à fait raisonnable de retirer votre nom si un de vos articles devient un publireportage. Ou si un extrait de votre article devient le slogan d’un annonceur. Il pourrait aussi être raisonnable d’écarter votre nom si des extraits de vos articles étaient intégrés à ceux d’autres auteurs.

Q. Le contrat parle de « droits moraux ». Ai-je plus d’un droit moral?

R. Non, vous n’avez qu’un seul droit moral. À moins que vous écriviez sous plus d’un nom de plume, ou que vous souffriez du trouble de personnalités multiples.

Q. Si TC Media publie mon article à plusieurs reprises, serais-je payé davantage?

R. Non. TC Media peut publier vos articles à de multiples reprises sous l’une de ses multiples « marques », le vendre à d’autres éditeurs, le traduire en panjabi et le publier dans un livre à succès, sans que vous ne touchiez un cent de plus.

Q. Mon oncle patenteux est en train d’inventer un média qui permettra de lire des articles dans le ciel, lors de soirs de pleine lune. Pourra-t-il publier mes articles?

R. Désolé. TC Media y a pensé avant votre oncle. Le contrat inclut les droits pour les médias « actuellement connus ou ultérieurement créés. »

Q. Le contrat de TC Media est-il compatible avec les Dix principes d’un contrat équitable que prônent la FPJQ et l’AJIQ?

R. Vous trouverez la réponse en lisant les Dix principes d’un contrat équitable.

Q. J’ai signé le nouveau contrat au même tarif que l’ancien. Me suis-je fait avoir?

R. D’aplomb! TC Media trouve vos articles tellement bons qu’il a demandé une licence pour tous les magazines, journaux, sites internet et autres médias de partout dans le monde! D’après nos calculs, vous devriez demander 42 723 $ le feuillet. Si la planète Mars avait été incluse, ce serait encore plus.

Q. Je n’ai pas encore signé. Le contrat est-il négociable?

R. Tout contrat est négociable. Bonne chance.

Q. On me dit que si je veux collaborer et vendre mes articles à TC Media, je dois signer le contrat tel quel, sans pouvoir en modifier les clauses. Est-ce possible?

R. Impossible. Si c’était le cas, ce contrat serait un contrat d’adhésion. Il n’aurait aucune valeur légale.

Appuis de taille au combat des journalistes indépendants

Depuis une semaine, l’Association des journalistes indépendants du Québec dénonce un contrat abusif de TC Media qui demande à ses collaborateurs de céder tous ses droits d’auteurs et de renoncer à son droit moral pour tous les articles écrits pour l’entreprise.

Depuis, plusieurs autres associations et syndicats se rallient à la position de l’AJIQ:

Communiqué de la CAPIQ

Communiqué de l’UNEQ

Communiqué de Illustration Québec

Communiqué de la Guilde canadienne des médias 

Communiqué du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier