Adaptation en montagne russe

Me voilà au Québec depuis presqu’un mois, déjà! Difficile de réaliser encore car le dernier mois s’est envolé si rapidement.

Il m’arrive de fermer les yeux et de me rappeler notre nid d’amour californien… parfois j’ai l’impression que ce n’était qu’un rêve, qu’un vague souvenir d’une époque lointaine. D’autres jours, la Californie me manque terriblement. Ce qui me manque le plus : la lumière du sud! Le corps humain s’habitue physiquement très rapidement à cette lumière et je constate que la fatigue m’accable plus souvent que sous les palmiers du Golden State.

Certains de vous dirons que c’est la grossesse qui est en cause, mais j’en doute… Puisque les trois premiers mois, les plus difficiles selon bien des livres et des spécialistes, je les ai passé au chaud soleil. D’ailleurs, ce n’est pas tant la chaleur mais l’ensoleillement qui me manque.

Et j’ai parfois les blues pour les fruits et légumes frais… On dira ce qu’on voudra, les pommes au supermarché ne goûtent pas pareil en avril qu’en septembre! Même chose pour les fruits et les légumes importés. Alors que je ne faisais aucune différence avant mon incursion en Californie, maintenant je goûte la fraîcheur des aliments…

Par-dessus tout, l’ambiance de Moorpark me manque… Une banlieue très zen où il n’arrive jamais rien, où tout le monde sourit… mais je pense que c’est l’attitude de la côte ouest tout ça. Une attitude plus « relâchée », moins organisée au quart de tour!

Et lorsque les blues de la Californie m’enveloppe, je me coupe une tranche de fromage OKA ou encore j’apprécie une marche sur la rue Saint-Denis. Et l’amour de mes racines revient…

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