Déjà des petits chocs…

Pas de très gros chocs parce qu’on est revenu qu’hier… Mais comme mon père, j’adore me promener dans les épiceries car ce sont les commerces les plus significatifs sur la culture (et les différences de culture) d’un endroit – même d’un quartier.

Il fallait bien remplir le frigo à un certain moment! Et à ma grande surprise, il faut payer pour des sacs en plastique!! À mon IGA si tu n’as pas tes sacs, il faut les payer; contrairement à la Californie – qu’on pense avant-gardiste en environnement – mais qui est en réalité un véritable consommateur de sacs en plastique…

Donc j’ai compris, la prochaine fois j’amène mes sacs! Au moins, ceux qu’on paye à 5 cents sont de meilleures qualité qu’avant!

Une autre chose nous a frappé à l’épicerie ce matin… le prix des produits laitiers. Aux États-Unis, un gallon de lait se vend entre 1.99$ et 2.99$ alors qu’ici c’est un minimum de 5.49$… Et c’est pas le taux de change responsable d’une telle différence!! Non mais c’est le double! Même chose pour le beurre, le fromage et le yogourt. J’avoue par contre que je suis prête à payer plus cher pour un yogourt qui goûte bon… Les Américains ont pas encore compris comment en faire du bon!

Les différences de prix pour les produits laitiers sont probablement reliées au manque de compétition et aux quotas imposés aux agriculteurs québécois. Mais c’est vraiment choquant de voir une telle différence de prix…

D’autres coups de gueule ou de coeur sont certainement à venir dans les prochains jours!

Des Olympiques à l’américaine

Difficile de passer sous silence l’événement sportif international qui se déroule à Vancouver présentement.

Cette semaine, pour ma chronique sur MSN.ca, je vous présente une réflexion sur la façon de voir les Olympiques… Les Américains gagnent… et c’est une question de vision de la chose.

Et si le Canada regardait et prenait exemple sur les Américains en matière de sport amateur, nous pourrions aussi nous retrouver premier au tableau des médailles.

Et je termine cette chronique avec un clin d’oeil identitaire sur le hockey 🙂

Bonne lecture!

Des Olympiques à l’américaine, ma chronique sur MSN.ca

Tiger Woods et ses dames

Pour terminer l’année de mes chroniques à MSN.ca, je me suis laissée emporter par la folie médiatique de Tiger Woods.

Cette histoire m’apparaît fort intéressante du comportement des Américains face à ce qu’ils définissent comme le mal.

Vous pouvez vous amuser aussi à lire les commentaires que les gens ont laissés. Toujours aussi divertissant!

Bonne lecture!

Camping aux USA

Rassurez-moi! Dites-moi que c’est juste aux États-Unis qu’on retrouve des désagréables campeurs!! Parce que j’ai rarement fait de camping au Québec, et souvent de l’autre côté de la frontière. Mais cette fois-ci, c’était le comble…

Pour échapper à la folie de la Thanksgiving, nous avons fui vers une région éloignée et paradisiaque : Big Sur, près de Monterey sur la côte californienne. Avec ses forêts d’immenses cèdres rouges, ses falaises rocheuses bordant l’océan et l’eau turquoise du Pacifique, on se croit dans les meilleures prises de vue d’Hollywood… ah oui c’est vrai, Hollywood vient souvent tourner là!

Mercredi soir, c’était la course aux dernières emplettes: du gaz pour notre réchaud, une chaise de camping et l ‘épicerie pour une longue de fin de semaine… Jeudi matin, on était prêt à partir. À 10h, on était sur la route qui longe l’océan du sud au nord de la Californie, la Pacific Coastal Highway. Mais on a filé vers le nord sans arrêter, on voulait une place dans un camping juché sur une falaise, Kirk Creek. Arrivés à 14h, il n’y avait plus de place… Déçus, on est parti à la chasse aux camping dans la forêt de Big Sur.

Une place pour trois jours dans un camping privé de Big Sur (Riverside Campground) sur le bord de la rivière Big Sur. Ça semblait parfait malgré tout: tranquille, le bruit de la rivière, le personnel accueillant…

Mais les Américains sont arrivés, avec leur musique et leur RV… avec leurs déchets brûlants dans le feu, avec l’intention de brûler toute branche trouvée dans le bois à proximité…

Jeudi, on a exploré les environs pour trouver de l’eau et une serviette… Comme on n’avait pas diner et qu’on avait vraiment faim à 16h, on est rapidement retourné au camping, se disant qu’on explorera davantage le lendemain. Un groupe de campeurs fêtaient la Thanksgiving à quelques emplacements de nous et on ne les a pas entendu. Mais on a entendu deux familles venus avec leur gros RV, les lumières suspendues au milieu de leur emplacement, avec un tapis de faux gazon… C’était quand même tolérable.

Le lendemain, on part à l’aventure… du hiking (dont je parlerai dans un autre billet). De retour au camping vers 14h et il pleut… On décide d’aller à l’épicerie à 20 minutes de route question de voir la côte tout en restant au sec.

On revient, les gens écoutent la télé dans leur RV, écoutent de la musique à l’abri d’un auvent… et nous on entend que le boom-boom du subwoofer. Alors qu’on se sauvait de la folie du magasinage de la Thanksgiving, on est tombé sur la folie du camping-pour-être-comme-à-la-maison.

Samedi, après une nuit particulièrement froide, le soleil ose pointer ses rayons. Une autre journée à explorer les magnifiques paysages dont je vous promets des photos plus tard cette semaine. On revient après un coucher de soleil particulièrement coloré… Et la musique nous attend.

Charles demande deux fois de baisser le volume mais on s’en fiche… Et lorsque je demande à la dame du camping de faire quelque chose, elle leur demande une fois et après revient nous voir disant qu’on devra attendre le couvre-feu à 22h pour avoir la paix…

Non seulement il y avait de la musique mais on a vu aussi d’autres aberrations en camping en fin de semaine: des verres de styromousse brûlés pour éviter de se lever (5 mètres) pour le mettre dans la poubelle, des alarmes de voiture qui retentissent et des bips qui indiquent que la voiture est bien verrouillée toutes les cinq minutes. On s’entend que quand tu es à 3 mètres de ta voiture, autour du feu, tu n’as pas vraiment besoin de barrer tes portes et encore moins d’activer ton système d’alarme!!

Dites-moi que c’est juste aux États-Unis et que les Québécois ont un certain savoir-vivre en camping…

Déjà trois mois…

Le temps passe à une vitesse folle! Le 4 juin, ça fera déjà trois mois que nous avons quitté la Belle Province pour nous installer dans le Golden State.

Évidemment, chaque fois que j’ai la chance de discuter avec vous, la première question: « Pis comment tu trouves ça la Californie? »

Hé bien, pour tout vous dire, la Californie est effectivement une très grande séductrice… On peut tout faire ici, du ski l’hiver, la plage l’été, les montagnes pour le plein air, le désert pour la plénitude et le calme, Las Vegas si on trouve qu’on a trop d’argent… euh non ça ne se peut pas ça! Difficile de résister au vent de séduction californien.

Les points négatifs… Le bruit! Les Américains en général sont bruyants, vivant chaque instant de leur vie pour eux-mêmes sans se soucier des voisins. Non seulement à la maison mais dans les restaurants, au gym, à la plage… Les gens parlent forts, recherchent une attention quelconque…Peut-être sont-ils en manque d’affection…

Ce que j’ai remarqué aussi… Les Américains vivent dans la peur. La peur du terrorisme, la peur d’une épidémie de grippe, d’une contamination des aliments qu’ils mangent, la peur des feux de forêts, des tremblements de terre, la peur des poursuites éventuelles du voisin qui a touché sa clôture… Les publicités tentent de vendre des choses au cas où… Les compagnies d’assurances principalement sont très agressives en publicité. D’ailleurs, on offre maintenant un nouveau produit en assurances, un clause assurances auto au cas où votre animal de compagnie se blesserait dans un accident de voiture…

Une autre chose qui me tape… Le culte du corps parfait… sans gras, bronzé, belles courbes – autant pour les gars que pour les filles… et ce sans effort. C’est complètement débile. Alors que l’épidémie d’obésité aux États-Unis atteint des sommets inégalés et qu’on continue de vendre des cochonneries à tous les coins de rue, les épiceries sont bourrés de produits transformés, sucrés, salés, hormonés… Et  on arrive ensuite avec des pubs de régimes tout aussi débiles et même de chirurgie bariatrique! Et la fille de la pub qui vient d’avoir sa chirurgie pour se faire rapetisser l’estomac, elle est belle, flat bédaine, sans peau qui dépasse ni vergetures… COME ON!!! On prend vraiment les Américains pour des imbéciles… Ou prouvent-il qu’ils le sont en étant vulnérables à ce genre de pub???

Et la pub en général… Si vous pensez qu’au Québec on est harcelé par la pub… Ici, c’est à la puissance 10. Les pubs à la télé sont longues et bruyantes, on reçoit au moins deux publicités dans notre boîte au lettre par jour, et ce sans compter les spam internet depuis que je me suis inscrite sur Expedia.com (site américain) et au Los Angeles Times. Les gens sont inondés de publicité partout…

Une autre absurdité… La pensée verte. Parce qu’on pense que la Californie est l’état le plus « démocrate » quant à l’effort vert. Euh NON!! Moi quand je vois dans mon complexe que la majorité des trois cents logements ne trient pas leur vidanges, ça m’inquiète. On paye pour l’eau qu’on consomme mais on est pas foutu de faire du recyclage… On vend des Prius et autres voitures électroniques à la pelleté grâce aux incitatifs de l’état. Mais on voit encore des imbéciles laisser leur moteur tourner pour avoir l’air climatisé. On est dans un climat semi-désertique mais les pelouses sont vertes, plus qu’à Montréal. Des beaux gazons parfaits coupés à un demi pouce du sol… Il y a des éoliennes et des panneaux solaires dans le désert mais ça s’équilibre avec le gaspillage outrant de la ville.

Et le trafic? C’est un mythe. Le trafic à L.A. est moins pire qu’un vendredi à Montréal le soir d’une game de hockey. Oui beaucoup de voitures circulent sur les routes et il faut prendre son mal en patience… Charles l’a expérimenté à quelques reprises. Mais passer de Saint-Jérôme à Granby en pleine heure de pointe, c’est sûr que ça va prendre trois heures! L.A. est tellement étendu que c’est long se rendre d’une place à l’autre.

Malgré tout, la Californie offre une qualité de vie intéressante. Nous nous y plaisons bien. Nous apprécions ce qu’elle nous offre: le soleil, les produits agricoles frais, et les découvertes touristiques le weekend.

Vous aimez ce que vous lisez? Abonnez-vous à la liste de diffusion. Vous recevrez un courriel chaque fois qu’un nouvel article sera publié.