Déjà des petits chocs…

Pas de très gros chocs parce qu’on est revenu qu’hier… Mais comme mon père, j’adore me promener dans les épiceries car ce sont les commerces les plus significatifs sur la culture (et les différences de culture) d’un endroit – même d’un quartier.

Il fallait bien remplir le frigo à un certain moment! Et à ma grande surprise, il faut payer pour des sacs en plastique!! À mon IGA si tu n’as pas tes sacs, il faut les payer; contrairement à la Californie – qu’on pense avant-gardiste en environnement – mais qui est en réalité un véritable consommateur de sacs en plastique…

Donc j’ai compris, la prochaine fois j’amène mes sacs! Au moins, ceux qu’on paye à 5 cents sont de meilleures qualité qu’avant!

Une autre chose nous a frappé à l’épicerie ce matin… le prix des produits laitiers. Aux États-Unis, un gallon de lait se vend entre 1.99$ et 2.99$ alors qu’ici c’est un minimum de 5.49$… Et c’est pas le taux de change responsable d’une telle différence!! Non mais c’est le double! Même chose pour le beurre, le fromage et le yogourt. J’avoue par contre que je suis prête à payer plus cher pour un yogourt qui goûte bon… Les Américains ont pas encore compris comment en faire du bon!

Les différences de prix pour les produits laitiers sont probablement reliées au manque de compétition et aux quotas imposés aux agriculteurs québécois. Mais c’est vraiment choquant de voir une telle différence de prix…

D’autres coups de gueule ou de coeur sont certainement à venir dans les prochains jours!

Dernier jour en Californie

Il est cinq heures du matin, lundi 15 mars 2010… et je n’arrive pas à dormir. Décidément, ma dernière journée en Californie sera longue!

Je regarde l’appartement, vide de personnalité, notre petit nid d’amour pour les douze derniers mois. Difficile de réaliser que c’est la fin d’une aventure. Triste de quitter ma terre d’accueil depuis exactement 376 jours, je suis tout de même heureuse de retrouver mes racines, mes vraies! Le Québec me manquait, ma famille, mes amis…

Mais je réalise aussi que le temps a filé… Il semble que c’était hier qu’on quittait avec cinq boîtes, quatre valises et deux chats pour la Californie avec une seule idée en tête: vivre un rêve, vivre en Californie. Nous retournons un an plus tard avec 18 boîtes, quatre valises et deux chats… nous retournons à la maison, la tête pleine de souvenirs!

Après un an, j’avoue que nous avons vécu un rêve: nous avons voyagé et profité de chaque moment au Golden State pour en découvrir ses beautés, nous avons – chacun à notre façon – évolué professionnellement grâce à des opportunités fantastiques, nous avons aussi solidifié un couple en étant isolé dans un monde inconnu.

Autant la lune de miel de vivre en Californie s’est étendue jusqu’à son dernier souffle, autant le retour risque d’être brutal. J’en suis consciente. La vie d’expatriée est une expérience inoubliable et très enrichissante, mais le retour au bercail se passe parfois difficilement.

Je me rappelle mon retour de Chine… après seulement trois mois. Nous avions vécu tellement de choses différentes, tellement de chocs de culture qu’il était difficile de se reconnecter à la réalité québécoise. J’avais l’impression que personne ne comprenait ce qu’on avait vécu. Je me sentais parachutée dans ma vie d’avant, alors que j’avais tellement évoluée en si peu de temps que j’avais l’impression que cette vie ne me correspondait plus. Il m’a fallu quelques mois avant de vraiment revenir de Chine… J’anticipe une certaine réaction culturelle, probablement pas aussi forte que celle vécue au retour de Chine, mais quand même… Certains disent qu’à chaque mois vécu à l’étranger, il faut au moins une semaine pour revenir…

Ainsi, une page se tourne, un nouveau chapitre commence… De la Belle Province au Golden State devient Du Golden State à la Belle Province… stay tuned 🙂