Bilan de santé

Ce matin, on parle du budget… Partout, on ne parle que de ça. Des taxes qui vont augmenter, de la catastrophe dans les services publics… On trouve effrayant que les tarifs augmentent de la sorte…

Vraiment?

Après un an aux États-Unis, après m’être frotté de trop près sur le système de santé américain, réaliser que 45% des dépenses du budget annoncées hier seront réalisées en santé, ça me rend fière d’être Québécoise.

Parce que quand je vais chez le médecin pour un bilan de santé annuel, je ne reçois pas une facture de 225$ par la poste…

Parce que quand je me cherche un médecin, j’ai pas besoin de magasiner pour savoir si le médecin en question fait partie du réseau de mes assurances ou non, si le service rendu vaut ce que je devrais payer en franchise (jusqu’à 2000$ de franchise par année par personne selon les assurances).

Parce que quand j’achète des médicaments, je n’ai pas à payer des frais de 30 à 50 $ pour une prescription de médicaments originaux comparativement aux médicaments génériques pour remplir les poches des compagnies pharmaceutiques.

Mais tout ça a un coût… et on a voulu une société où les riches aident pour les pauvres. Regardez autour de vous, dans le métro, sur la rue et dites-vous que certains de vos voisins de trottoir ont pas mangé ce matin parce qu’ils n’ont pas d’argent.

Aimeriez-vous mieux que ces gens qui arrivent à peine à joindre les deux bouts fassent faillite parce que le petit dernier s’est cassé le bras? Ce sont des cas du genre qu’on voit régulièrement aux États-Unis.

Aimeriez-vous mieux un système utilisateur-payeur qui fait que votre bilan annuel chez le médecin vous coûte 225$ mais que de nombreux Québécois ne voudraient pas dépenser autant (ou n’en seraient tout simplement pas capables) et tombent malades, coûtant encore plus cher à l’état?

Il y aurait d’autres solutions que d’augmenter la taxe de vente ou le tarif d’électricité  d’Hydro-Québec (qui en passant est 5 fois moins cher qu’en Californie).

On pourrait insérer un ticket modérateur pour chaque visite chez le médecin, pour éviter que les Québécois prennent les soins de santé comme un buffet chinois, et s’en servent des assiettes pleines, en gaspiller la moitié parce que de toute façon c’est pas grave – ÇA COÛTE RIEN! Hé bien, mes amis, les soins de santé ont un coût. Et ça coûte pas mal plus cher qu’on peut l’imaginer.

Combien diriez-vous qu’un suivi de grossesse coûte en hôpital aux États-Unis? Combien seriez-vous prêt à payer pour avoir un service A1 dans un hôpital privé? Il en coûte entre 12 000 et 15 000$ US pour accoucher dans un hôpital américain, et ça quand tout va bien, sans médication ni chirurgie. La majorité des assurances payeront entre 85% et 90% de ce montant, sans compter le fameux déductible… Bref, pour une grossesse aux États-Unis, il vous en coûterait de vos poches entre 2500$ et 4000$. Avez-vous les moyens d’avoir des enfants?

On pourrait aussi envoyer une facture chaque fois que vous demandez un service public. Vous n’auriez pas besoin de payer cette facture, mais juste pour vous rappeler que les services, même publics, ont un coût.

On pourrait aussi couper dans les chefs… Les services publics ont presque plus de chefs que d’indiens. Plutôt qu’avoir des cadres intermédiaires et des cadres superviseurs, des cadres pour gérer et des cadres pour diriger, on pourrait embaucher plus d’indiens…

Mais ces solutions feraient friser bien des organisations et des citoyens inquiets… Dans le fond, faudrait juste se poser une question si simple… Qui devrait payer pour les soins de santé?

Quelques cents sur des produits de consommation pourraient sauver la vie d’un baby-boomer qui attend son pontage. Dans un autre pays, ce baby-boomer devra payer jusqu’à 150 000$ pour son intervention chirurgicale. Et si c’était vous, ou votre père, ou votre oncle? Trouveriez-vous que payer 5 cents de plus sur votre nouvelle paire de jeans est exagéré?

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J’ai testé…

MSN.ca m’a demandé de parler d’un nouvel exercice d’entraînement de plus en plus populaire aux États-Unis: le TRX. Comme je l’avais essayé au gym en Californie, je me suis portée volontaire pour écrire un article sur le sujet.

Je dois vous dire que c’est un exercice intéressant, qui semble banal mais qui réveille plein de petits muscles 🙂

J’espère que l’engouement retrouvé aux États-Unis (particulièrement en Californie) parviendra jusqu’ici!

En attendant, voici l’article sur le TRX sur MSN.ca

Grosse, grosse nouvelle…

Nous sommes le 3 février 2010… Ce billet ne sera publié qu’en mars pour une question de respect envers mes proches et aussi pour m’assurer que tout est en ordre… Mais je dois extérioser la nouvelle!!!

En octobre prochain, Charles et moi seront une vraie famille… Je suis enceinte 🙂

Écrire ce mot est encore très émotif pour moi. Nous sommes très heureux de cette nouvelle. Non seulement je suis une patate mariée, j’ai aussi une crevette dans mon ventre!

Je vous promets que ce blogue restera celui d’une journaliste indépendante, et pas celui d’une future maman qui étale ses états d’âmes ou ses trucs de grossesse. D’autres le font très bien…

Mais j’espère que vous me permettrez de temps en temps de m’émerveiller sur la beauté de la nature qu’est la maternité.

Mise à jour 16 mars 2010: Nous avons quitté Montréal il y a un an en tant que couple, à deux pour vivre un défi professionnel et personnel. Nous revenons avec de nombreuses boîtes en plus, un bagage incroyable et des souvenir plein la tête… mais aussi avec une personne de plus!

Mise à jour 25 mars 2010: Alors que nous devions au départ avoir ce bébé en Californie, j’avais fait quelques démarches pour obtenir un suivi de grossesse dans le système de santé américain. Pour nous être frotté à ce système choquant et vraiment contaminé de la mentalité capitaliste à son extrême (et au pire que cette mentalité peut nous amener), je vous en parlerai dans mes prochains billets. C’est d’autant plus d’actualité avec les votes qui s’effectuent à Washington ces derniers jours.

Dernier jour en Californie

Il est cinq heures du matin, lundi 15 mars 2010… et je n’arrive pas à dormir. Décidément, ma dernière journée en Californie sera longue!

Je regarde l’appartement, vide de personnalité, notre petit nid d’amour pour les douze derniers mois. Difficile de réaliser que c’est la fin d’une aventure. Triste de quitter ma terre d’accueil depuis exactement 376 jours, je suis tout de même heureuse de retrouver mes racines, mes vraies! Le Québec me manquait, ma famille, mes amis…

Mais je réalise aussi que le temps a filé… Il semble que c’était hier qu’on quittait avec cinq boîtes, quatre valises et deux chats pour la Californie avec une seule idée en tête: vivre un rêve, vivre en Californie. Nous retournons un an plus tard avec 18 boîtes, quatre valises et deux chats… nous retournons à la maison, la tête pleine de souvenirs!

Après un an, j’avoue que nous avons vécu un rêve: nous avons voyagé et profité de chaque moment au Golden State pour en découvrir ses beautés, nous avons – chacun à notre façon – évolué professionnellement grâce à des opportunités fantastiques, nous avons aussi solidifié un couple en étant isolé dans un monde inconnu.

Autant la lune de miel de vivre en Californie s’est étendue jusqu’à son dernier souffle, autant le retour risque d’être brutal. J’en suis consciente. La vie d’expatriée est une expérience inoubliable et très enrichissante, mais le retour au bercail se passe parfois difficilement.

Je me rappelle mon retour de Chine… après seulement trois mois. Nous avions vécu tellement de choses différentes, tellement de chocs de culture qu’il était difficile de se reconnecter à la réalité québécoise. J’avais l’impression que personne ne comprenait ce qu’on avait vécu. Je me sentais parachutée dans ma vie d’avant, alors que j’avais tellement évoluée en si peu de temps que j’avais l’impression que cette vie ne me correspondait plus. Il m’a fallu quelques mois avant de vraiment revenir de Chine… J’anticipe une certaine réaction culturelle, probablement pas aussi forte que celle vécue au retour de Chine, mais quand même… Certains disent qu’à chaque mois vécu à l’étranger, il faut au moins une semaine pour revenir…

Ainsi, une page se tourne, un nouveau chapitre commence… De la Belle Province au Golden State devient Du Golden State à la Belle Province… stay tuned 🙂

Une Québécoise à Los Angeles…

On parle de moi encore une fois!

Marie-Julie Gagnon, sur son blogue En Transit du portail MSN, rassemble des témoignages d’expatriés.

Elle m’a demandé de répondre à ses questions sur Los Angeles et donner de l’information sur les incontournables de la région.

Pour lire l’article sur En Transit.

Pour savoir qui est Marie-Julie Gagnon (vous devriez vraiment jeter un coup d’oeil à son blogue, du bonbon!)

I’m coming home!

Ce blogue changera encore de nom… De la Belle Province au Golden State deviendra du Golden State à la Belle Province.

On rentre à la maison!

Pour des raisons professionnelles, Charles a été rappelé à Montréal.

Nous retournons donc dans le printemps frisquet du Québec, dans la neige et la gadoue… mais aussi dans la chaleur bienfaisante que procure la famille et les amis.

Une nouvelle qui nous a laissé à prime abord ambivalents, contents de revenir mais en même temps confus de devoir partir si vite. Parce que le déménagement va se faire vite… Mi-mars, nous serons à la maison à Montréal à défaire nos boîtes!

La dernière année fut exceptionnelle autant au niveau professionnel que personnel. Nous avons voyagé comme jamais, appris une nouvelle culture – celle de la côte ouest – et profité de ce que la Californie pouvait nous offrir de meilleur.

I have a special thought for Debbie, Stephen, Olivia and Nathan who helped us with cultural struggles. We had a great time with you and hope we can visit someday in Australia!

Another special thought goes to my lovely neighbor Jessica. The sweetest girl who made me feel welcome in a totally strange place – our appartment complex! I will miss you a lot and I really hope you can make it to Montreal this summer.

L’heure est maintenant aux boîtes et aux ajustements… Les minous ne seront pas très heureux de revivre le périlleux voyage en avion mais certainement contents de retrouver le foyer une fois rendus à Montréal!

Le bilan viendra plus tard… Car il me reste tellement d’aventures californiennes à partager. Restez branchés, des photos et des découvertes touristiques continueront d’affluer dans les prochains mois.

Mon aventure américaine se termine également sur MSN.ca lors de mon retour à Montréal…

Après… ce blogue deviendra celui d’une journaliste indépendante dans la jungle médiatique de Montréal, tentant de se faire une place auprès des nombreux lions-journalistes-rois-du-monde.

Insécurisant? Peut-être… mais j’adore les défis 🙂

Quand le temps s’arrête…

Le temps d’un match de football!

Ma chronique sur MSN.ca aujourd’hui porte sur le Superbowl. Difficile de passer à côté de cet événement d’une importance capitale pour une grande majorité d’Américains.

Pour profiter de l’expérience au maximum, nous nous sommes rendus dans un bar sportif de Redondo Beach… mais pas n’importe lequel… Celui dont les propriétaires sont Québécois et où on sert de la poutine et du smoked meat!

Mais curieusement, le bar n’était pas rempli à plein capacité… probablement parce que les habitués du Redondo Beach Café sont plutôt des amateurs de hockey!

Bref, une belle soirée pour regarder l’événement télévisuel le plus regardé aux États-Unis…