San Francisco: ville européenne de Californie

Nous y sommes allés deux fois dans la dernière année. À ces deux reprises, j’ai senti l’âme de cette ville vibrante et énergisante. Souvent cachée derrière son foulard de brouillard, l’imprévisible San Francisco offre le dynamisme de la grande ville et la proximité pour visiter à pied – une rareté en Californie.

Notre première visite à San Francisco, c’était en juillet. Un forfait-vacances avec Southwest Airlines nous a permis de profiter d’un vol aller-retour entre Burbank et San Francisco et d’un hôtel de la chaîne Joie de Vivre dans un secteur en gentrification de San Francisco. C’est que l’hôtel Carlton est à la limite entre deux quartiers (Nob Hill et Tenderloin), près de la station de tramway Union Square – la Mecque du magasinage – mais à quelques pâtés de maisons c’est Tenderloin, le Hochelaga-Maisonneuve de San Francisco. Pour l’emplacement, c’était parfait, mais disons que pour marcher tard le soir, il fallait emprunter les routes achalandées.

Voici quelques photos de nos deux voyages dans l’une des plus belles villes de Californie:

Union Square est l'une des stations-terminus où le tramway tourne sur une plaque de bois pour changer de direction.
Pour explorer au-delà des sentiers battus, nous avons loué une bicyclette pour traverser le Golden Gate Bridge. Nous sommes allés explorer Sausalito et Tiburon, deux petites villes de l'autre côté de la baie. Une belle ballade qui nous a valu des douleurs au popotin pour le lendemain.
Lors de cette journée de vélo, nous avons parcouru 23 km en vélo.
À l'intérieur de la prison d'Alcatraz, les cellules s'alignent. Une visite éducative mais aussi troublante. C'est une visite à ne pas manquer lors de votre passage à San Francisco. N'oubliez pas qu'il faut réserver les billets à l'avance.
Un dernier regard vers cette île vraiment fascinante dans la baie de San Francisco, Alcatraz.
Lors de notre visite en juillet, des plaisanciers profitent des quelques heures de soleil avant que le brouillard n'envahissent de nouveau la baie le soir venu.
La route la plus sinueuse d'Amérique... Lombard Street. À notre deuxième visite, on l'a emprunté en voiture... Mais il faut être patient, beaucoup de touristes veulent descendre Lombard Street.
Les tramways sont un moyen de transport très pratique à San Francisco. Si vous êtes en ville pour plus d'une journée, achetez une passe, c'est beaucoup plus avantageux.
Charles, toujours à la recherche de la meilleure photo...
Après deux visites à San Francisco, nous avons pu capter un bout du fameux Golden Gate Bridge. Pas facile de le prendre en photo pendant ces périodes de brouillard qui fait la recommée de San Francisco.
Dans le Conservatory of Flowers, situé dans le Golden Gate Park, on peut voir des fleurs tropicales, comme celles-ci, des fleurs carnivores qui se nourrissent de petits insectes.
Sur le quai 39, dans le Fisherman's Wharf de San Francisco, les otaries sont maîtres. Depuis un tremblement de terre majeur en 1991, les otaries se prélassent au soleil en grand nombre.
Principalement des mâles, les otaries s'agglutinent sur le quai 39 à San Francisco. Ce qui ne fait pas le bonheur des pêcheurs qui les considèrent comme des nuisances à leurs activités commerciales.

Ne cherchez plus les otaries au quai 39. Il semble qu’elles préfèrent les anchoies de l’Oregon maintenant, plus abondantes que dans la baie de San Francisco. C’est une mauvaise nouvelle pour les scientifiques qui tentaient de comprendre pourquoi les otaries avaient élu domicile dans la baie de San Francisco après un séisme. On attribue le mouvement des otaries par un manque de nourriture et le réchauffement de l’eau à cause des changements climatiques. Une autre hypothèse de leur subite envie d’aller voir ailleurs pourrait être l’activité sismique dans la région de San Francisco… Est-ce que le monde est prêt pour un autre important séisme? Pas tout de suite SVP.

En route vers Santa Monica

J’ai promis à mes abonnés sur Twitter que je les amènerais à la plage en cette veille de première tempête de neige à Montréal…

Je me rends à Santa Monica pour aller souper avec une amie, québécoise, elle aussi expatriée en Californie depuis peu. Laurence est ingénieure et travaille chez Johnson&Johnson près de l’aéroport. On s’est promis une soirée de filles: sushi et vin!

Donc voici pour mes amis Twitter, des photos de la route entre chez-moi et Santa Monica.

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Près de la base militaire de Point Mugu, à Oxnard, on retrouve des paysages magnifiques sur le bord de l'eau sans l'achalandage des plages plus au sud près de Los Angeles.

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Les vagues étaient assez grosses aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qu’annonçait le service de météorologie de Oxnard à cause de la tempête d’hier. Beaucoup d’eau s’est retrouvée dans l’océan en très peu de temps en plus du débit des vagues plus forts à l’automne.

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Juste avant la limite officielle de la municipalité de Malibu, les maisons commencent à s’aligner sur le bord de l’océan, cachant la plage et l’océan des automobilistes qui empruntent la PCH (Pacific Coastal Highway).
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Une autre rangée de maisons directement sur la plage de Malibu bloque la vue et l’accès à l’océan pour une grande partie de la route 1 qui longe la Californie du nord au sud.

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De chaque côté, on voit des maisons… D’ailleurs, pour les intéressés, certaines sont à vendre… Même en récession et avec un marché immobilier en chute libre, ces maisons sont vraiment très chères! Plusieurs sont aussi à louer pour une ou deux semaines, le temps de vacances de rêve à Malibu! À qui la chance!

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Moi c’est probablement la seule chose que je pourrais m’offrir dans le coin… Ces gens habitent des maisons mobiles mais ils ont un “pied-à-terre” à Malibu, ça se place bien dans une conversation 🙂
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Toujours à Malibu, mais presque rendu à Santa Monica, d’autres maisons sur pilotis me font rêver… Je prendrais bien un café sur la petite terrasse de la première maison… Ça serait même difficile de me décoller de là de toute la journée!
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Désolée pour la qualité de cette photo, je conduisais… Je sais… c’est aussi dangereux que de parler au téléphone… mais c’est pour votre bonheur que je risque ma vie! Voici la Getty Villa. C’était la demeure de M. Getty, le riche collectionneur d’oeuvres d’art qui a donné sa succession pour construire le Getty Center. En fait, le musée était dans sa maison privé au départ, jusqu’à ce qu’on construise le Getty Center. La Villa est aussi un musée aujourd’hui.
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Le dernier tournant avant d’entrer à Santa Monica. J’espère que vous avez fait bon voyage…

Si vous avez aimé cette aventure, proposez-moi d’autres endroits que vous aimeriez visiter à Los Angeles, j’irai les explorer pour vous.

La route entre Big Sur et Santa Barbara

Pour terminer de raconter notre périple de la Thanksgiving, je vous propose de faire la route entre Big Sur et Santa Barbara, sur la côte californienne.

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DSC_5954À Big Sur, la route sillonne les montagnes dans les falaises près de l’océan. Chaque portion de cette route encourage les touristes à s’arrêter parce que le paysage est à couper le souffle… et il y a beaucoup de possibilités de se ranger sur l’accotement pour admirer le paysage.

Vous passerez Big Sur, Lucia (petit village avec un hôtel-restaurant sur la falaise) et Gorda où plusieurs campings et hôtels sont disponibles tout comme des hot springs. Restez une nuit! Ça vaut la peine (même si les hôtels grimpent les prix et qu’il faut réserver à l’avance) pour le coucher de soleil. Après Gorda, on revient au niveau de la mer. Lorsque vous voyez un signe disant Wildlife Viewing près d’un phare, ARRÊTEZ! C’est le Piedras Blancas Elephant Seal Rookery, la plus grande colonie d’éléphants de mer (plus de 15 000). Les éléphants de mer se rassemblent sur cette plage près de San Simeon. C’est qu’ils sont très drôles ces gros baquets!

DSC_6006Celui-ci se rafraîchissait en se lançant du sable mouillé sur le dos.

Et lui était si proche de la clôture qu’on pourrait croire que c’est un kid kodak!DSC_5967

Ils aiment bien s’entasser pour se faire dorer au soleil en faisant des bruits assez bizarres. De temps en temps, un des gros lards décide de sauter dans le tas et fait fâcher les autres gros lards… Très divertissant à regarder!

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Et lui, c’est le boss! La plupart des autres sont de jeunes adolescents (qui pèsent plus de 1000 livres!). Lui, il attend les femelles qui arriveront en décembre pour mettre bas. Il les protégera des jeunots qui ne pensent qu’à baiser et à s’accoupler le temps que les femelles sevrent leurs petits. Et lorsque les femelles seront en chaleur, elles vont se tourner vers qui pour s’accoupler? Le sauveur, le gros des gros baquets!

C’était un arrêt fort éducatif avec un guide qui est là pour expliquer tout ça. Vraiment très intéressant avec des enfants aussi! Si vous y allez à la mi-janvier, vous serez chanceux de voir les femelles mettre bas. La plage sera pleine de petits bébés éléphants de mer. On tentera d’y retourner pour capter en images ces petits 🙂

À San Simeon, il y a aussi le château du magnat de la presse M. William Randolph Hearst. On va l’appeler monsieur parce qu’il a fait construire un château qui lui a coûté 10 millions de dollars US à construire… en 1919! La petite demeure comprend 115 pièces sur un terrain de 250 000 acres et a pris 30 ans à construire… Je ne vous en dit pas plus, on va aller le visiter et je vous ramène des photos un autre tantôt.

Passé San Simeon, on passe à Morro Bay et les petits villages côtiers où les pêcheurs de flétan ont établi leurs campements. C’est l’endroit idéal pour manger les produits de la mer que la côte centrale de la Californie a à offrir.

Ensuite, on passe à San Luis Obispo, un village vinicole de la vallée centrale. Les bons vins de la Californie, vous les trouverez ici, pas juste à Sonoma ou dans Napa Valley. On peut visiter les vignobles et déguster les produits locaux. Mais, on ne s’est pas arrêté… On reviendra!

Ensuite, on passe les plages d’Avila et de Pismo, deux villages de villégiatures dignes des films d’Hollywood. Les vacanciers s’entassent dans les maisons sur le bord de la plage qu’on peut louer pour quelques semaines.

La route quitte le bord de l’océan et nous mène ensuite vers la vallée de Santa Ynez dont j’ai déjà parlé. On peut visiter Solvang aussi, un village danois perdu dans cette vallée de la Californie.

Finalement, on arrive à Santa Barbara par la route 154, une route magnifique qui passe dans les montagnes vers la côte… Et le trafic nous attendait sur la route de la côte parce que c’était dimanche, parce que c’était la fin d’un long weekend… Il faut accepter qu’on habite en banlieue de la deuxième ville en importance des États-Unis…

Des paysages paradisiaques à Big Sur

Voici enfin les photos que vous attendiez!

La deuxième journée de notre fuite de la Thanksgiving dans la région de Big Sur, près Monterey en Californie, nous étions plutôt du genre à flâner… moins randonnée!

On nous avait parlé de Pfeiffer Burns State Park, un autre parc avec des paysages intéressants et une chute de 80 pieds se jetant dans l’océan… Bon faut dire que les Américains s’extase sur une petite rigole qui tombe d’une falaise… mais tout autour c’était magnifique…

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À quelques mètres de ces magnifiques falaises se trouve un camping… Il faut être DSC_5653prêt à transporter ses trucs dans des petits sentiers car aucune voiture ne peut accéder à cet endroit… Mais là, j’étais vraiment impressionnée et je veux retourner à ce camping… LA PAIX!! Pas comme notre camping bruyant à Big Sur… Seul le bruit des vagues et le vent dans les arbres pour nous bercer… Ça semble vraiment le meilleur endroit sur terre… sauf que c’est pas chaud avec le vent du Pacifique… Apportez-vous une p’tite laine 🙂

Même si on aurait bien aimé rester à ce parc… il était trop tôt pour diner, alors on s’est dirigé vers un autre endroit proposé dans les guides… Sand Dollar Beach. Cette plage est la plus longue dans la région de Big Sur. Avec ses falaises et ses rochers, elle est caché et semble perdue dans une anse où les vagues dépassent la hauteur d’un homme. D’ailleurs, cette plage est très populaire auprès des surfeurs (avec un wetsuit).

DSC_5701On a picniqué sur les rochers, après m’être fait aspergée par une vague un peu trop forte que je n’avais pas vu venir…

DSC_5681L’océan était vraiment déchaîné et on se disait que ce devait être très dangereux voire même impossible de surfer dans ces conditions.

DSC_5780Quelques minutes plus tard, des surfers s’installaient pour leur baignade. Même à la nage, je n’y serais pas allée… je suis peut-être trop chicken finalement même si je sais très bien nager.

DSC_5707Sand Dollar Beach n’a pas pris son nom dans une boîte de Cracker Jack… C’est que le sable a une couleur verdâtre… la couleur de la jade. Partout sur la plage, on retrouve des roches incrustées de cette pierre précieuse, ce qui donne à la plage un halo vert. 

DSC_5733Si vous passez par là, je vous encourage fortement à vous arrêter, au moins pour le picnic. Vous ne voudrez plus quitter!

Finalement, il fallait se trouve THE SPOT pour le coucher de soleil… Parce qu’il se couche tôt M. Soleil, même s’il fait beau! Vers 16h, les couleurs orangées enrobaient déjà le soleil qui s’étirait tranquillement vers l’océan. Un phare, construit en 1889 et juché sur une roche volcanique, se dresse sur le Point Sur State Historic Park. Les quatre gardiens du phare et leurs familles ont habité cette presqu’île jusqu’en 1974, jusqu’à ce que le phare ne devienne automatisé. Les maisons et les bureaux sont maintenant ouverts au public, il est d’ailleurs possible de faire une visite guidée quelques fois par semaine.

DSC_5858À ce endroit, le coucher de soleil était vraiment à son meilleur…

Hiking à Big Sur

Je vous avais promis des photos de notre cachette de la Thanksgiving. Eh bien le prochain billet ne vous décevra pas!

J’y vais premièrement en ordre chronologique…

Comme on est arrivé assez tard le jeudi, on a pas vraiment exploré ni marché. On s’est tranquillement installé au camping autour d’un feu avec une bouteille de vin et de la bonne bouffe.

Le vendredi assez tôt (on est dans un camping bruyant), on est parti à la recherche du Pfeiffer Big Sur State Park, à un mile de notre camping. Comme on trouvait ridicule de prendre notre voiture pour aller la stationner un mile plus loin, on a marché sur la route.

On voulait voir l’océan du haut des montagnes, on nous a donc conseillé la Buzzard’s Roost Trail, une randonnée de deux heures dans une forêt de cèdres rouges qui monte jusqu’au sommet de la montagne. Mais rendus au sommet, la vue était plutôt décevante. On a tout de même apprécié notre sandwich et on est revenu. Arrivés au camping, il s’est mis à pleuvoir…

On a quand même fait un feu pour manger en espérant que le lendemain serait plus clément pour faire de la marche et voir les paysages de Big Sur.

La vraie plage californienne

Dimanche dernier, nous avons décidé de profiter de la Californie… et quoi de mieux pour se mettre dans l’ambiance que d’aller à la plage pour voir du volleyball de plage professionnel!

Nous sommes allés au AVP Manhanttan Beach Open. Les gagnants de ce tournoi recevaient un petit magot de 34 000 $ et avaient leurs noms gravés sur le quai de Manhattan Beach. Une expérience typiquement californienne!

Tout a relativement bien commencé, avec un stationnement gratuit (incluant 10 minutes de marche, bof!). De très bonnes places dans les estrades… on était à 3 mètres de la limite du terrain, juste de l’autre côté de la publicité en plein centre du terrain. On avait notre pique-nique, de la crème solaire (vraiment nécessaire), de l’eau… Prêt pour une après-midi californienne! Mais le stade en pente empêchait le vent de la mer de nous rafraîchir… Disons qu’on a sué en masse! Et un chapeau aurait été intelligent… mais on avait pas pensé à ça. On vit maintenant avec un fond de tête rouge!

On a vu les demi-finales masculines, les démonstrations de volleyball de plage à six joueurs (chaotique) et les finales féminines et masculines. L’ambiance était survoltées… autant qu’une finale d’un match de hockey de la ligue junior majeur disons!

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici une galerie photos. Merci à Charles pour ces magnifiques photos!

Newport Beach

Situé à quelques minutes au sud de Huntington Beach, Newport Beach est l’endroit où l’immobilier est le plus cher aux États-Unis. Oubliez les Hollywood Hills, Miami ou même Manhattan… Newport Beach est un dédale de canaux qui permet aux propritétés un accès à l’eau pour y mettre leur bateau, tout aussi extravagant que la maison. Moins connue, cette destination garde un charme d’une petite ville côtière, contrairement à Miami, beaucoup plus commerciale.

Nous y sommes allés lors de notre fin de semaine à Huntington Beach. La ville est dispercée en plusieurs presqu’îles et il est difficile de s’orienter sans GPS. Mais en se promenant un peu, alors que le soleil descent doucement sur l’eau… les paysages sont absolument paradisiaques.

La Californie à son meilleur

Vous voulez visiter la Californie… celle qu’on voit dans les films? Dirigez-vous vers Huntington Beach, dans le Orange County. C’est la Californie à son meilleur, celle qu’on imagine, celle qu’on voit dans les films, celle des plages, des beaux mecs et des chicks en bikini, celle où tout le monde est heureux, bronzé et coupé au couteau, celle où vous ne trouverez que des blancs, riches et bien habillés.

Ce fut un des weekends les plus amusants depuis notre arrivée ici, il y a maintenant trois mois et demi. Silvia et Patrick, un couple d’amis de Montréal, sont venus nous visiter pour quelques jours. Ils voulaient vivre la plage, nous avons donc déménagé nos pénates pour la fin de semaine au sud de Los Angeles, à Huntington Beach, AKA Surf City.

Des filets de volleyball sur la plage de sable blanc, une ambiance électrisante, et des vagues, les meilleures de la Californie. Bienvenue à Surf City, CA.

À 40 kilomètres au sud de Los Angeles, seul Huntington Beach s’est vu décerner le nom de Surf City. Avec ses treize kilomètres de plage, Huntington Beach remporte la palme du plus long bord de mer accessible de la côte ouest. Chaque année, de nombreux événements internationaux ont lieu dans cette ville de 200 000 habitants : U.S. Open of Surfing, AVP Pro Beach Volleyball, Surf City USA Marathon.

Arrivés samedi matin, on se promène sur Main Street pour un déjeuner copieux. Vers 11 heures, les terrasses de la Main sont remplies des fêtards du vendredi, tous à la recherche de la même chose, se remplir l’estomac avant de se diriger vers la plage. On a essayé un petit restaurant qui semblait bon, surtout qu’il était plein… mauvaise expérience culinaire…

La plage est peuplée de jeunes sportifs avec soit une planche de surf, un wakeboard ou un skateboard. Pour d’autres, c’est les rollerblades ou le volleyball, mais il y a de l’action. Avec la musique des Beach Boys en sourdine (provenant d’un bar à proximité), on se promène le long du quai qui entre dans l’eau.

Au large, les dauphins et les lions de mer viennent jouer avec les surfeurs qui se reposent sur leur planche, attendant LA vague.

Il fait chaud, et il faut boire pour s’hydrater. Direction le Savannah, un bar sur la promenade de la plage pour profiter du Happy Hour. Parce que Huntington Beach est le roi du Happy Hour, entre 14 heures et 21 heures, il est facile de trouver un bar qui offre une quelconque promotion pour étancher la soif. Pour ajouter à l’ambiance, les télévisions dans les bars présentent les prouesses de certains surfeurs.

Pour honorer un emblème du surf, on peut aller au Duke’s, un restaurant en l’honneur du surfer hawaiien Duke Paoa Kahanamoku. Situé sur la plage, ce restaurant possède un décor typiquement hawaiien.

Vers 16 heures, la plage se vide et les gens se dirigent vers Main Street où la fête se poursuit dans les nombreux bars qui peuplent cette rue très populaire de Huntington Beach. On a bien mangé, bien bu. C’était une fin de semaine digne d’un film d’Hollywood… La Californie à son meilleur!

Hiking dans le désert

Lors de notre escapade dans le désert de Palm Springs, nous avons exploré une réserve indienne. Indians Canyons est une réserve pas comme les autres… personne n’y habite. Les autochtones ont préféré préserver ce territoire comme un parc national plutôt que de s’y installer.

Cette réserve en plein coeur du désert est unique… C’est le plus gros oasis au monde de palmiers à ventilateur… (traduction libre de fan palm tree). On les appelle fan palm tree car leur feuillage était utilisé comme éventail.

Il y a plusieurs centaines d’années, les autochtones de la tribu Agua Caliente Cahuilla se sont installés dans la région de Palm Springs. Ils ont développé une communauté dans plusieurs canyons dont Palm, Murray, Andreas, Tahquitz et Chino Canyons. Ces canyons, riches en eau à cause de la faille de San Andreas qui fait remonter l’eau souterraine à la surface, étaient la place idéale pour installer une communauté sédentaire, vivant de l’agriculture. Les melons, courges, haricots et maïs poussaient au milieu de ces oasis.

Les autochtones vivaient dans de petites huttes faites de feuilles de palmiers. Dans le Palm Canyon, on a recréer un campement du peuple des Cahuilla, où on peut en apprendre davantage sur leur vie. Il faisait très chaud lors de notre passage dans l’oasis, rien à voir avec l’été selon le garde forestier. Mais je préférais garder mon foulard sur la tête, comme une nomade au milieu du désert… et ainsi éviter un fond de tête rougi par le soleil!

Avec notre magnifique sens du timing, nous avons décidé de nous aventurer dans le Palm Canyon pour l’explorer… à l’heure la plus critique de la journée, midi! Il faisait chaud, très chaud, le soleil nous enlevait l’eau de notre corps à une vitesse incroyable. Mais la vue de cette randonnée, la Victor Trail, valait d’avoir sué pendant deux heures! Nous sommes montés sur les montagnes surplombant l’oasis. Une beauté indescriptible…

Au sommet, les cactus sont les seuls survivants de la chaleur désertique… et je me suis amusée!!!

Ce fût une randonnée vraiment mémorable, malgré que nous avons manqué d’eau et que nous étions épuisés. La prochaine fois qu’on marche dans le désert, on saura qu’il faut vraiment s’équiper!

Près du kiosque d’accueil, les oiseaux cherchent eux aussi l’ombre et de l’eau pour défier la chaleur du désert.

L'autre côté de Palm Springs…

Palm Springs n’est pas seulement un oasis de récréation dans le désert…

Alors que seulement 1% de l’électricité produite aux États-Unis provient du vent, Palm Springs et ses environs est totalement alimenté en électricité par ses 4000 éoliennes dans la vallée. Chaque turbine coûte au moins 300 000 $ et peut générer jusqu’à 300 kilowatts par heure, c’est la consommation moyenne mensuelle d’une famille américaine.

En plus d’alimenter Palm Springs en énergie, cette ferme d’éolienne attire les touristes. De nombreuses compagnies proposent des tours de la ferme d’éoliennes pour savoir comment ça fonctionne et de quelle façon l’énergie éolienne peut devenir l’énergie du futur.