La faille de San Andreas

J’étais vraiment excitée à l’idée de voir cette crevasse responsable de la possible immersion totale de la Californie dans l’océan Pacifique. Plusieurs tours guidées amènent les gens la voir… Mais nous sommes d’éternels voyageurs solitaires, nous avons décidé de partir à sa recherche!

On l’a trouvé! Au milieu du désert, près d’un oasis où un garde forestier a élu domicile. Mais quelle déception… le garde forestier nous a expliqué (à moi, Charles chassait les lézards avec sa caméra) que la faille de San Andreas gît à quelques pas de sa roulotte… C’est en fait lit d’une rivière presque asséché en surface. Mais la nappe d’eau souterraine est presque infinie. Car dans l’oasis, il y a évidemment des palmiers, beaucoup de palmiers. Chaque palmier consomme 40 gallons d’eau par jour dans un périmètre de 5 à 10 pieds autour de l’arbre. Pour qu’il y ait un oasis de cette envergure, l’eau doit être présente en permanence.

Le garde forestier expliquait également que quelques naturalistes et géologues ont voulu creuser une crevasse pour démontrer aux touristes les différentes strates de roches de chaque côté du trou. Or, la crevasse s’est rempli d’eau en quelques jours. Donc désolée, pas de photos impressionnantes de la faille de San Andreas, ça existe pas!

Mais une photo d’un pauvre petit lézard apeuré, pourchassé par un photographe acharné!

Hiking dans le désert

Lors de notre escapade dans le désert de Palm Springs, nous avons exploré une réserve indienne. Indians Canyons est une réserve pas comme les autres… personne n’y habite. Les autochtones ont préféré préserver ce territoire comme un parc national plutôt que de s’y installer.

Cette réserve en plein coeur du désert est unique… C’est le plus gros oasis au monde de palmiers à ventilateur… (traduction libre de fan palm tree). On les appelle fan palm tree car leur feuillage était utilisé comme éventail.

Il y a plusieurs centaines d’années, les autochtones de la tribu Agua Caliente Cahuilla se sont installés dans la région de Palm Springs. Ils ont développé une communauté dans plusieurs canyons dont Palm, Murray, Andreas, Tahquitz et Chino Canyons. Ces canyons, riches en eau à cause de la faille de San Andreas qui fait remonter l’eau souterraine à la surface, étaient la place idéale pour installer une communauté sédentaire, vivant de l’agriculture. Les melons, courges, haricots et maïs poussaient au milieu de ces oasis.

Les autochtones vivaient dans de petites huttes faites de feuilles de palmiers. Dans le Palm Canyon, on a recréer un campement du peuple des Cahuilla, où on peut en apprendre davantage sur leur vie. Il faisait très chaud lors de notre passage dans l’oasis, rien à voir avec l’été selon le garde forestier. Mais je préférais garder mon foulard sur la tête, comme une nomade au milieu du désert… et ainsi éviter un fond de tête rougi par le soleil!

Avec notre magnifique sens du timing, nous avons décidé de nous aventurer dans le Palm Canyon pour l’explorer… à l’heure la plus critique de la journée, midi! Il faisait chaud, très chaud, le soleil nous enlevait l’eau de notre corps à une vitesse incroyable. Mais la vue de cette randonnée, la Victor Trail, valait d’avoir sué pendant deux heures! Nous sommes montés sur les montagnes surplombant l’oasis. Une beauté indescriptible…

Au sommet, les cactus sont les seuls survivants de la chaleur désertique… et je me suis amusée!!!

Ce fût une randonnée vraiment mémorable, malgré que nous avons manqué d’eau et que nous étions épuisés. La prochaine fois qu’on marche dans le désert, on saura qu’il faut vraiment s’équiper!

Près du kiosque d’accueil, les oiseaux cherchent eux aussi l’ombre et de l’eau pour défier la chaleur du désert.

Le désert de Palm Springs

En redescendant les montagnes de San Jacinto, on retrouve rapidement le paysage désertique. Les montagnes rocheuses, les arbustes de thym et de romarin… et l’immensité à perte de vue.

Quelques personnes habitent sur la route entre Idyllwild et Palm Springs, mais si peu que les services postaux regroupent les boîtes aux lettres pour éviter de se retrouver dans le milieu de nul part chaque jour.

En arrivant à Palm Springs, juste avant de descendre la dernière colline, la vue est époustouflante. La petite route descend en zig-zig dans le désert comme un ruban noir au milieu d’un gâteau beige. Au loin, on aperçoit l’oasis de Palm Springs et ses quelques 150 terrains de golf.

Mais dans toute cette immensité, qui semble magnifique, se retrouve l’habitat préféré… des serpents à sonnette. Charles aimerait bien en voir un et le photographier, mais j’avoue que je n’y tiens pas plus qu’il le faut 😉

Bagdad Café de retour au grand écran?

C’est avec un grand enthousiasme que je vous annonce ma première publication concernant la Californie. Dans le Châtelaine de juillet, à la page 29, il y a un petit article sur Bagdad Café et son possible retour au cinéma.

Lors de notre voyage à Las Vegas en avril, Charles et moi sommes arrêtés dans ce petit restaurant de Newberry Springs en plein milieu du désert de Mojave. La propriétaire, Andrea Pruett, est absolument adorable. Nous avons jaser, j’ai appris qu’elle voulait faire revivre Bagdad Café dans un autre film dont elle a écrit le scénario.

C’est qu’Andrea était scripte pour Hollywood avant de s’exiler dans le désert pour permettre à son mari de réaliser son rêve, élever des autruches dans le désert. Elle a quitté son travail et la vie d’Hollywood pour le rêve de son mari. Elle est tombée amoureuse de ce petit café qui avait été le star d’un film en 1988 d’un réalisateur allemand. Travaillant à Hollywood, elle savait que ce café avait un potentiel touristique. Elle a changé le nom du café pour lui redonner le nom du film et travaillé très fort pour faire reconnaître son café comme une attraction de la route 66.

Aujourd’hui, de nombreux touristes – notamment beaucoup de Français et de Québécois – s’arrêtent au Bagdad Café pour entendre la chanson Calling You qui jouent en boucle au restaurant.

Andrea Pruett a perdu son fils et son mari en deux ans… Maintenant seul derrière le comptoir de son café, elle voit grand et espère intéresser les majors américains à un film sur son histoire… Une femme qui laisse la vie aisée de L.A. pour s’installer au milieu du désert et ayant comme simple « remontant » un café et toute son histoire.

C’est une histoire magnifique, à surveiller d’ailleurs!

Donc, en kiosque, Châtelaine de juillet, page 29, a un court article à ce sujet… et c’est Charles qui a pris la photo, magnifique comme d’habitude 😉

Changement de température

Palm Springs, dimanche 17h.

chaud

Nous avons marché dans le désert pendant quelques heures question de voir le plus gros oasis de palmiers au monde… Encore salés de transpiration et après s’être ravitaillés de pizza dans un restaurant plus ou moins invitant, il fallait mettre le cap vers Moorpark.

En moins de trois heures, la température a chuté radicalement… de 20 degrés. Entre 20 degrés et 0 degrés, c’est cruel direz-vous. Mais entre 40 degrés dans le désert de Palm Springs et le 20 degrés nuageux de Moorpark… on a eu froid en débarquant de la voiture.

Je sais, je sais, vous me direz que le 20 degrés nuageux de Moorpark ferait bien votre affaire…

À suivre… des photos de Palm Springs et description de cette aventure d’une fin de semaine!

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Visite dans le désert – Part II

Ok… je l’avoue… j’ai une légère fixation sur le désert. Mais qui en n’aurait pas? J’ai grandit près d’un des plus grands fleuves du Canada là où on ne voit pas l’autre côté de la rive.

Après une légère introduction au désert avec Charles, en route vers Las Vegas, en avril dernier, j’ai vécu la traversée du désert… la vraie 😉

Avec Cécile, on a parcouru les quelques 500 kilomètres qui séparent Las Vegas de Moorpark sur les routes secondaires, évitant à tout prix les maudites autoroutes où les Américains se croient les rois du monde.

Pour traverser le désert, nous sommes passées à travers la réserve nationale du désert de Mojave, où se trouve entre autre Kelso. Une ville… euh non, un patelin de 24 habitants en plein milieu du désert, tout près de ce qu’on appelle The Devil’s Playground (le terrain de jeu du diable), c’est-à-dire, des dunes de sable à perte de vue.

Vous pouvez voir les photos de Kelso, une ville au milieu du désert sur le blogue de Cécile, car elle est la photographe de ce voyage.

Le désert est, ma foi, fascinant et chaque fois que j’explore une infime partie de son immensité, il m’apparaît différent. D’ailleurs, j’y retourne cette fin de semaine, avant qu’il fasse trop chaud pour y aller. Direction : Palm Springs, oasis hollywoodien du désert là où les vedettes se payent des vacances et les snowbirds jouent au golf.

Mais c’est pas pour ces raisons, disons superficielles, que nous nous rendons à cet endroit… C’est pour sa nature et son calme… À quelques kilomètres de Palm Springs, à Hot Springs Desert, l’eau bouillante sort de la terre, alimentée par des sources souterraines. On dit que cette eau fait des miracles… Mais une fascination encore plus impressionnante m’attire dans le désert de Palm Springs… la faille de San Andreas… Je vous promets des photos de cette fameuse faille!

À suivre…