Des paysages paradisiaques à Big Sur

Voici enfin les photos que vous attendiez!

La deuxième journée de notre fuite de la Thanksgiving dans la région de Big Sur, près Monterey en Californie, nous étions plutôt du genre à flâner… moins randonnée!

On nous avait parlé de Pfeiffer Burns State Park, un autre parc avec des paysages intéressants et une chute de 80 pieds se jetant dans l’océan… Bon faut dire que les Américains s’extase sur une petite rigole qui tombe d’une falaise… mais tout autour c’était magnifique…

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À quelques mètres de ces magnifiques falaises se trouve un camping… Il faut être DSC_5653prêt à transporter ses trucs dans des petits sentiers car aucune voiture ne peut accéder à cet endroit… Mais là, j’étais vraiment impressionnée et je veux retourner à ce camping… LA PAIX!! Pas comme notre camping bruyant à Big Sur… Seul le bruit des vagues et le vent dans les arbres pour nous bercer… Ça semble vraiment le meilleur endroit sur terre… sauf que c’est pas chaud avec le vent du Pacifique… Apportez-vous une p’tite laine 🙂

Même si on aurait bien aimé rester à ce parc… il était trop tôt pour diner, alors on s’est dirigé vers un autre endroit proposé dans les guides… Sand Dollar Beach. Cette plage est la plus longue dans la région de Big Sur. Avec ses falaises et ses rochers, elle est caché et semble perdue dans une anse où les vagues dépassent la hauteur d’un homme. D’ailleurs, cette plage est très populaire auprès des surfeurs (avec un wetsuit).

DSC_5701On a picniqué sur les rochers, après m’être fait aspergée par une vague un peu trop forte que je n’avais pas vu venir…

DSC_5681L’océan était vraiment déchaîné et on se disait que ce devait être très dangereux voire même impossible de surfer dans ces conditions.

DSC_5780Quelques minutes plus tard, des surfers s’installaient pour leur baignade. Même à la nage, je n’y serais pas allée… je suis peut-être trop chicken finalement même si je sais très bien nager.

DSC_5707Sand Dollar Beach n’a pas pris son nom dans une boîte de Cracker Jack… C’est que le sable a une couleur verdâtre… la couleur de la jade. Partout sur la plage, on retrouve des roches incrustées de cette pierre précieuse, ce qui donne à la plage un halo vert. 

DSC_5733Si vous passez par là, je vous encourage fortement à vous arrêter, au moins pour le picnic. Vous ne voudrez plus quitter!

Finalement, il fallait se trouve THE SPOT pour le coucher de soleil… Parce qu’il se couche tôt M. Soleil, même s’il fait beau! Vers 16h, les couleurs orangées enrobaient déjà le soleil qui s’étirait tranquillement vers l’océan. Un phare, construit en 1889 et juché sur une roche volcanique, se dresse sur le Point Sur State Historic Park. Les quatre gardiens du phare et leurs familles ont habité cette presqu’île jusqu’en 1974, jusqu’à ce que le phare ne devienne automatisé. Les maisons et les bureaux sont maintenant ouverts au public, il est d’ailleurs possible de faire une visite guidée quelques fois par semaine.

DSC_5858À ce endroit, le coucher de soleil était vraiment à son meilleur…

Hiking à Big Sur

Je vous avais promis des photos de notre cachette de la Thanksgiving. Eh bien le prochain billet ne vous décevra pas!

J’y vais premièrement en ordre chronologique…

Comme on est arrivé assez tard le jeudi, on a pas vraiment exploré ni marché. On s’est tranquillement installé au camping autour d’un feu avec une bouteille de vin et de la bonne bouffe.

Le vendredi assez tôt (on est dans un camping bruyant), on est parti à la recherche du Pfeiffer Big Sur State Park, à un mile de notre camping. Comme on trouvait ridicule de prendre notre voiture pour aller la stationner un mile plus loin, on a marché sur la route.

On voulait voir l’océan du haut des montagnes, on nous a donc conseillé la Buzzard’s Roost Trail, une randonnée de deux heures dans une forêt de cèdres rouges qui monte jusqu’au sommet de la montagne. Mais rendus au sommet, la vue était plutôt décevante. On a tout de même apprécié notre sandwich et on est revenu. Arrivés au camping, il s’est mis à pleuvoir…

On a quand même fait un feu pour manger en espérant que le lendemain serait plus clément pour faire de la marche et voir les paysages de Big Sur.

Camping aux USA

Rassurez-moi! Dites-moi que c’est juste aux États-Unis qu’on retrouve des désagréables campeurs!! Parce que j’ai rarement fait de camping au Québec, et souvent de l’autre côté de la frontière. Mais cette fois-ci, c’était le comble…

Pour échapper à la folie de la Thanksgiving, nous avons fui vers une région éloignée et paradisiaque : Big Sur, près de Monterey sur la côte californienne. Avec ses forêts d’immenses cèdres rouges, ses falaises rocheuses bordant l’océan et l’eau turquoise du Pacifique, on se croit dans les meilleures prises de vue d’Hollywood… ah oui c’est vrai, Hollywood vient souvent tourner là!

Mercredi soir, c’était la course aux dernières emplettes: du gaz pour notre réchaud, une chaise de camping et l ‘épicerie pour une longue de fin de semaine… Jeudi matin, on était prêt à partir. À 10h, on était sur la route qui longe l’océan du sud au nord de la Californie, la Pacific Coastal Highway. Mais on a filé vers le nord sans arrêter, on voulait une place dans un camping juché sur une falaise, Kirk Creek. Arrivés à 14h, il n’y avait plus de place… Déçus, on est parti à la chasse aux camping dans la forêt de Big Sur.

Une place pour trois jours dans un camping privé de Big Sur (Riverside Campground) sur le bord de la rivière Big Sur. Ça semblait parfait malgré tout: tranquille, le bruit de la rivière, le personnel accueillant…

Mais les Américains sont arrivés, avec leur musique et leur RV… avec leurs déchets brûlants dans le feu, avec l’intention de brûler toute branche trouvée dans le bois à proximité…

Jeudi, on a exploré les environs pour trouver de l’eau et une serviette… Comme on n’avait pas diner et qu’on avait vraiment faim à 16h, on est rapidement retourné au camping, se disant qu’on explorera davantage le lendemain. Un groupe de campeurs fêtaient la Thanksgiving à quelques emplacements de nous et on ne les a pas entendu. Mais on a entendu deux familles venus avec leur gros RV, les lumières suspendues au milieu de leur emplacement, avec un tapis de faux gazon… C’était quand même tolérable.

Le lendemain, on part à l’aventure… du hiking (dont je parlerai dans un autre billet). De retour au camping vers 14h et il pleut… On décide d’aller à l’épicerie à 20 minutes de route question de voir la côte tout en restant au sec.

On revient, les gens écoutent la télé dans leur RV, écoutent de la musique à l’abri d’un auvent… et nous on entend que le boom-boom du subwoofer. Alors qu’on se sauvait de la folie du magasinage de la Thanksgiving, on est tombé sur la folie du camping-pour-être-comme-à-la-maison.

Samedi, après une nuit particulièrement froide, le soleil ose pointer ses rayons. Une autre journée à explorer les magnifiques paysages dont je vous promets des photos plus tard cette semaine. On revient après un coucher de soleil particulièrement coloré… Et la musique nous attend.

Charles demande deux fois de baisser le volume mais on s’en fiche… Et lorsque je demande à la dame du camping de faire quelque chose, elle leur demande une fois et après revient nous voir disant qu’on devra attendre le couvre-feu à 22h pour avoir la paix…

Non seulement il y avait de la musique mais on a vu aussi d’autres aberrations en camping en fin de semaine: des verres de styromousse brûlés pour éviter de se lever (5 mètres) pour le mettre dans la poubelle, des alarmes de voiture qui retentissent et des bips qui indiquent que la voiture est bien verrouillée toutes les cinq minutes. On s’entend que quand tu es à 3 mètres de ta voiture, autour du feu, tu n’as pas vraiment besoin de barrer tes portes et encore moins d’activer ton système d’alarme!!

Dites-moi que c’est juste aux États-Unis et que les Québécois ont un certain savoir-vivre en camping…