L’architecture au Nunavik

Vous vous demandez peut-être pourquoi les maisons se ressemblent toutes au Nunavik. Sachez que ce n’est pas par coquetterie, mais plutôt par pragmatisme.

Les maisons sont essentiellement bâties sur un modèle conçu pour les conditions climatiques extrêmes. Tout d’abord, elles ne sont pas construites directement sur le sol, mais plutôt sur des vérins, des sortes de piliers en triangle, ajustables selon les mouvements du sol. Les maisons sont donc toutes surélevées d’environ un mètre pour éviter un dégel du pergélisol (sol gelé en permanence). Si les maisons chauffées étaient construites directement sur le sol, il pourrait y avoir dégel et donc mouvement du sol qui diminuerait ses capacités portantes. Donc, oubliez la possibilité de veiller dans votre sous-sol, au Nunavik, ça n’existe pas!

Les vérins sur lesquels reposent les maisons du nord.

Une autre chose qui n’existe pas : un système d’aqueduc! À cause du même pergélisol, creuser un système d’aqueduc souterrain devient presque impossible. Des camions-citernes pour les eaux usées et l’eau potable parcourent donc les rues tous les jours pour alimenter les maisons de l’or bleu. Donc, les devantures de maisons sont toutes munies de gros robinets.

En bas, le gros robinet pour les eaux usées. En haut à côté de la porte, le petit robinet pour l’eau potable.

Le toit possède aussi un système de ventilation spécifique pour ces maisons du nord qui permet une isolation supplémentaire par l’air.

Compte tenu de ces caractéristiques particulières, mais aussi des coûts de transport et de main-d’oeuvre (qui doit être nourrie et logée pendant la courte période de construction de quatre mois – de juillet à octobre), la construction de maisons au Nunavik coûte deux fois plus cher qu’ailleurs au Québec. Un bungalow de trois chambres peut coûter jusqu’à 800 000 $ à construire!

Au total, 90 % des logements sont gérés par l’Office municipal d’habitation Kativik (logements sociaux). Le reste est géré par les entreprises et les organismes qui logent leurs employés.

Il y a une estimation d’un manque d’environ 1000 logements au Nunavik. La surpopulation des logements devient de plus en plus un problème de santé publique, étant donné que certaines familles élargies vivent 10-12 personnes dans un logement de 2 chambres à coucher. L’Office municipal d’habitation Kativik bâtit environ une soixantaine – parfois plus – de logements par année dans plusieurs villages, mais le rattrapage reste grand. Surtout considérant l’augmentation de la population du Nunavik. 

Or, au même moment où les problèmes de surpopulation de logements au Nunavik font rage, le non-paiement des logements est aussi un problème.

En route vers Santa Monica

J’ai promis à mes abonnés sur Twitter que je les amènerais à la plage en cette veille de première tempête de neige à Montréal…

Je me rends à Santa Monica pour aller souper avec une amie, québécoise, elle aussi expatriée en Californie depuis peu. Laurence est ingénieure et travaille chez Johnson&Johnson près de l’aéroport. On s’est promis une soirée de filles: sushi et vin!

Donc voici pour mes amis Twitter, des photos de la route entre chez-moi et Santa Monica.

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Près de la base militaire de Point Mugu, à Oxnard, on retrouve des paysages magnifiques sur le bord de l'eau sans l'achalandage des plages plus au sud près de Los Angeles.

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Les vagues étaient assez grosses aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qu’annonçait le service de météorologie de Oxnard à cause de la tempête d’hier. Beaucoup d’eau s’est retrouvée dans l’océan en très peu de temps en plus du débit des vagues plus forts à l’automne.

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Juste avant la limite officielle de la municipalité de Malibu, les maisons commencent à s’aligner sur le bord de l’océan, cachant la plage et l’océan des automobilistes qui empruntent la PCH (Pacific Coastal Highway).
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Une autre rangée de maisons directement sur la plage de Malibu bloque la vue et l’accès à l’océan pour une grande partie de la route 1 qui longe la Californie du nord au sud.

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De chaque côté, on voit des maisons… D’ailleurs, pour les intéressés, certaines sont à vendre… Même en récession et avec un marché immobilier en chute libre, ces maisons sont vraiment très chères! Plusieurs sont aussi à louer pour une ou deux semaines, le temps de vacances de rêve à Malibu! À qui la chance!

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Moi c’est probablement la seule chose que je pourrais m’offrir dans le coin… Ces gens habitent des maisons mobiles mais ils ont un “pied-à-terre” à Malibu, ça se place bien dans une conversation 🙂
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Toujours à Malibu, mais presque rendu à Santa Monica, d’autres maisons sur pilotis me font rêver… Je prendrais bien un café sur la petite terrasse de la première maison… Ça serait même difficile de me décoller de là de toute la journée!
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Désolée pour la qualité de cette photo, je conduisais… Je sais… c’est aussi dangereux que de parler au téléphone… mais c’est pour votre bonheur que je risque ma vie! Voici la Getty Villa. C’était la demeure de M. Getty, le riche collectionneur d’oeuvres d’art qui a donné sa succession pour construire le Getty Center. En fait, le musée était dans sa maison privé au départ, jusqu’à ce qu’on construise le Getty Center. La Villa est aussi un musée aujourd’hui.
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Le dernier tournant avant d’entrer à Santa Monica. J’espère que vous avez fait bon voyage…

Si vous avez aimé cette aventure, proposez-moi d’autres endroits que vous aimeriez visiter à Los Angeles, j’irai les explorer pour vous.

Maison à vendre?

Depuis mon arrivée en Californie, la récession a fait son chemin… concrètement et dans toutes les classes de la société.

Le principal indice: les maisons à vendre! Même dans les quartiers les plus cossus de Los Angeles, comme Beverly Hills, Brentwood et Bel Air, les pancartes de maisons à vendre se multiplient chaque fois qu’on s’y rend. Le bourbier dans lequel s’est foutu les États-Unis touchent donc aussi les riches!

Comme l’indique le L.A. Times, le coût des maisons en Californie du sud a chuté de 51% en avril. La dégringolade de près de 250 000 $ US pour le prix médian des maisons démontre à quel point l’immobilier prend une débarque. Dans la grande région de Los Angeles, avril était le septième mois consécutif où la majorité des ventes de maisons étaient des reprises des banques.

Les grands gagnants des États-Unis? Les situations en Californie et en Floride sont, selon Bloomberg, les plus inquiétantes.

Et qui sont les plus heureux de cette histoire? Des gens qui attendaient et économisaient pour acheter une maison. En Californie, le coût de la vie élevé empêchaient de nombreux foyers d’accéder à la propriété. Mais maintenant, tout est possible. Et les banques en profitent pour lancer le message aux consommateurs. De nombreuses pubs à la télévision nous bombardent de slogans du genre « C’est le temps d’acheter »! Les agents immobiliers encaissent des pertes soit mais espèrent un rebondissement dans l’immobilier résidentiel.