Halloween à Hollywood

Times Square a sa célébration pour accueillir la nouvelle année, la Nouvelle-Orléans a son Mardi Gras… et Hollywood a son Carnaval de l’Halloween!

400 000 personnes se sont entassées sur le boulevard Santa Monica à West Hollywood, un des quartiers les plus progressistes de Los Angeles. Alors imaginez ce qu’on a pu trouver comme costumes! Des costumes qu’on ne verrait jamais dans les rues de Montréal.

En une soirée, j’ai probablement vu plus de gars en talons hauts et en brassières que dans toute ma vie! Et sincèrement, certains s’en tiraient habilement sur des échasses de deux pouces. Définitivement mieux que moi quand je dois me torturer à porter des talons hauts!

Dans la capitale du cinéma, je dois dire que beaucoup de costumes étaient créatifs, originaux et surtout avec des maquillages époustouflants.

Pour éviter le trafic près de l’événement où les routes étaient bloquées, nous nous sommes stationnés dans le chic quartier de Bel Air. Ce quartier, où les trottoirs sont inexistants pour éviter de retenir les curieux dans les rues qui sillonnent la montagne. Dans les maisons, on entendait la musique et les bruits d’Halloween… Les parties privés dans la montagne sont nombreux et tout aussi « wild » les uns que les autres. D’ailleurs, des Canadiens se donnaient rendez-vous dans un château loué pour un drink avec des étrangers… On a décidé de laisser tomber cette offre pour cette année… Surtout qu’il fallait se déguiser en super-héros…

On a décidé d’aller là où ça groove! À Hollywood! La communauté gaie étaient en supériorité numérique lors de ce défilé… Ce qui ajoutait une atmosphère sur-réelle à la fête! Imaginez le quartier gai à la puissance 10, avec un peu trop de maquillage, de l’alcool et beaucoup de fesses nues… troublant!

Évidemment, des costumes étaient plus populaires que d’autres. Notamment, Kate de la célèbre émission Jon & Kate + 8 dont j’ai déjà parlé ici, ici et ici. L’Octomom et ses octuplés a aussi été la cible de risées à Hollywood. Il était difficile de passer sous silence le roi de la pop… Mais un couple d’hommes ont vraiment visé dans le mile avec une cheap shot… de LEGO.

Deux costumes par contre remportent la palme des plus populaires: H1N1 et Balloon Boy. Il était très drôle de voir l’ingéniosité des gens pour se fabriquer un ballon gonflé ressemblant à la soucoupe volante d’aluminium de la famille Heenes.

Les médecins et les infirmières avaient la cote à Hollywood, avec des grosses seringues pour vacciner sur les fesses tous les heureux (pour ne pas dire gais) qui voulaient bien montrer ses fesses!

Une soirée vraiment étourdissante, compte tenu des 400 000 personnes rassemblées sur un tronçon d’environ 1,5 km du Boulevard Santa Monica. Les bars tentaient d’attirer les clients avec une musique forte et des décorations intéressantes. Des scènes ont été érigées pour faire place à des DJ (principalement des femmes) qui faisaient danser autant les anges que les diables cornus.

Bon assez parlé, voici quelques photos!!!

Virée au Cirque du Soleil…

Chanceuse vous direz… Peut-être un peu oui! Je peux vous dire que j’adore mon travail… surtout quand il me permet de voir des shows du Cirque du Soleil à Las Vegas!!!

Je prépare un gros reportage sur le Cirque cette semaine. À lire plus tard cette semaine sur MSN.ca. Mais en attendant, je vous offre mes impressions sur les trois magnifiques spectacles que j’ai vu en fin de semaine.

On a commencé par « Ô » vendredi soir. C’était mon baptême du Cirque à vie… Je sais que c’est un peu tard mais je n’ai jamais réussi à avoir des billets pour les shows à Montréal, soit hors de mon budget ou tous vendus…

Ô est tout simplement grandiose! La technique et l’automation sont vraiment impressionnantes. On nous amène dans un monde parallèle le temps du spectacle. En tant qu’ancienne nageuse, j’ai aussi été impressionnée par les nageuses qui performent chaque soir. Ce sont définitivement des athlètes, même si elles n’ont pas de médailles au cou.

Samedi soir, c’était au tour de Kà. Tout simplement WOW! C’était mon spectacle préféré. Robert Lepage nous glisse dans un monde fantastique avec une histoire qui se suit du début à la fin. J’ai adoré ce spectacle pour les décors et le soucis du détail… Les artistes performent leurs acrobaties mais doivent aussi jouer un rôle. Définitivement au-delà de mes attentes!

Finalement, dimanche soir, nous avons vu Mystère. Un des spectacles les plus anciens à Las Vegas. J’ai rit, beaucoup! On retrouve l’art du cirque à sa base. Les artistes performent et la foule applaudie après chaque numéro. J’ai adoré ce clown que j’ai d’ailleurs rencontré. Brian, 77 ans, joue des tours… Attention si vous allez voir Mystère… allez-y avec un sens de l’humour très aiguisé!

En tant que newbie du Cirque du Soleil, je dois avouer qu’une chose m’a frappé dès le premier spectacle. C’est que malgré que le Cirque rassemble des travailleurs des quatre coins de la planète, sur scène, ils sont tous égaux. Pas de vedette, ni homme ni femme… seulement que des humains qui performent pour un public. Toutes les nationalités du monde peuvent comprendre, voir et sentir ces spectacles… Et je suis certaine que c’est ce qui en fait un si grand succès.

Ce fût une fin de semaine très intéressante à Las Vegas. J’ai bien hâte de voir ce nouveau développement immobilier, le CityCenter, tout simplement gigantesque, qui devrait ouvrir ses portes en décembre… et où on pourra voir le nouveau spectacle sur Cirque… On ramène Elvis à Vegas en décembre! Je vous en donnerai des nouvelles après la première 😉

Notre lune de miel

Je vous ai délaissé pour une semaine mais j’ai une très bonne raison… Nous avons enfin pu vivre notre lune de miel après une attente très longue d’un mois.

Comme nous voyageons souvent « backpacking », cette fois, nous voulions des vacances faciles… et c’est ce que nous avons eu. Une semaine sur un immense bateau de croisière, le Carnival Splendor. L’itinéraire de ce bateau est toujours le même depuis son arrivée à Long Beach, il y a quelques mois. Long Beach – 2 jours en mers – Puerto Vallarta – Mazatlan – Cabo San Lucas – 1 jour en mer – Long Beach.

C’était des super vacances, vraiment les bienvenues car Charles n’avait pas eu de vacances depuis Noël dernier.

Pour célébrer ces vacances uniques, nous avons décidé de s’offrir une chambre dans une section spécifique du bateau: le spa. Cette section est tout près du spa et de la salle d’exercice. La chambre que nous avions avait un petit balcon privé où nous avons bien aimé déjeuner (service aux chambres inclus!).

La section spa nous a aussi donné accès aux installations du spa: sauna sec et bain vapeur, bain tourbillon à l’eau minéralisée et salles de repos donnant sur le devant du bateau. Un havre de paix que nous avons utilisé quelques fois, nous avons même dormi dans le sauna après notre seule session d’entraînement sur le bateau.

Chaque soir, nous avions droit à un petit chocolat à la menthe et une serviette transformée en animal. D’ailleurs, Charles s’est amusé à les prendre en photo chaque soir.

Le bateau est immense mais j’ai réussi à me sentir un peu malade la première journée. Une chance que le comptoir du service à la clientèle donnait des médicaments contre le mal de mer. Mais après deux doses, tout était rentré dans l’ordre!

On a exploré le bateau dans nos deux premières journées en mer: les piscines, les nombreux buffets, la salle de spectacle, la salle à manger, le mini-golf, les nombreux bars, le spa, la salle d’exercice et le pont réservé aux adultes. D’ailleurs, un spectacle nous attendait après le souper chaque soir. Et je dois dire que c’était de très bons spectacles même si le chanteur manquait de voix un peu.

Premier arrêt: Puerto Vallarta. Avec un couple de nouveaux mariés rencontrés au souper, nous sommes partis les quatre à la conquête de Puerto Vallarta. El Malecon est une section de Puerto Vallarta où se trouve les commerces de souvenirs et de bijoux près de la promenade qui longe la mer. Ensuite, il y a le vieux Puerto Vallarta et ses marchés de cossins. Nous avons ensuite pris un taxi vers un centre de distribution de Tequila… attention ça cogne avant dîner 😉 Une margarita et des tacos pour dîner le temps de se remettre de la Tequila… et nous repartions en taxi vers la plage et les demeures de riches à ses pieds.

Nous avions une excursion à Puerto Vallarta, un spectacle folklorique sur une plage appelée Las Caletas. On arrive en bateau alors que des hommes issus de tribus ancestrales soufflent dans un coquillage. On est accueilli par un beat de tam-tam et de chants ancestraux. Souper sur la plage : buffet mexicain vraiment très bon et vin à volonté… Mais il faisait tellement chaud qu’il était vraiment difficile de manger et de boire de l’alcool. Charles a même trouvé un bac à glace pour se rafraîchir! Le spectacle était magnifique, impressionnant, avec de la danse, du feu et de magnifiques costumes. Retour au bateau pour une douche et dodo bien mérité!

Le lendemain, on s’arrête à Mazatlan où nous avions prévu de pêcher en haute mer. Sur un petit bateau de pêche et seulement quatre touristes à bord, nous sommes parti pour le large. Dix miles au large, l’eau change de couleur, elle passe du turquoise au bleu profond. C’est à cause des courants… Des tortues se prélassent à la surface de l’eau. On avait convenu d’un ordre pour remonter les poissons qu’on allait prendre… et j’étais la première. J’étais somnolente lorsque le poisson s’est présenté… vite, je m’assoies sur la chaise et le pêcheur me montre comment le ramener. Il a fallu près de 5 minutes pour l’épuiser et un autre 10 minutes pour le ramener. Le pêcheur l’a tiré hors de l’eau en l’assommant! Le verdict, c’est un espadon-voilier, le poisson le plus rapide au monde! Il pèse 68 livres et mesure 8 pieds 4 pouces.

Le pêcheur a laissé le poisson dans le bateau, nous a offert de le ramener mais on a gentillement décliné l’offre. Ce poisson pourra nourir au moins 10 personnes cette semaine! De retour au bateau pour un bon souper mais avant une douche pour enlever l’odeur du poisson mort!

Le lendemain, c’est Cabo San Lucas. On arrive très tôt, à 7h. On avait une excursion de prévue: du 4 roues sur la plage. C’était ma première expérience à vie en 4 roues. J’étais d’ailleurs un peu nerveuse parce que j’avais peur de me planter… Charles aussi avait peur que je me blesse… disons que j’ai tendance à manquer de chance en vacances… Mais tout a bien été! C’était vraiment une belle expérience et la plage était magnifique. De retour sur le bateau pour une douche parce qu’on avait de la poussière jusque dans le nez 😉

Dernière journée en mer, relaxation et chocolat… ah oui… et de la Tequila aussi!!

C’était des vacances de rêves, des vacances dont on va se souvenir pour toujours!

La vraie plage californienne

Dimanche dernier, nous avons décidé de profiter de la Californie… et quoi de mieux pour se mettre dans l’ambiance que d’aller à la plage pour voir du volleyball de plage professionnel!

Nous sommes allés au AVP Manhanttan Beach Open. Les gagnants de ce tournoi recevaient un petit magot de 34 000 $ et avaient leurs noms gravés sur le quai de Manhattan Beach. Une expérience typiquement californienne!

Tout a relativement bien commencé, avec un stationnement gratuit (incluant 10 minutes de marche, bof!). De très bonnes places dans les estrades… on était à 3 mètres de la limite du terrain, juste de l’autre côté de la publicité en plein centre du terrain. On avait notre pique-nique, de la crème solaire (vraiment nécessaire), de l’eau… Prêt pour une après-midi californienne! Mais le stade en pente empêchait le vent de la mer de nous rafraîchir… Disons qu’on a sué en masse! Et un chapeau aurait été intelligent… mais on avait pas pensé à ça. On vit maintenant avec un fond de tête rouge!

On a vu les demi-finales masculines, les démonstrations de volleyball de plage à six joueurs (chaotique) et les finales féminines et masculines. L’ambiance était survoltées… autant qu’une finale d’un match de hockey de la ligue junior majeur disons!

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici une galerie photos. Merci à Charles pour ces magnifiques photos!

Newport Beach

Situé à quelques minutes au sud de Huntington Beach, Newport Beach est l’endroit où l’immobilier est le plus cher aux États-Unis. Oubliez les Hollywood Hills, Miami ou même Manhattan… Newport Beach est un dédale de canaux qui permet aux propritétés un accès à l’eau pour y mettre leur bateau, tout aussi extravagant que la maison. Moins connue, cette destination garde un charme d’une petite ville côtière, contrairement à Miami, beaucoup plus commerciale.

Nous y sommes allés lors de notre fin de semaine à Huntington Beach. La ville est dispercée en plusieurs presqu’îles et il est difficile de s’orienter sans GPS. Mais en se promenant un peu, alors que le soleil descent doucement sur l’eau… les paysages sont absolument paradisiaques.

La Californie à son meilleur

Vous voulez visiter la Californie… celle qu’on voit dans les films? Dirigez-vous vers Huntington Beach, dans le Orange County. C’est la Californie à son meilleur, celle qu’on imagine, celle qu’on voit dans les films, celle des plages, des beaux mecs et des chicks en bikini, celle où tout le monde est heureux, bronzé et coupé au couteau, celle où vous ne trouverez que des blancs, riches et bien habillés.

Ce fut un des weekends les plus amusants depuis notre arrivée ici, il y a maintenant trois mois et demi. Silvia et Patrick, un couple d’amis de Montréal, sont venus nous visiter pour quelques jours. Ils voulaient vivre la plage, nous avons donc déménagé nos pénates pour la fin de semaine au sud de Los Angeles, à Huntington Beach, AKA Surf City.

Des filets de volleyball sur la plage de sable blanc, une ambiance électrisante, et des vagues, les meilleures de la Californie. Bienvenue à Surf City, CA.

À 40 kilomètres au sud de Los Angeles, seul Huntington Beach s’est vu décerner le nom de Surf City. Avec ses treize kilomètres de plage, Huntington Beach remporte la palme du plus long bord de mer accessible de la côte ouest. Chaque année, de nombreux événements internationaux ont lieu dans cette ville de 200 000 habitants : U.S. Open of Surfing, AVP Pro Beach Volleyball, Surf City USA Marathon.

Arrivés samedi matin, on se promène sur Main Street pour un déjeuner copieux. Vers 11 heures, les terrasses de la Main sont remplies des fêtards du vendredi, tous à la recherche de la même chose, se remplir l’estomac avant de se diriger vers la plage. On a essayé un petit restaurant qui semblait bon, surtout qu’il était plein… mauvaise expérience culinaire…

La plage est peuplée de jeunes sportifs avec soit une planche de surf, un wakeboard ou un skateboard. Pour d’autres, c’est les rollerblades ou le volleyball, mais il y a de l’action. Avec la musique des Beach Boys en sourdine (provenant d’un bar à proximité), on se promène le long du quai qui entre dans l’eau.

Au large, les dauphins et les lions de mer viennent jouer avec les surfeurs qui se reposent sur leur planche, attendant LA vague.

Il fait chaud, et il faut boire pour s’hydrater. Direction le Savannah, un bar sur la promenade de la plage pour profiter du Happy Hour. Parce que Huntington Beach est le roi du Happy Hour, entre 14 heures et 21 heures, il est facile de trouver un bar qui offre une quelconque promotion pour étancher la soif. Pour ajouter à l’ambiance, les télévisions dans les bars présentent les prouesses de certains surfeurs.

Pour honorer un emblème du surf, on peut aller au Duke’s, un restaurant en l’honneur du surfer hawaiien Duke Paoa Kahanamoku. Situé sur la plage, ce restaurant possède un décor typiquement hawaiien.

Vers 16 heures, la plage se vide et les gens se dirigent vers Main Street où la fête se poursuit dans les nombreux bars qui peuplent cette rue très populaire de Huntington Beach. On a bien mangé, bien bu. C’était une fin de semaine digne d’un film d’Hollywood… La Californie à son meilleur!

La Californie selon les locaux…

Aujourd’hui est une journée spéciale… nous sommes entrés dans le secret californien. Nous avons goûté au sacro-saint des restaurants de la Californie, celui qui déplace des foules et qui fait rêver les Californiens expatriés aux quatre coins de la planète.

In-N-Out est une chaîne de restauration rapide, la meilleure selon les lecteurs de San Diego Magazine.

Ce restaurant offre le plus classique des menus: double cheeseburger, cheeseburger ou hamburger, servi avec frites et boisson. Trois choix depuis 1948.

Il y a quand même quelques variantes, que nous n’avons pas expérimenté…En regardant dans les cabarets de plastique rouge des autres clients, j’ai vu… quelle horreur… un wanna be poutine!!! Des frites sur lesquelles ont a mis des tranches de fromage orange qu’on a fait griller au four à convection (celui qu’utilise Subway, qui grille en criant lapin!). Et le comble, de la sauce à hamburger sur le dessus… MMmmmm! Non merci 😉

Nous avons voulu testé ce restaurant acclamé par les Californiens depuis des décennies. Sur l’heure du midi, la succursale à Moorpark était bondé, tellement qu’il n’y avait aucune table de libre. Une chance que j’allais seulement le chercher pour aller manger avec Charles à son bureau. J’ai dû attendre 10 minutes pour avoir ma commande puisque la file s’étendait jusqu’à l’extérieur. Bref, c’était bon signe, vraiment?

Je dois avouer que les ingrédients sont frais, que la viande goûte la viande (et pas un mélanger de céréales pour vaches folles) et que la salade fait crouch! Mais de là à dire que j’irais me taper un de ces burgers en sortant de l’avion – comme le raconte Nicolas Bérubé, correspondant de La Presse à L.A. – je ne crois pas.

C’était un bon burger, probablement le meilleur de son genre (McDo, Burger King, Harvey’s et autres prince de la patate peuvent se rhabiller), pour 11 $ pour deux c’est raisonnable… mais un burger fait maison, grillé sur le BBQ au charbon de bois, comme Charles le fait, ça n’a pas de prix 😉

La faille de San Andreas

J’étais vraiment excitée à l’idée de voir cette crevasse responsable de la possible immersion totale de la Californie dans l’océan Pacifique. Plusieurs tours guidées amènent les gens la voir… Mais nous sommes d’éternels voyageurs solitaires, nous avons décidé de partir à sa recherche!

On l’a trouvé! Au milieu du désert, près d’un oasis où un garde forestier a élu domicile. Mais quelle déception… le garde forestier nous a expliqué (à moi, Charles chassait les lézards avec sa caméra) que la faille de San Andreas gît à quelques pas de sa roulotte… C’est en fait lit d’une rivière presque asséché en surface. Mais la nappe d’eau souterraine est presque infinie. Car dans l’oasis, il y a évidemment des palmiers, beaucoup de palmiers. Chaque palmier consomme 40 gallons d’eau par jour dans un périmètre de 5 à 10 pieds autour de l’arbre. Pour qu’il y ait un oasis de cette envergure, l’eau doit être présente en permanence.

Le garde forestier expliquait également que quelques naturalistes et géologues ont voulu creuser une crevasse pour démontrer aux touristes les différentes strates de roches de chaque côté du trou. Or, la crevasse s’est rempli d’eau en quelques jours. Donc désolée, pas de photos impressionnantes de la faille de San Andreas, ça existe pas!

Mais une photo d’un pauvre petit lézard apeuré, pourchassé par un photographe acharné!

Hiking dans le désert

Lors de notre escapade dans le désert de Palm Springs, nous avons exploré une réserve indienne. Indians Canyons est une réserve pas comme les autres… personne n’y habite. Les autochtones ont préféré préserver ce territoire comme un parc national plutôt que de s’y installer.

Cette réserve en plein coeur du désert est unique… C’est le plus gros oasis au monde de palmiers à ventilateur… (traduction libre de fan palm tree). On les appelle fan palm tree car leur feuillage était utilisé comme éventail.

Il y a plusieurs centaines d’années, les autochtones de la tribu Agua Caliente Cahuilla se sont installés dans la région de Palm Springs. Ils ont développé une communauté dans plusieurs canyons dont Palm, Murray, Andreas, Tahquitz et Chino Canyons. Ces canyons, riches en eau à cause de la faille de San Andreas qui fait remonter l’eau souterraine à la surface, étaient la place idéale pour installer une communauté sédentaire, vivant de l’agriculture. Les melons, courges, haricots et maïs poussaient au milieu de ces oasis.

Les autochtones vivaient dans de petites huttes faites de feuilles de palmiers. Dans le Palm Canyon, on a recréer un campement du peuple des Cahuilla, où on peut en apprendre davantage sur leur vie. Il faisait très chaud lors de notre passage dans l’oasis, rien à voir avec l’été selon le garde forestier. Mais je préférais garder mon foulard sur la tête, comme une nomade au milieu du désert… et ainsi éviter un fond de tête rougi par le soleil!

Avec notre magnifique sens du timing, nous avons décidé de nous aventurer dans le Palm Canyon pour l’explorer… à l’heure la plus critique de la journée, midi! Il faisait chaud, très chaud, le soleil nous enlevait l’eau de notre corps à une vitesse incroyable. Mais la vue de cette randonnée, la Victor Trail, valait d’avoir sué pendant deux heures! Nous sommes montés sur les montagnes surplombant l’oasis. Une beauté indescriptible…

Au sommet, les cactus sont les seuls survivants de la chaleur désertique… et je me suis amusée!!!

Ce fût une randonnée vraiment mémorable, malgré que nous avons manqué d’eau et que nous étions épuisés. La prochaine fois qu’on marche dans le désert, on saura qu’il faut vraiment s’équiper!

Près du kiosque d’accueil, les oiseaux cherchent eux aussi l’ombre et de l’eau pour défier la chaleur du désert.