Célébrer les morts à la mexicaine

Samedi dernier, j’ai assisté à un événement étrange mais très intéressant à Los Angeles… El Dia de los Muertos (Le jour des morts) est une journée fériée au Mexique, une des plus grandes fêtes du pays. Comme la population de Los Angeles compte 49 % d’individus d’origine hispanique, on la célèbre dans la ville des anges.

Voici l’article publié sur MSN.ca. El Dia de los Muertos, une fête qui nous rappelle que l’Halloween vient de coutumes beaucoup plus anciennes!

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La vision américaine du baseball

Hier, j’ai eu une vision… une vision de ce qu’est le baseball américain… Grâce à Mathieu Boulay, un amateur de sport… euh non un fanatique, un extrémiste du sport… on est allé voir les Dodgers de Los Angeles. Probablement que Charles et moi n’aurions pas pensé aller voir une des nombreuses équipes sportives de Los Angeles sans Mathieu. Mais anthropologiquement parlant, c’était très éducatif!

Premièrement, on arrive à l’avance, très à l’avance pour manger nos sandwichs dans le stationnement… On voulait surtout pas se limiter à des hot-dogs à 5 $ et des arachides pour souper! Ma première surprise… tout le monde est habillé en bleu et blanc… Oups! J’avais pas pensé à ça moi! C’est vrai que au Centre Bell, on voit beaucoup de rouge pendant un match du Canadien!

Le stade des Dodgers est immense! Un vrai bon stade signe de Field Dreams avec Kevin Costner… Et pour remercier les partisans, on leur donne des couvertures en polar avec le logo des Dodgers. C’est vrai que les nuits commencent à être fraîches! Moi j’étais contente parce que la promotion de la partie du mercredi, c’était un bubblehead de Manny Ramirez… moins intéressant qu’une couverture!

Après l’incontournable hymne national où tous les Américains ont le regard vague vers le drapeau, certains saluent à la militaire, tous la main au coeur, la partie commence. Les partisans regardent le match mais sans grand intérêt. C’est que les estrades ne sont pas pleines… Le trafic de Los Angeles a empêché beaucoup de fans de se rendre au stade à l’heure! Finalement, c’est en troisième manche qu’on voit que le stade se remplir à presque pleine capacité. Plus de 52 000 personnes un mardi soir… Pour la saison 2009, l’assistance totale dépassera les 4 millions de partisans cette année, avant les séries. Pour vous donner une idée, les Expos étaient heureux – voire très très contents – d’avoir une assistance totale de 2 millions.

Chaque qu’un frappeur étoile des Dodgers arrive au marbre, on l’acclame, on l’encourage… Manny Ramirez, la vedette « incomprise » des Dodgers n’a pas bien performé… il a été hué à sa dernière apparition. C’est qu’il faut savoir que Manny Ramirez a un douillet contrat de 25 millions avec les Dodgers, et quand il ne frappe pas un seul coup sûr pendant le match, les partisans sont très déçus. D’autant plus que Ramirez a fait les manchettes à cause de ses problèmes de drogues au début de la saison. C’est tellement une vedette qu’une section des sièges est réservé à son fan club: le Mannywood! Comme il est au champ gauche, cette section est tout près. Lorsqu’il en a l’occasion, il balance une balle dans cette section, au grand bonheur des partisans.

Hier, les Dodgers jouaient contre les Pirates… pas des Caraïbes… Les Pirates de Pittsburg. En troisième manche, les Pirates comptent 3 points… En septième manche, on chante « God Bless America » devant une foule émue… Ouf ce moment d’Amérique profonde m’a fait rigoler… Et ensuite, on chante « Take me out to the ball game »… J’attendais cette chanson depuis le début de la partie!!!

Les Dodgers finissent par compter trois points avant la neuvième manche… C’est l’extase dans les gradins. Les gens sont debout! De l’action au baseball comme j’en ai jamais vu! On s’en va en supplémentaire… Une manche, deux manches, trois manches… À la quatrième manche supplémentaire (treizième manche), les Pirates marque un point. Mais les fans ne se découragent pas… il reste un tour au bâton pour les Dodgers. C’est finalement Andre Ethier (pas un Québécois) qui claque la balle de l’autre côté des clôtures en treizième manche, avec un homme sur les buts. Les Dodgers ont gagné par la peau des fesses!

Une superbe partie, avec de l’action et des partisans très enthousiastes. C’était du baseball comme j’en avais jamais vu. Les estrades étaient pleines, les gens criaient pour leur joueur favori… Vu comme ça, le baseball m’apparaît beaucoup plus sympathique que le somnifère que mon père écoutait à la radio pour se rendre au chalet de ma grand-mère…

La vraie plage californienne

Dimanche dernier, nous avons décidé de profiter de la Californie… et quoi de mieux pour se mettre dans l’ambiance que d’aller à la plage pour voir du volleyball de plage professionnel!

Nous sommes allés au AVP Manhanttan Beach Open. Les gagnants de ce tournoi recevaient un petit magot de 34 000 $ et avaient leurs noms gravés sur le quai de Manhattan Beach. Une expérience typiquement californienne!

Tout a relativement bien commencé, avec un stationnement gratuit (incluant 10 minutes de marche, bof!). De très bonnes places dans les estrades… on était à 3 mètres de la limite du terrain, juste de l’autre côté de la publicité en plein centre du terrain. On avait notre pique-nique, de la crème solaire (vraiment nécessaire), de l’eau… Prêt pour une après-midi californienne! Mais le stade en pente empêchait le vent de la mer de nous rafraîchir… Disons qu’on a sué en masse! Et un chapeau aurait été intelligent… mais on avait pas pensé à ça. On vit maintenant avec un fond de tête rouge!

On a vu les demi-finales masculines, les démonstrations de volleyball de plage à six joueurs (chaotique) et les finales féminines et masculines. L’ambiance était survoltées… autant qu’une finale d’un match de hockey de la ligue junior majeur disons!

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici une galerie photos. Merci à Charles pour ces magnifiques photos!

Twitter et compagnie

Alors qu’une des plus grandes révolutions des 10 dernières années se déroulent dans un pays éloigné, ennemi numéro un des États-Unis, ici la couverture médiatique des élections en Iran se fait très discrète. Outre CNN qui est branché sur l’événement, les réseaux généralistes ne font que courte mention de ce qui s’y passe.

Un peu triste quand on pense que ce pays a une influence internationale très importante. L’axe du mal… c’est l’Iran qui le finance!!!

Une des meilleures façons de savoir ce qui se passe à partir des États-Unis c’est de se brancher à l’un de ces magnifiques outils de dernière technologie comme Twitter ou Facebook. D’ailleurs, Twitter, réseau social qui permet de suivre et d’être suivi par des millions de personnes, devait faire une mise à jour de son système cette semaine. Mais pour cause de situation de crise, on a décidé d’attendre la nuit à Téhéran pour faire cette mise à jour tellement le réseau est important dans la transmission de nouvelles de ce qui se passe en Iran.

L’impact de Twitter n’est plus à négliger, pour les journalistes et curieux car les nouvelles officielles tombent au compte-goutte. J’y suis d’ailleurs une nouvelle adepte, peut-être même devenue addict!

Pour en ajouter, le Time Magazine, dans sa publication du 15 juin, fait sa couverture avec un article sur l’influence de Twitter sur notre mode de vie et ce que l’innovation peut apporter. À  lire!

La faille de San Andreas

J’étais vraiment excitée à l’idée de voir cette crevasse responsable de la possible immersion totale de la Californie dans l’océan Pacifique. Plusieurs tours guidées amènent les gens la voir… Mais nous sommes d’éternels voyageurs solitaires, nous avons décidé de partir à sa recherche!

On l’a trouvé! Au milieu du désert, près d’un oasis où un garde forestier a élu domicile. Mais quelle déception… le garde forestier nous a expliqué (à moi, Charles chassait les lézards avec sa caméra) que la faille de San Andreas gît à quelques pas de sa roulotte… C’est en fait lit d’une rivière presque asséché en surface. Mais la nappe d’eau souterraine est presque infinie. Car dans l’oasis, il y a évidemment des palmiers, beaucoup de palmiers. Chaque palmier consomme 40 gallons d’eau par jour dans un périmètre de 5 à 10 pieds autour de l’arbre. Pour qu’il y ait un oasis de cette envergure, l’eau doit être présente en permanence.

Le garde forestier expliquait également que quelques naturalistes et géologues ont voulu creuser une crevasse pour démontrer aux touristes les différentes strates de roches de chaque côté du trou. Or, la crevasse s’est rempli d’eau en quelques jours. Donc désolée, pas de photos impressionnantes de la faille de San Andreas, ça existe pas!

Mais une photo d’un pauvre petit lézard apeuré, pourchassé par un photographe acharné!

L'autre côté de Palm Springs…

Palm Springs n’est pas seulement un oasis de récréation dans le désert…

Alors que seulement 1% de l’électricité produite aux États-Unis provient du vent, Palm Springs et ses environs est totalement alimenté en électricité par ses 4000 éoliennes dans la vallée. Chaque turbine coûte au moins 300 000 $ et peut générer jusqu’à 300 kilowatts par heure, c’est la consommation moyenne mensuelle d’une famille américaine.

En plus d’alimenter Palm Springs en énergie, cette ferme d’éolienne attire les touristes. De nombreuses compagnies proposent des tours de la ferme d’éoliennes pour savoir comment ça fonctionne et de quelle façon l’énergie éolienne peut devenir l’énergie du futur.