Une autre étape…

Ce matin, j’ai pleuré au réveil de ma fille…

J’ai réalisé à quel point je l’aime. À quel point cet amour est incommensurable, inqualifiable, indescriptible… inconditionnel.

Elle me regardait tout sourire, les yeux pétillants d’étoiles, babillant, gazouillant… racontant probablement ses rêves de la nuit.

C’est comme si je réalise à quel point elle fait de ma vie une joie. Chaque sourire, chaque « maman », chaque câlin, c’est véritablement un changement de vie, un bébé, mais c’est pour le mieux. Et ça va toujours, chaque jour, de mieux en mieux.

Aujourd’hui, c’est une autre étape… Elle débute la garderie. À 10 mois et demi, elle est arrivée tout sourire dans son local. Elle n’a pas pleuré, elle est directement allée jouer avec tous les nouveaux jouets disponibles dans le local. Je suis sortie, voyant qu’elle n’avais pas besoin de moi.

Je suis restée dans le corridor quelques minutes. J’étais heureuse qu’elle soit heureuse. J’étais heureuse qu’elle ne pleure pas. Lorsque la directrice m’a dit: « C’est normal d’avoir le coeur gros la première journée. » J’ai eu le moton… mais je l’ai ravalé en me disant que bébé est en sécurité et qu’elle s’adaptera à cette nouvelle routine.

Mais c’est à l’heure du dîner où la réalité m’a rattrapée… Je dînais seule pour la première fois depuis le 17 octobre 2010, la vieille de la naissance de bébé… Et je me disais que c’était beaucoup trop tranquille dans la maison sans elle.

Je pense que je m’ennuie d’elle plus qu’elle peut s’ennuyer de moi!

Vous cherchez un médecin de famille à Montréal?

J’ai concocté pour vous un article pour vous en trouver un… pas toujours facile soit, mais toujours possible avec beaucoup de débrouillardise, de la persévérance et un peu de chance.

Alors que je faisais la recherche pour cet article, j’ai constaté pourquoi les Montréalais (et tous les autres Québécois) pouvaient être confus quand vient le temps de chercher un médecin de famille. En fait, c’est qu’il y a deux voies pour deux clientèles différentes.

La voie dite « officielle » par le guichet d’accès. On appelle à son CLSC en disant qu’on se cherche un médecin de famille. On remplit un formulaire pour évaluer notre état de santé. Une infirmière nous rappelle pour nous dire où est notre priorité. Ainsi, si vous avez une maladie chronique (diabète, cholestérol, asthme, problèmes de santé mentale, etc.), vous risquez d’être assigné à un médecin de famille plus rapidement.

Or, si vous êtes en santé, sans antécédants médicaux, ce n’est vraiment pas la place pour trouver votre médecin… vous êtes mieux de chasser l’ouverture de nouvelles cliniques ou encore de demander à votre entourage si leur médecin prend de nouveaux patients.

J’ai remarqué aussi que tous les intervenants s’accordent pour dire qu’il manque de médecins de famille. Par contre, les discours diffèrent sur le pourquoi… Du côté du ministère, on dit que les médecins doivent se regrouper en GMF, ce qui augmenterait le nombre de médecins de famille disponibles. Par contre, les médecins déplorent les difficultés et les critères très pointus pour être accrédités comme GMF. Les médecins mentionnennt également que les médecins omnipraticiens pourraient faire plus d’heures en cabinet s’ils ne devaient pas s’accomplir d’un minimum de tâches hospitalières pour obtenir la pleine rémunération.

Bref, au-delà de la démarche pour trouver un médecin de famille, il y a tout un système… avec plusieurs organisations qui ne parlent pas le même langage. Pas étonnant alors qu’il soit difficile de le comprendre pour trouver les services adéquats!

Comment trouver un médecin de famille à Montréal?, un article pour Openfile Montréal.

Beau temps pour accrocher

Mon tout dernier texte, écrit pour Openfile, porte sur la corde à linge.

Le droit d’accrocher et de sécher son linge à l’air libre semble être un débat interminable. Entre le pratique et l’esthétisme, le coeur des Montréalais balance. Et c’est franchement désolant d’entendre dire « C’est laid une corde à linge! » Car tout le monde fait la lessive et personnellement, j’aime beaucoup mieux voir mon linge sécher dehors que dans mon salon!

La corde à linge, c’est la vie… la vie de quartier, la vie de famille… et pourtant elle est si mal-aimée.

À Montréal, malgré les rumeurs urbaines, la corde à linge est permise presque partout. Mais quelle horreur: personne ne veut voir les sous-vêtements de son voisin… Certains disent même que ça fait baisser le prix des maisons!

Que vous trouviez ça laid c’est une chose, mais de là à dire que ça empoisonne le paysage, faudrait pas exagérer!

Cette mise au point sur la réglementation des cordes à linge à Montréal se veut une source d’information, non pas un article pour susciter un débat… malgré qu’il y aura toujours des pour et des contre le droit d’accrocher son linge dehors.

Stoppez l’hémorragie!

Il faut que ça arrête… les propos complètement abrutissants concernant l’allaitement. Encore tout à l’heure, sur Twitter, La Ligue de la Leche publiait un article sur les 10 erreurs que font les mamans qui allaitent.

Ça m’enrage ces niaiseries-là! Comme si la réussite de l’allaitement, c’était une recette. « Suis-là et tu réussiras ». C’est pas comme ça que ça fonctionne! Chaque bébé est une personne différente qui réagit à tout de façon différente. Arrêtons de dire des âneries générales qui n’aident pas les nouvelles mamans!

Et on en retrouve partout de ces stupidités. Il suffit de taper dans Google « réussir allaitement » pour en avoir un char!

Je pourrais continuer longtemps mais je vous laisse le plaisir de perdre votre temps si vous voulez constater les conneries qui s’écrivent sur les recettes toutes faites de la réussite de l’allaitement.

Même sur le site de la Ligue de la Leche, une référence importante sur l’allaitement (que personnellement j’ai balancé rapidement parce que trop culpabilisante), on y voit une belle publication spéciale intitulée : L’allaitement, c’est tout naturel

Non mais, vous vivez dans quel monde?!? L’allaitement c’est naturel quand ça va bien… mais pour une grande proportion de femmes, c’est l’enfer! C’est de là que vient toute la culpabilité des femmes qui essaient d’allaiter. Ces organisations et celles qui gravitent autour disent vouloir aider les jeunes mamans… Hé bien c’est pas en leur disant que c’est naturel que ça va les aider!

C’est en réagissant sur Twitter à ce sujet que je me suis replongée dans mes billets écrits alors que l’allaitement était un fardeau (et je l’admets aujourd’hui, il l’a toujours été). Il m’a fallu quelques lignes pour ressentir toute la tristesse et la culpabilité que j’ai ressenti au cours de ces quatre mois si difficiles. Faut croire que les blessures ne sont pas tout à fait guéries, même après cinq mois de bonheur avec bébé.

Je réalise que ces difficultés d’allaitement ont fait de moi quelqu’un de beaucoup plus critique face à ce discours « grano-naturo-la-vie-est-simple ». Je réalise aussi que j’ai des petites crottes sur le coeur quant aux prétendues « professionnelles » de l’allaitement…

Peut-être que le prochain bébé me permettra de renouer avec la possibilité d’allaiter… et peut-être pas. La prochaine fois, je n’aurai aucune attente, comme ça il n’y aura pas de déception!

**** fin de la montée de lait psychologique ****

Guy Turcotte… pis après?

Ce billet n’a rien avoir avec la nouvelle maman que je suis. Ça plutôt à voir avec le dernier billet de ce blogue « Parenthèse sociale« , parce que je suis profondément troublée aujourd’hui en entendant le verdict du jury dans la cause de Guy Turcotte.

Je ne veux pas juger la décision du jury dans cette cause. Je ne remets pas en cause leur jugement, autant que je ne l’approuve pas. Je n’ai pas assisté au procès, je n’ai pas eu les mêmes éléments que le jury, j’avoue même que les détails de cette affaire me faisaient changer de poste. Mais je me pose de sérieuses questions sur la capacité de notre système de santé en matière de santé mentale.

Parce que le jury vient de donner toute une patate chaude au système de santé…

Guy Turcotte pourrait être libéré dans 45 jours si les psychiatres jugent qu’il est apte et qu’il ne représente pas de risque de récidive. Il ne sera plus jugé comme un danger pour lui-même ni pour les autres, et ainsi ne pourra plus être retenu contre son gré dans un établissement psychiatrique.

Or, la majorité des gens qui sortent des établissements de santé psychiatrique sont souvent laissé à eux-mêmes, précisément lorsque le moment est le plus crucial, soit les quelques jours suivant la sortie. Avant que toute l’équipe médicale communautaire se mette en place, que le dossier fasse sont chemin vers les ressources appropriées, ça peut prendre jusqu’à 3 semaines!!!

Et qu’arrive-t-il à ces gens désorientés qu’on laisse sortir parce qu’ils ne sont plus « un danger pour eux-mêmes ou pour autrui »? On les laisse avec leur désespoir, avec leur mal de vivre, avec les images des conséquences de leurs actes…

Les soins à domicile sont l’enfant pauvre de la maladie mentale, qui elle-même est l’enfant pauvre du système de santé… Alors imaginez la combinaison! Les soins psychiatriques en externe sont pourtant criant et pourraient donner un sérieux coup de main à diminuer de nombreux problèmes sociaux comme le suicide et l’itinérance en plus d’aider ces gens à rester fonctionnels dans la société, malgré les hauts et les bas de la maladie mentale.

Des drames familiaux comme celui-ci touchent tout le monde, à preuve le battage médiatique de cette cause. Par contre, je crois qu’il faut regarder au-delà du drame. Maintenant que le jugement est rendu, les ressources médicales doivent être mises sur pied rapidement, avant même sa sortie pour éviter qu’un autre drame ne survienne. Parce que même si les psychiatres le dise « sans risque de récidive », il devra quand même vivre avec les conséquences de ses actes pour le reste de ses jours… une terrible sentence.

Parenthèse sociale

Aujourd’hui, c’est une journée spéciale. C’est l’anniversaire d’une personne que j’aime beaucoup. Or, cette année, je dois me retenir de sauter sur le téléphone pour lui souhaiter une bonne journée…

Car cette personne a fait des choix. En fait, c’est la maladie qui a fait des choix pour elle. Vous savez, cette maladie qui enlève le bon jugement, celle qui fait des ravages exponentiels dans la société. Cette maladie qui est si tabou et dont personne ne veut entendre parler…

Mais il faut savoir que la maladie mentale, même si on n’en parle pas, elle continue d’exister. Elle continue de s’immiscer dans la vie de milliers de Québécois chaque année, de façon si insidieuse qu’on ne s’en aperçoit souvent que lorsqu’elle est bien installée.

Dans les médias, on parle souvent de statistiques… On parle des besoins qui ne sont pas comblés en santé mentale, on parle de la désinstitutionnalisation qui a échoué… Mais on parle rarement de ces histoires humaines, de ces récits tristes qui découlent des lacunes du système de santé. Dans la situation présente, c’est le manque de suivi après une hospitalisation qui a manqué et qui m’oblige aujourd’hui à me protéger émotionnellement.

Aujourd’hui, j’ai le coeur gros. Car je sais aussi que cette personne lit mon blogue religieusement. C’est un peu une façon détournée de lui souhaiter bonne fête. Mais pour ma santé à moi, je dois garder mes distances. Pour ma santé à moi, je dois être égoïste… je garde mes énergies pour bébé qui a tant besoin de moi.

La jalousie d’une lionne

Je viens de franchir une autre étape en tant que nouvelle maman… je viens de trouver une garderie.

La semaine dernière, j’ai signé tous les papiers pour que bébé ait sa place dans un beau CPE où elle pourra grandir et s’épanouir, socialiser et créer sa personnalité.

J’en suis très heureuse… car plusieurs de mes amies nouvelles mamans n’ont pas cette chance. Bébé rentrera à la garderie à la fin de l’été, à 10 mois. Alors que certaines mamans retournent travailler, elles cherchent toujours désespéremment une place pour leur bambin. Oui je suis chanceuse…

Récemment, lors du Gala des Grands Prix du journalisme indépendant, organisé par l’AJIQ (dont je fais partie), quelqu’un m’a dit: « Mais tu réalises le monde qui s’ouvre à toi maintenant que tu as une garderie! » Oui mon monde à moi, celui que j’ai laissé pour m’occuper de bébé depuis maintenant 8 mois. Ce monde-là m’attend toujours… C’est valorisant, excitant…

Mais en même temps, j’ai une jalousie qui gronde. Celle d’une maman lionne qui ne veut pas laisser son petit hors du nid. Celle qui voudrait toujours être là. Celle qui a peur que quelqu’un d’autre la remplace…

Parce que ça doit arriver… d’un coup que ma fille préfère son éducatrice à sa maman?!? En plus, je risque de manquer des étapes importantes: son premier mot, sa première dent, ses premiers pas…

C’est une jalousie mal placée, un peu décousue, je sais… Mais elle est là. Enfouie au fond de moi, derrière la rationalité et la logique. Parfois, cette jalousie réussit à se frayer un chemin. Alors là… la lionne s’inquiète. Elle fait les cents pas comme si elle était dans une cage… Les pensées deviennent de plus en plus vives. Ça y est, ma fille ne m’aimera plus si je l’envoie à la garderie! Mais ensuite, je calme la lionne avec des pensées raisonables, équilibrées et pleines de bon sens…

C’est fou comme devenir maman nous rapproche de la primauté bestiale!

Fais-toi confiance!

Je dois me le répéter chaque jour. Ça devient un mentrat, un slogan à toutes les sauces, un soupir d’encouragement dans les moments difficiles.

Je voulais écrire ce billet depuis plusieurs jours… La confiance d’une nouvelle maman n’est pas toujours à son plus haut. Je m’inquiète de faire des erreurs… parce qu’on parle quand même d’un être humain qui dépend complètement et exclusivement de ses parents… faudrait pas se tromper, les conséquences pourraient être désastreuses. Quand cette rengaine me revient, et hop le slogan: « Fais-toi confiance ».

Alors j’ai glâné le web, comme je le fais souvent en période d’insécurité. Et je suis tombée sur cet article du magazine Enfants Québec sur la confiance des parents. En voici un extrait:

Il est d’autant plus difficile pour les parents de rester zen dans cette ambiance qu’ils sont scrutés à la loupe par le reste de la société. « Autrefois, les enfants n’étaient que des bras pour aller travailler aux champs, dit Carl Lacharité. Personne d’autre que les parents ne s’y intéressait, et ceux-ci avaient un sentiment de propriété sur leur progéniture. Aujourd’hui, l’enfant a des droits, il est un futur citoyen, un futur électeur, un futur travailleur à part entière… il est une ressource pour la société, qui veille à son éducation conjointement avec ses parents. La société oblige ainsi ces derniers à bien l’éduquer, ce qui est très positif, puisque, comme on le sait, plus un enfant est entouré, mieux il s’épanouira. Mais il y a un revers à cette situation : les parents perçoivent comme un poids le regard de la société sur eux et ils se sentent jugés. »

C’est tellement ça! Enfin quelqu’un a mis le doigt sur ce que je n’étais pas capable d’identifier. Il existe tellement d’avis contradictoires sur chaque étape du développement de l’enfant (du nouveau-né à l’adolescent) qu’il est difficile d’y voir clair.

Alors moi, les livres et les avis qui fusent de toutes part, j’en ai ma claque. Au diable la théorie. Ma bible à moi, c’est mon mentrat: « Fais-toi confiance ». Alors je regarde, j’écoute, j’étudie ma fille et je fais de mon mieux. Et si je fais des erreurs, j’aurai admis avoir été à l’écoute de ma fille. L’humain a un pouvoir exceptionnel, celui de savoir s’adapter. Être parents, c’est savoir bien l’utiliser!

Être ou ne pas être femme, voilà la question!

La journée internationale de la femme m’a fait réfléchir hier… Surtout parce qu’on entendait beaucoup de femmes dans les médias, des femmes qui se sont battues pour obtenir des droits qui sont aujourd’hui essentiels et acquis.

Mais on entendait très peu le discours des femmes qui, par choix, restent à la maison. J’avais l’impression hier, en entendant les féministes, que toutes et chacune des femmes devaient se prévaloir de leur droit de quitter la cuisine pour travailler… Pourtant, de plus en plus de femmes choisissent de rester à la maison le temps d’élever les enfants. Est-ce que ça les rend moins femmes parce qu’elles ne travaillent pas en dehors du foyer conjugal? Parce qu’elles travaillent, elles ne sont juste pas rémunérées pour le faire.

La journée internationale de la femme et le discours féministe m’a fait sentir un peu coupable d’ailleurs. Est-ce que je devrais avoir le goût de retourner travailler dès que ce sera possible? En fait, j’ai déjà le goût de me réaliser intellectuellement mais je trouve bébé encore trop jeune pour la « domper  » 8-10 heures par jour avec d’autres enfants. Je crois qu’elle a besoin encore de sa maman… mais c’est peut-être moi qui fait de la projection… Je ne sais pas.

C’est drôle mais habituellement la journée internationale de la femme me donne de la « drive ». Je me dis que plein de femmes avant moi se sont battues pour obtenir des droits dont je bénéficie… Mais cette année, je n’ai pas senti cette « drive ». J’ai plutôt senti une culpabilité (je suis forte là-dessus depuis que je suis maman) de ne pas être une vraie femme moderne. Parce que je n’ai pas le goût de retourner travailler tout de suite, parce que je m’ennuie pas nécessairement de la folie de la routine métro-boulot-dodo, parce que je pense à cette routine avec un enfant et je me dis que ce sera assez chaotique merci, parce que je veux garder mon doux chaos encore un peu.

Pourtant, je devrais me sentir femme car j’ai fait ce que seul la femme peut faire: enfanter. Mais non, je me sens que si je ne fais pas partie de la « game » parce que je n’ai pas l’ambition de mes amies et collègues qui travaillent. Je suis une « outsider » et je regarder passer la parade. J’ai quelques fois des remorts, j’ai peur de manquer le bateau, peur de manquer une opportunité de travail, peur de ne pas retrouver du travail après le congé, peur d’avoir été oubliée…

Comme travailleur autonome, on dirait que ces craintes sont beaucoup plus grandes, surtout parce que personne ne m’attend après le congé. Il faudra établir un plan de développement des affaires et travailler fort avant de voir les premiers articles commandés.

Je vous laisse sur un billet intéressant sur le féminisme et la femme au foyer qui explique encore mieux ma réflexion émotive et décousue…

http://infosbebe.wordpress.com/2010/12/09/feminisme-versus-mere-au-foyer/

C’est fou ce qu’une journée peut entraîner comme réflexion… Pas trop souvent, merci!

Le dilemme d’une vie…

Je pense que toutes les femmes qui décident d’avoir des enfants doivent inévitablement passer par ce dilemme horrible et cruel.

Choisir entre rester à la maison ou travailler. Pour certaines, ce n’est pas un choix, plutôt une obligation monétaire. Pour d’autres, elles ne se le demandent même pas, être avec les enfants est une priorité.

Mais quand c’est une décision qu’il faut prendre, c’est pas évident.

Il y a des journées où je rêve de « quand je vais trouver une garderie » et d’autres journées où je me dis que je ne serai jamais capable de me séparer de ma petite chérie, qu’elle a besoin de moi, « que tout se joue avant six ans » et je que devrais être là pour ces années cruciales.

Après quatre mois, je commence à avoir un certain contrôle sur ma vie de nouvelle maman. Je cherche de plus en plus à me divertir autrement qu’avec mon bébé. Je me surprends à avoir hâte qu’elle aille se coucher pour aller lire des blogues, les journaux ou autre stimulation intellectuelle. Je me surprends même à vouloir recommencer à travailler!

Mais chaque fois, je me dis que c’est trop tôt, qu’elle a encore besoin de sa maman… Arrrgggg… vous voyez même mon discours écrit n’est qu’un tissu de ce dilemme impossible à résoudre.

Et vous? C’était un dilemme ou une décision facile à prendre? Comment avez-vous été capable de prendre cette décision? Éclairez-moi de vos lanternes de mamans expérimentées!

PRÉCISION: je parle ici de 2011 ou à tout le moins depuis le nouveau régime d’assurance parentale qui nous permet nous nouvelles mamans de rester à la maison toute une année… pas de « dans mon temps on avait pas le choix… » Je cherche des réponses actuelles à mon dilemme actuel!