Beau temps pour accrocher

Mon tout dernier texte, écrit pour Openfile, porte sur la corde à linge.

Le droit d’accrocher et de sécher son linge à l’air libre semble être un débat interminable. Entre le pratique et l’esthétisme, le coeur des Montréalais balance. Et c’est franchement désolant d’entendre dire « C’est laid une corde à linge! » Car tout le monde fait la lessive et personnellement, j’aime beaucoup mieux voir mon linge sécher dehors que dans mon salon!

La corde à linge, c’est la vie… la vie de quartier, la vie de famille… et pourtant elle est si mal-aimée.

À Montréal, malgré les rumeurs urbaines, la corde à linge est permise presque partout. Mais quelle horreur: personne ne veut voir les sous-vêtements de son voisin… Certains disent même que ça fait baisser le prix des maisons!

Que vous trouviez ça laid c’est une chose, mais de là à dire que ça empoisonne le paysage, faudrait pas exagérer!

Cette mise au point sur la réglementation des cordes à linge à Montréal se veut une source d’information, non pas un article pour susciter un débat… malgré qu’il y aura toujours des pour et des contre le droit d’accrocher son linge dehors.

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Retour agréable

Hier, pour la première fois depuis plusieurs mois, je suis allée me promener sur Saint-Denis… Les rayons chauds du soleil du printemps chatouillaient les bourgeons dans les arbres… C’était magique. J’étais tellement heureuse de marcher en ville, de m’étonner sur la nouvelle vitrine d’un magasin ou d’une librairie…

À Los Angeles, il est difficile de marcher en ville… Je crois que ça m’a manqué davantage que je ne le croyais. Montréal est une si belle ville à marcher, à explorer avec ses deux pieds! Je réalise que la beauté et le charme de Montréal m’avaient manqué!

Tranquillement, je retombe en amour avec une ville où j’ai élu domicile il y a plus de 10 ans… Et ça fait tout drôle! Chaque redécouverte me fait réaliser à quel point Montréal est une belle ville, authentique et sans artifice, qui assume son passé mais qui regarde vers le futur, qui accueille à bras ouvert la diversité en gardant son bastion francophone près du coeur.

Bref, j’aime Montréal 🙂

Retour sur les poules…

Dans un article précédent, je parlais des poules en ville. Certains écolos trouvent l’idée génial d’avoir des oeufs frais tous les jours en plus de l’engrais naturel et de l’extermination de méchants insectes. J’ai exprimé mon opinion avec des arguments solides à ce sujet hier.

Je reviens à la charge parce que je lis encore plein de choses à ce sujet sur le web et ça m’inquiète. Plusieurs villes aux États-Unis permettent la possession de poules en milieu urbain, donc Los Angeles. Mais il faut comprendre que les États-Unis ont de l’espace… même en milieu urbain à Los Angeles, le voisin n’est pas à 5 mètres. Montréal s’est plutôt bâti sur le style européen et je ne crois pas que Berlin ou Paris permettent les poules sur les balcons.

Justement parlant de balcons… Si Montréal permettait les poules en milieux urbains, comment déterminer que la personne en logement ne peut avoir de poules mais que celui qui vit dans un duplex avec cour peut en avoir. Je crois qu’avec la Charte des droits qu’on a, on pourrait avoir droit à un très beau cas de discrimination sur les bras… Ce serait ouvrir une porte qu’on en veut pas vraiment ouvrir.

Et en hiver, on les met où ces poules-là? C’est pas très écolo de chauffer un bâtiment pour garder les poules au chaud… On fait même pas ça avec nos itinérants! Je vois mal une poule essayer de picosser à travers la neige.

Je parlais aussi que les poules ça vole… et pour être totalement écolo, faudrait les laisser se promener. En campagne, ça va mais si une poule se retrouvait sur le boulevard Rosemont? Moi j’ai vu un petit chien se sauver de sa maison et se retrouver sur la rue Sherbrooke en plein trafic matinal… et je l’ai entendu hurler de douleur quand une voiture l’a frappé.

Et que dire des bestioles nocturnes qui aimeraient bien se faire un lunch de volaille… Imaginez cocotte reviens d’une escapade nocturne avec une odeur de moufette… Ça donne le goût de manger ses oeufs! En plus des chats, chiens et autres animaux errants, les poules… belles batailles de ruelles en perspectives.

Ça semble intéressant comme idée pour ramener de l’humanité à la ville mais tellement de gens manquent de jugement en ville. On aurait vite perdu le contrôle. Un manque de civisme flagrant de certaines personnes qui n’enlèvent pas l’herbe à poux sur leur terrain ou ne coupent tout simplement pas leur gazon (comme notre voisin) démontrent à quel point il serait difficile de gérer un tel règlement.

Et justement, parlant de règlement. Qui va payer pour faire respecter ce règlement. On a de la misère à faire respecter des règlements beaucoup plus crucial comme celui sur les pesticides ou sur les moteurs des voitures arrêtés… gérer un règlement qui permet des poules dans les cours arrières semble vraiment une non-priorité.

On a vu récemment un piton en pleine ville, et d’autres propriétaires négligeant leurs animaux domestiques, exotiques ou non. Imaginez si un propriétaire de quelques poules les négligent et qu’une maladie se propage dans la ville. Je n’ose même pas penser à quelle vitesse une maladie pourrait se propager chez les autres animaux et éventuellement, par mutation chez les humains. Quand un poulailler est malade, il est facile à cerner. Mais quand on se prétend fermier à temps partiel, en plus du travail, on ne voit pas nécessairement qu’une ou deux des poules ne feel pas.

Selon moi, pour avoir des produits frais, notamment des oeufs frais, il faut utiliser les services des paniers bio. Une initiative très intéressante et qui permet de soutenir l’agriculture biologique et locale. Les écolos ont milité pour que ce genre de projets voit le jour et maintenant veulent les mettre aux oubliettes pour jouer aux fermiers eux-mêmes… L’agriculture est une profession difficile et prend du temps. Laissez les rats des champs s’en occuper…

Quand on choisi d’être un rat de ville, on accepte les contraintes de la ville. Et ça signifie de ne pas avoir de poule dans son jardin.

Rectification d'opinion…

Certaines personnes, pour ne pas nommer Cécile Gladel, journaliste écolo que je respecte, ne sont pas d’accord avec ma prise de position contre les poules en milieu urbain.

Voici mon point… Si on permet les poules en ville, pas beaucoup 5 ou 6 petites poules, qui donnent 5 ou 6 oeufs par jour… On va perdre totalement le contrôle. Tout le monde sait que lorsqu’on donne un pouce, certaines personnes prennent un pied. Personnellement, me faire réveiller par un coq aux aurores parce que mon voisin le fermier urbain a décidé qu’il ne voulait pas payer pour ses poules et s’approvisionner en fertilisant ses poules par un beau mâle… NON!

Un autre point… Même si les poulets sont assez sédentaires, ça vole ces bibittes là! Pas beaucoup mais imaginez si l’un d’entre elles veut jouer à « Les poulets en fuite »!!! et se retrouve d’arbres en arbres, sur une artère importante… Un accident à cause d’une poule en ville… NON

Un dernier point… Le comble de la perte de contrôle… Que d’autres animaux s’ajoutent à la basse-cour de mon voisin le fermier urbain. Un cochon pour son bacon dominical, une chèvre pour couper le gazon, et quelques mini holstein pour du bon lait frais et ce dans une cour arrière du quartier Rosemont, soit un gros 60 mètres carrés… NON!

On a de la misère à contrôler l’herbe à poux et les ratons laveurs enragés… Est-ce qu’on peut commencer par enseigner le respect et la responsabilité sociale aux citoyens des villes avant de permettre ce genre d’absurdité en ville?

Mon voisin veut jouer au fermier, ya plein de beaux coins en campagne et en plus… le loyer est la moitié de celui de la ville… Quand on choisi de vivre en ville, on choisi d’acheter ses oeufs à l’épicerie.

Des poulets dans votre cour arrière

Dans un article du Los Angeles Times aujourd’hui, on parle de la recrudescence des gens qui retournent aux sources… et se construisent des poulaillers en pleine ville.

C’est une nouvelle tendance dans certaines villes des États-Unis, notamment à Madison, Wisconsin. Un truc pour vaincre la crise économique certains diront… car les oeufs, un aliment plein de protéines est donné chaque jour par ces bipèdes… gratuit? vraiment? Une douzaine d’oeufs coûte 2$ à l’épicerie… et il faut les nourir ces bêtes là! Impossible de partir en vacances sans une gardienne pour les poulets…

Je n’ai rien contre le retour aux sources ou la simplicité volontaire en temps de crise économique… mais celle là est un peu exagérée. Et imaginez si une de ces brillantes familles se retrouvaient avec des poulets grippés… N’est-ce pas le vecteur parfait pour la prochaine pandémie? Est-ce qu’on est obligé de tenter le diable de l’épidémie qui nous pend déjà sous le nez?

Des poulets dans votre cour arrière… non SVP!