Parenthèse sociale

Aujourd’hui, c’est une journée spéciale. C’est l’anniversaire d’une personne que j’aime beaucoup. Or, cette année, je dois me retenir de sauter sur le téléphone pour lui souhaiter une bonne journée…

Car cette personne a fait des choix. En fait, c’est la maladie qui a fait des choix pour elle. Vous savez, cette maladie qui enlève le bon jugement, celle qui fait des ravages exponentiels dans la société. Cette maladie qui est si tabou et dont personne ne veut entendre parler…

Mais il faut savoir que la maladie mentale, même si on n’en parle pas, elle continue d’exister. Elle continue de s’immiscer dans la vie de milliers de Québécois chaque année, de façon si insidieuse qu’on ne s’en aperçoit souvent que lorsqu’elle est bien installée.

Dans les médias, on parle souvent de statistiques… On parle des besoins qui ne sont pas comblés en santé mentale, on parle de la désinstitutionnalisation qui a échoué… Mais on parle rarement de ces histoires humaines, de ces récits tristes qui découlent des lacunes du système de santé. Dans la situation présente, c’est le manque de suivi après une hospitalisation qui a manqué et qui m’oblige aujourd’hui à me protéger émotionnellement.

Aujourd’hui, j’ai le coeur gros. Car je sais aussi que cette personne lit mon blogue religieusement. C’est un peu une façon détournée de lui souhaiter bonne fête. Mais pour ma santé à moi, je dois garder mes distances. Pour ma santé à moi, je dois être égoïste… je garde mes énergies pour bébé qui a tant besoin de moi.

Publié par Mariève Paradis

Fille de mots, passionnée de plein air et mère de 2 tannants

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  1. En fait, la maladie mentale est une maladie comme une autre, mais comme elle concerne la santé psychologique, on a tendance à la juger, à penser selon des vieux clichés judéo-chrétiens. Je suis certaine que plusieurs comparent la maladie mentale à la «folie mentale».

    Je crois que nous nous devons tous de nous rappeler que nous sommes humains. Humains avant d’«être» en fonction de notre statut social, de nos diplômes et de nos expériences de travail…

    Il faut savoir être empathique et tendre l’oreille, mais parfois, vaut mieux se protéger. En bout de ligne, nous suivons le mouvement du balancier… du monde des communes des années 1970, nous sommes passés au monde individualiste… Et si on était là pour autrui tout en se respectant.

    Ta réflexion est intéressante, et franchement, je suis certaine que cette personne dont tu parles appréciera que tu lui souhaites «bon anniversaire» via ce blogue. Après tout, tu ne l’as pas oubliée!! 🙂

    Mariève V.

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