Être ou ne pas être femme, voilà la question!

La journée internationale de la femme m’a fait réfléchir hier… Surtout parce qu’on entendait beaucoup de femmes dans les médias, des femmes qui se sont battues pour obtenir des droits qui sont aujourd’hui essentiels et acquis.

Mais on entendait très peu le discours des femmes qui, par choix, restent à la maison. J’avais l’impression hier, en entendant les féministes, que toutes et chacune des femmes devaient se prévaloir de leur droit de quitter la cuisine pour travailler… Pourtant, de plus en plus de femmes choisissent de rester à la maison le temps d’élever les enfants. Est-ce que ça les rend moins femmes parce qu’elles ne travaillent pas en dehors du foyer conjugal? Parce qu’elles travaillent, elles ne sont juste pas rémunérées pour le faire.

La journée internationale de la femme et le discours féministe m’a fait sentir un peu coupable d’ailleurs. Est-ce que je devrais avoir le goût de retourner travailler dès que ce sera possible? En fait, j’ai déjà le goût de me réaliser intellectuellement mais je trouve bébé encore trop jeune pour la « domper  » 8-10 heures par jour avec d’autres enfants. Je crois qu’elle a besoin encore de sa maman… mais c’est peut-être moi qui fait de la projection… Je ne sais pas.

C’est drôle mais habituellement la journée internationale de la femme me donne de la « drive ». Je me dis que plein de femmes avant moi se sont battues pour obtenir des droits dont je bénéficie… Mais cette année, je n’ai pas senti cette « drive ». J’ai plutôt senti une culpabilité (je suis forte là-dessus depuis que je suis maman) de ne pas être une vraie femme moderne. Parce que je n’ai pas le goût de retourner travailler tout de suite, parce que je m’ennuie pas nécessairement de la folie de la routine métro-boulot-dodo, parce que je pense à cette routine avec un enfant et je me dis que ce sera assez chaotique merci, parce que je veux garder mon doux chaos encore un peu.

Pourtant, je devrais me sentir femme car j’ai fait ce que seul la femme peut faire: enfanter. Mais non, je me sens que si je ne fais pas partie de la « game » parce que je n’ai pas l’ambition de mes amies et collègues qui travaillent. Je suis une « outsider » et je regarder passer la parade. J’ai quelques fois des remorts, j’ai peur de manquer le bateau, peur de manquer une opportunité de travail, peur de ne pas retrouver du travail après le congé, peur d’avoir été oubliée…

Comme travailleur autonome, on dirait que ces craintes sont beaucoup plus grandes, surtout parce que personne ne m’attend après le congé. Il faudra établir un plan de développement des affaires et travailler fort avant de voir les premiers articles commandés.

Je vous laisse sur un billet intéressant sur le féminisme et la femme au foyer qui explique encore mieux ma réflexion émotive et décousue…

http://infosbebe.wordpress.com/2010/12/09/feminisme-versus-mere-au-foyer/

C’est fou ce qu’une journée peut entraîner comme réflexion… Pas trop souvent, merci!

Doute, doute et redoute

Bien que le doute sur chaque geste de la vie quotienne débute pendant la grossesse, je n’ai jamais autant douté de mes capacités à accomplir quelque chose…

L’allaitement n’est pas chose facile, tout comme affronter les « solutions miracles » et les « conseils » de tous et chacun.

« Moi ça s’est passé comme ça… »

« Moi j’ai fait ça… »

« Tu devrais faire ça… »

« As-tu pensé à ça… »

Comme je le mentionnais dans la charte du respect de la femme enceinte, mêlez-vous donc de vos affaires! Si j’ai besoin de conseils, je suis encore saine d’esprit pour le demander aux ressources que je voudrai bien le faire.

Autrement, c’est de l’encouragement et du réconfort dont j’ai besoin et non d’une multitude de « solutions » qui n’en sont pas vraiment…

Je pourrais d’ailleurs sortir quelques règles d’or du respect de la femme qui allaite:

1. Ma production de lait ou l’état de mes seins ne devraient pas faire partie de conversations publiques à table ou au téléphone… et surtout pas lorsque je n’y suis pas mais que j’entends. C’est gênant, embarrassant, et surtout très inconfortable. C’est comme si on vous demandait messieurs : « Pis comment elle va ta quéquette? » Malaise :S

2. On comprend que vous voulez souhaiter la bienvenue à notre petit amour… On est bien contents de vous voir… Mais juste une heure à la fois!

3. Les histoires d’allaitement des autres ne m’intéresse pas. Ne pas raconter à moins que je demande ou que ce soit pertinent pour m’encourager.

4. Quand on entre dans une maison où se trouve un nouveau-né, c’est pas un bar… on baisse le ton et on limite les bruits.

5. Si on ne répond pas au téléphone, rappelez pas jusqu’à ce qu’on réponde… Si on ne répond pas, c’est qu’on est occupé. On a l’afficheur, on va vous rappeler quand on va être disponible.

6. Vous êtes bien gentils de nous envoyer vos voeux de bonheur et de félicitations par courriel, on apprécie… Mais fâchez-vous pas si on ne répond pas dans l’heure qui suit… on a des priorités à gérer!

Encore une fois, si vous avez d’autres règles d’or à ajouter, ne soyez pas gênés! J’adore vous lire 😉