Fais-toi confiance!

Je dois me le répéter chaque jour. Ça devient un mentrat, un slogan à toutes les sauces, un soupir d’encouragement dans les moments difficiles.

Je voulais écrire ce billet depuis plusieurs jours… La confiance d’une nouvelle maman n’est pas toujours à son plus haut. Je m’inquiète de faire des erreurs… parce qu’on parle quand même d’un être humain qui dépend complètement et exclusivement de ses parents… faudrait pas se tromper, les conséquences pourraient être désastreuses. Quand cette rengaine me revient, et hop le slogan: « Fais-toi confiance ».

Alors j’ai glâné le web, comme je le fais souvent en période d’insécurité. Et je suis tombée sur cet article du magazine Enfants Québec sur la confiance des parents. En voici un extrait:

Il est d’autant plus difficile pour les parents de rester zen dans cette ambiance qu’ils sont scrutés à la loupe par le reste de la société. « Autrefois, les enfants n’étaient que des bras pour aller travailler aux champs, dit Carl Lacharité. Personne d’autre que les parents ne s’y intéressait, et ceux-ci avaient un sentiment de propriété sur leur progéniture. Aujourd’hui, l’enfant a des droits, il est un futur citoyen, un futur électeur, un futur travailleur à part entière… il est une ressource pour la société, qui veille à son éducation conjointement avec ses parents. La société oblige ainsi ces derniers à bien l’éduquer, ce qui est très positif, puisque, comme on le sait, plus un enfant est entouré, mieux il s’épanouira. Mais il y a un revers à cette situation : les parents perçoivent comme un poids le regard de la société sur eux et ils se sentent jugés. »

C’est tellement ça! Enfin quelqu’un a mis le doigt sur ce que je n’étais pas capable d’identifier. Il existe tellement d’avis contradictoires sur chaque étape du développement de l’enfant (du nouveau-né à l’adolescent) qu’il est difficile d’y voir clair.

Alors moi, les livres et les avis qui fusent de toutes part, j’en ai ma claque. Au diable la théorie. Ma bible à moi, c’est mon mentrat: « Fais-toi confiance ». Alors je regarde, j’écoute, j’étudie ma fille et je fais de mon mieux. Et si je fais des erreurs, j’aurai admis avoir été à l’écoute de ma fille. L’humain a un pouvoir exceptionnel, celui de savoir s’adapter. Être parents, c’est savoir bien l’utiliser!

L’évolution sociale de la maternité

Billet écrit sur le coin d’une table à 5 heures le matin, le 21 octobre dernier…

Après un cinq heures de sommeil bien profond grâce à la grande aide de mon mari adoré, j’ai une pensée toute spéciale ce matin. Une pensée pour toutes ces femmes des générations passées qui, à cause des conventions sociales, ont dû s’occuper seules de leurs nouveaux-nés. J’ai une pensée pour ma grand-mère paternelle qui en a eu huit et à ma mère qui en a eu trois. Mais aussi à toutes ces femmes qui se sont inquiétées pour leur petit dernier sans pouvoir trouver de réconfort ou d’encouragement de leur conjoint tout simplement parce que ce n’était pas dans l’air du temps.

À toutes ces femmes, je dis « CHAPEAU »!

Je suis bien contente d’appartenir à cette génération où l’égalité entre les sexes semble de plus en plus possible, où les hommes prennent leur place dans le foyer familial, soit d’aider aux tâches ménagères et à l’éduction des enfants. Je suis fière que notre société ait évoluée à ce point, en si peu de temps… à peine 30 ans!

Et… merci à vous toutes qui avez combattus pour obtenir l’aide parternelle dont vous auriez dû vous aussi bénéficier.

C’est un bonheur pur et simple de savoir que l’homme de ma vie est derrière moi et m’appuie dans ce nouveau défi qu’est la maternité.

Alors nouveaux papas, sachez que le plus beau cadeau que vous pouvez donner a votre amour pour la remercier de vous avoir donné de la progéniture, c’est de l’appuyer inconditionnellement, lui dire que c’est une bonne maman lorsqu’elle en doute, et la réconforter lorsque les blues passent plus dans la porte…

C’est un cadeau précieux qu’elle appréciera et chérira!