Il y a un an…

Il y a un an, je tombais enceinte.

Je croyais que j’étais fatiguée… j’avais rien vu! Je dormais quand j’en avais besoin, j’écoutais mon corps et répondais à ses besoins… maintenant, je passe en deuxième… et la fatigue aussi.

Ma grossesse semble si loin mais pourtant si proche. J’ai beaucoup de misère à me rappeler ma vie avant bébé… moi enceinte, travaillant encore… tout me semble si flou, si surréel. On dirait que je ne suis qu’une maman depuis toujours!

Pourtant, ça ne fait que trois mois… Il y a trois mois, je rageais pour que bébé sorte au plus vite. Il y a trois mois, j’avais hâte de ne pas dormir pour cajoler ce petit être que j’avais si hâte de rencontrer… 

Les temps changent…

Publicités

L’art de se crémer

Certains y croient, d’autres pas… mais le marketing cosmétique lui, est assez fort pour jouer sur les émotions des femmes, surtout lorsqu’elles sont enceintes.

« Peau plus douce »

« Peau d’apparence plus jeune »

« Pas de différence entre votre peau et celle de bébé »

« Prévient les vergetures »

Pendant ma grossesse, j’ai été plus catholique que le pape… je dois l’avouer…

Crème antivergeture (pas celle à 50$ mais bien celle à 8$ avec collagène et élastine machin) le matin avant de m’habillet, beurrage à l’huile d’amande douce ou au beurre de cacao le soir, tous les jours dès le 3e mois de grossesse.

Les résultats? À peine quelques petites marques mais rien n’a craqué!

Est-ce la génétique ou l’apport du collagène et des autres produits soit disant « miraculeux » qui, soit dit en passant n’ont pas besoin de coûter 50$ pour hydrater la peau, qui ont fonctionné? Ça reste un mystère…

Quoi qu’il en soit, c’était un petit moment de bonheur pour moi de flatter ma bédaine soir et matin. Un petit moment pour parler au bébé en gestation et de sentir tranquillement un lien s’établir avec ce beau bébé en devenir!

Maudites hormones

Je pensais en avoir fini avec le combat des hormones avec l’accouchement… Hé non! Il semble que leur magnifique travail s’éternise longtemps après la délivrance.

Elles sont indispensables à la création de la vie, soit, mais qu’est-ce qu’elles peuvent être chiantes!

Alors que pendant la grossesse, elles filaient à vive allure dans mes veines, présentement, j’ai davantage l’impression qu’elles me laissent tomber à des moments importants, comme au beau milieu de la nuit entre deux têtées…

Si chaque jour est différent depuis la venue de notre belle Sophie, les hormones elles s’amusent à jouer avec le robinet de mes émotions. Cinq minutes de bonheur magique, 15 minutes d’angoisse et de panique, 10 de découragement et de détresse, et on retourne au bonheur total… Mélangez le tout avec la déprivation constante de sommeil… Ça fait un beau mélange explosif!

Je suis sûre qu’une telle bombe à retardement pourrait être qualifiée d’arme de destruction massive par les inspecteurs de l’ONU…

Charte du respect de la femme enceinte

Parce que j’en suis rendue au-delà de la limite des 40 semaines…

Parce que j’ai vécu une grossesse en santé et tout à fait normale…

Parce que ma première grossesse m’a fait réalisé plein de choses…

Je me permets d’émettre la Charte du respect de la femme enceinte:

1. Les affiches dans le métro avec une madame qui se tient le ventre, c’est pas de la décoration. Lorsque c’est inscrit siège prioritaire, ce devrait être pour les gens qui en ont besoin. J’ai souvent remarqué que les gens sont dans leur bulle dans le métro. Normal, moi aussi je n’ai pas me frotter à des étrangers en me réveillant ou après une journée de travail… Par contre, lorsqu’on est assis dans un siège prioritaire, c’est un devoir de vérifier si une personne n’aurait pas besoin de ce siège. Une question de respect et de civisme.

2. De plus en plus de commerçants offrent des places de stationnement réservées aux jeunes familles et aux femmes enceintes. Il n’y a pas de vignettes requises pour se stationner dans ces cases de stationnement… mais pensez-y donc deux fois avant de prendre ces places. Ça devient vraiment fâchant de remarquer que la p’tite madame au Wal-Mart s’est stationnée dans cet emplacement pour ne pas avoir à marcher 3 pas de plus avec son panier rempli de chips et de liqueur en spécial…

3. Avant d’être moi-même enceinte, je l’avoue, j’étais attendrie par les bedons ronds au centre d’achat. Mais de là à les pointer du doigt… NON! Ben oui, je suis enceinte jusqu’aux oreilles mais c’est pas une raison pour manquer de subtilité en arrachant le bras de votre conjoint au passage d’une baleine échouée se balançant tant bien que mal pour avancer!

4. C’est pas parce qu’on est enceinte qu’on a le goût de parler à des étrangers… Combien de fois je me suis fait demander par une caissière, une vendeuse et même des purs étrangers sur la rue : « C’est pour quand? » ou « C’est un garçon hein? » NON MAIS DE QUOI JE ME MÊLE! Le pire, c’est quand une caissière d’une épicerie m’a dit que je ne devrais pas flatter ma bédaine parce que j’allais gâter mon bébé… Gardez donc vos stupides réflexions et vos élans de diseuses de bonaventure pour deviner le sexe du bébé.

Voilà c’est dit!

Vous avez d’autres articles à ajouter à cette charte, be my guest 🙂

Vers la fin…

J’en suis à ma 36 semaine de grossesse. Les changements dans mon corps ont pris une courbe exponentielle. Chaque jour, je me demande ce que me réservera l’inconfort de la journée.

Depuis quelques jours, les fausses contractions étaient devenues mes amies. Toutes les heures, elles venaient durcir un ventre déjà assez bien rempli. Le tout accompagné de petites crampes lorsque madame décidait de s’installer fermement la tête en bas.

Aujourd’hui, c’est les courbatures à des endroits que je ne croyais pas possible d’en avoir… Mes aines sont en feu!

Bref, un inconfort généralisé s’installe tranquillement, prouvant que le travail approche, prouvant aussi que je devrait inévitablement passer par un accouchement dans un avenir rapproché!

C’est un cocktail d’émotions assez puissant qui me tenaille… mais sachant que je pourrai enfin serrer ce petit être, notre fille, dans mes bras très bientôt, me rassure et m’apaise de ces nombreux malaises.

On t’attend ma chérie…

Aberration du système de santé

Être enceinte signifie de se retrouver dans le système de santé plus souvent qu’à son tour… Et ce ne sont pas toujours des expériences agréables!

J’ai parlé dans un billet précédent de mon expérience au centre de prélèvement du CLSC.

Et encore une fois, je suis au coeur d’une aberration de notre merveilleux système de santé!

Dès le début de la grossesse, il peut être difficile de se trouver un médecin qui va suivre la grossesse. Il manque d’obstétriciens au Québec, les médecins de famille sont débordés et le babyboom n’aide pas la situation. Ainsi, il peut être frustrant pour certaines femmes de se trouver un médecin de confiance… Oubliez les sages-femmes, la liste d’attente est si longue qu’il faut attendre parfois jusqu’à 20 ou 25 semaines de grossesse avant d’espérer avoir un suivi dans une maison des naissances.

La majorité des femmes n’auront donc même pas le choix d’accoucher à un hôpital plutôt qu’un autre… C’est le premier médecin qui a des disponibilités qui va faire l’affaire, on a pas le choix. J’aurais peut-être pu magasiner mais je craignais de ne pas pouvoir trouver un autre médecin. Ainsi, j’accoucherai à l’hôpital Sacré-Coeur, reconnu pour son département de traumatologie… pas pour sa maternité! En fait, la maternité est l’une des ailes les plus désuètes de l’hôpital selon certaines personnes… Et c’est là l’aberration… Je le sais pas, on ne peut pas visiter!

Autant on dit aux femmes enceintes de s’informer de l’hôpital et de ses procédures pendant les cours prénataux, autant certains hôpitaux, dont Sacré-Coeur, n’acceptent aucune visite de femmes enceintes avant qu’elles aient atteints 36 semaines de grossesse… À 36 semaines de grossesse, le bébé est considéré comme à terme et pourrait donc voir le jour en avance (même si je sais que c’est assez rare, surtout pour un premier bébé).

Pire! À l’hôpital Lakeshore, dans l’ouest de l’île, les femmes enceintes qui désirent visiter la maternité doivent payer 20$.

Ce double discours entre la première ligne et les services hospitaliers n’est pas le seul évidemment. Mais c’est tout de même assez frustrant d’attendre 20 minutes au téléphone pour prendre rendez-vous pour visiter un hôpital pour se faire finalement dire que l’horaire de septembre n’est pas encore disponible et qu’il faudra rappeler en août!

Cette histoire me rappelle aussi un article paru dans La Presse la semaine dernière concernant les échographies. Plusieurs patients n’arrivent pas à avoir des échographies alors que leur état de santé requiert un diagnostic. Certains peuvent attendre jusqu’à un an! On entendait sur toutes les tribunes que les femmes enceintes étaient en priorité… vraiment?

À mon premier rendez-vous chez le médecin, il me donne une prescription pour prendre rendez-vous pour l’échographie de 20 semaines. J’étais alors à 11 semaines. Ce que j’ignorais c’est qu’il fallait vraiment que je prenne rendez-vous  immédiatement pour être certaine d’avoir mon échographie à 20 semaines. Il faut donc appeler au minimum 2 mois à l’avance pour avoir une échographie foetale alors que dans le privé, un appel suffit pour avoir un rendez-vous la semaine suivante.

Il y a définitivement quelque chose qui cloche avec notre merveilleux système de santé universel si bien pensé… Et ce qui cloche, entre autres, ce sont les règles de la bureaucratie qui ralentissent le travail des professionnels. Ça prend un ménage et vite! Avec le vieillissement de la population et maintenant la procréation assistée remboursée par la RAMQ, va falloir être efficace dans le système de santé. Les soins aux femmes enceintes et aux personnes âgées devraient être une priorité!

Recrutement de femmes enceintes

À voir le nombre de femmes enceintes au Salon de la maternité, paternité, enfants la fin de semaine dernière, on peut croire à ce fameux babyboom!

C’est une bonne occasion pour les chercheurs de trouver un bassin intéressant de femmes enceintes pour participer à des études scientifiques… mais attention! Je ne parle pas d’études de médicaments où la prudence fait loi… mais plutôt d’études qui permettent de mieux comprendre le développement du bébé dans le corps de la femme.

On en connait évidemment beaucoup… beaucoup plus qu’au temps où j’étais un embryon moi-même! Mais il reste des zones grises…

D’ailleurs, le département de kinésiologie de l’Université de Montréal recherche présentement des femmes enceintes en début de grossesse pour un suivi de l’activité physique pendant la grossesse. J’ai accepté de faire partie de cette étude pour plusieurs raisons…

En tant que journaliste scientifique, je trouve super intéressant de jouer au rat de laboratoire. Plutôt que de décortiquer les conclusions des chercheurs, je crois qu’il est intéressant pour ma propre connaissance personnelle de savoir ce que c’est d’être un sujet dans une telle étude.

De plus, Élise est vraiment chouette! Et l’idée de l’étude m’intéresse grandement. Lorsque le bébé sera né, on mesurera l’activité cérébrale du nouveau-né pour voir si l’activité physique a un lien avec le développement cognitif intra grosse bédaine!

Bref, si vous êtes une femme enceinte et vous êtes intéressée à participer à cette étude, contactez Élise Labonté-LeMoyne, Projet Maman en santé, Bébé brillant!apgrossesse@kinesio.umontreal.ca, 514-343-6111 poste 5380

Passez-le mot! Je suis certaine qu’il y a des grosses bédaines en devenir dans votre entourage!