« Madame, vous êtes une bonne maman »

J’arrive de la clinique d’allaitement de l’hôpital général juif. Cette clinique est LA référence en allaitement au Québec, où les cas plus difficiles d’allaitement sont référés par les professionnels de la santé.

J’ai eu la chance d’être référée par une infirmière du CLSC de Villeray, pas celle de mon quartier… mais ce fut une des meilleures choses qui me soient arrivées depuis le début de l’allaitement.

Ce matin, Louise, l’infirmière me disait « Madame, vous êtes une bonne maman. Vous savez deviner les besoins de votre bébé. Vous avez les capacités à bien vous occuper d’elle. »

Ça semble banal mais pourtant chaque maman qui a un bébé à la maison devrait avoir le droit de se faire dire une telle chose. Pas seulement par des professionnels de la santé, mais aussi par les proches. Vous avez une nouvelle maman autour de vous, rassurez-la. On a beau dire ce qu’on voudra, le moral d’une nouvelle maman joue aux montagnes russes…

Personnellement, me faire dire une telle chose me redonne chaque fois confiance. S’occuper d’un bébé n’est pas une mince tâche au quotidien et chaque petit encouragement aide à surmonter les journées plus difficiles.

Nous sommes dans une société où on parle des nouvelles mamans comme des femmes fortes qui vont à l’aquaforme, au cinéma, en plus des nombreuses causeries et activités maman-bébé. On commence déjà à parler de superwomen. On me demande déjà quand j’ai l’intention de reprendre le travail…

Par contre, il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas toujours facile d’inclure ces activités au quotidien avec un bébé de trois mois, encore moins recommencer à travailler (chapeau à celles qui le font). Entre les boires, le ménage, le repos bien mérité, il faut se garder un peu de temps pour soi aussi…

C’est bien qu’il y ait des ressources pour aider les mamans à briser leur isolement. Mais on peut-tu aussi décider de s’habiller en mou, rester à la maison, écouter des films et dormir l’après-midi sans se sentir coupable?!?

Dans la vie d’une nouvelle maman, il y a des bonnes et des moins bonnes journées…

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Maudites hormones

Je pensais en avoir fini avec le combat des hormones avec l’accouchement… Hé non! Il semble que leur magnifique travail s’éternise longtemps après la délivrance.

Elles sont indispensables à la création de la vie, soit, mais qu’est-ce qu’elles peuvent être chiantes!

Alors que pendant la grossesse, elles filaient à vive allure dans mes veines, présentement, j’ai davantage l’impression qu’elles me laissent tomber à des moments importants, comme au beau milieu de la nuit entre deux têtées…

Si chaque jour est différent depuis la venue de notre belle Sophie, les hormones elles s’amusent à jouer avec le robinet de mes émotions. Cinq minutes de bonheur magique, 15 minutes d’angoisse et de panique, 10 de découragement et de détresse, et on retourne au bonheur total… Mélangez le tout avec la déprivation constante de sommeil… Ça fait un beau mélange explosif!

Je suis sûre qu’une telle bombe à retardement pourrait être qualifiée d’arme de destruction massive par les inspecteurs de l’ONU…

Vers la fin…

J’en suis à ma 36 semaine de grossesse. Les changements dans mon corps ont pris une courbe exponentielle. Chaque jour, je me demande ce que me réservera l’inconfort de la journée.

Depuis quelques jours, les fausses contractions étaient devenues mes amies. Toutes les heures, elles venaient durcir un ventre déjà assez bien rempli. Le tout accompagné de petites crampes lorsque madame décidait de s’installer fermement la tête en bas.

Aujourd’hui, c’est les courbatures à des endroits que je ne croyais pas possible d’en avoir… Mes aines sont en feu!

Bref, un inconfort généralisé s’installe tranquillement, prouvant que le travail approche, prouvant aussi que je devrait inévitablement passer par un accouchement dans un avenir rapproché!

C’est un cocktail d’émotions assez puissant qui me tenaille… mais sachant que je pourrai enfin serrer ce petit être, notre fille, dans mes bras très bientôt, me rassure et m’apaise de ces nombreux malaises.

On t’attend ma chérie…