Le contrat de TC Media en questions/réponses

L’AJIQ a reçu énormément de questions au sujet du nouveau contrat de Médias Transcontinental (TC Media). Je partage ici quelques-unes des questions, suivies des réponses. Merci à mon collègue André Dumont, VP sortant de l’AJIQ d’avoir compilé les questions et formulé les réponses.

Q. J’ai signé le contrat. Puis-je traduire mes articles en anglais et les vendre à une publication de Toronto?

R. Non. Vous n’êtes plus détenteur des droits d’auteur sur vos articles.

Q. Pourrais-je un jour publier un livre avec mes articles?

R. Oui. Vous devrez d’abord racheter vos droits à TC Media.

Q. Mon père est particulièrement fier de mon article publié dans Coup de pouce. Peut-il le reproduire dans un album qui sera vendu lors du grand rassemblement des Tremblay d’Amérique?

R. Oui. Il devra d’abord négocier une licence avec TC Media.

Q. Puis-je revendre mon article à un journal communautaire de Tombouctou?

R. Non. Le contrat accorde aussi l’exclusivité à TC Media pour le Mali.

Q. TC Media peut-elle modifier mes articles sans mon consentement?

R. Tout à fait. Vous avez renoncé à votre droit moral. Vous n’avez plus de regard sur l’intégrité de vos articles. Votre signature ne garantit plus au lecteur que c’est vous qui avez réellement créé le contenu de vos articles.

Q. Mon nom apparaîtra-t-il toujours avec mes articles?

R. TC Media se donne le droit d’écarter votre nom « pour des motifs raisonnables ». Par exemple, il serait tout à fait raisonnable de retirer votre nom si un de vos articles devient un publireportage. Ou si un extrait de votre article devient le slogan d’un annonceur. Il pourrait aussi être raisonnable d’écarter votre nom si des extraits de vos articles étaient intégrés à ceux d’autres auteurs.

Q. Le contrat parle de « droits moraux ». Ai-je plus d’un droit moral?

R. Non, vous n’avez qu’un seul droit moral. À moins que vous écriviez sous plus d’un nom de plume, ou que vous souffriez du trouble de personnalités multiples.

Q. Si TC Media publie mon article à plusieurs reprises, serais-je payé davantage?

R. Non. TC Media peut publier vos articles à de multiples reprises sous l’une de ses multiples « marques », le vendre à d’autres éditeurs, le traduire en panjabi et le publier dans un livre à succès, sans que vous ne touchiez un cent de plus.

Q. Mon oncle patenteux est en train d’inventer un média qui permettra de lire des articles dans le ciel, lors de soirs de pleine lune. Pourra-t-il publier mes articles?

R. Désolé. TC Media y a pensé avant votre oncle. Le contrat inclut les droits pour les médias « actuellement connus ou ultérieurement créés. »

Q. Le contrat de TC Media est-il compatible avec les Dix principes d’un contrat équitable que prônent la FPJQ et l’AJIQ?

R. Vous trouverez la réponse en lisant les Dix principes d’un contrat équitable.

Q. J’ai signé le nouveau contrat au même tarif que l’ancien. Me suis-je fait avoir?

R. D’aplomb! TC Media trouve vos articles tellement bons qu’il a demandé une licence pour tous les magazines, journaux, sites internet et autres médias de partout dans le monde! D’après nos calculs, vous devriez demander 42 723 $ le feuillet. Si la planète Mars avait été incluse, ce serait encore plus.

Q. Je n’ai pas encore signé. Le contrat est-il négociable?

R. Tout contrat est négociable. Bonne chance.

Q. On me dit que si je veux collaborer et vendre mes articles à TC Media, je dois signer le contrat tel quel, sans pouvoir en modifier les clauses. Est-ce possible?

R. Impossible. Si c’était le cas, ce contrat serait un contrat d’adhésion. Il n’aurait aucune valeur légale.

Congrès scientifique à San Diego

Le congrès annuel l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) s’est déroulé en fin de semaine dernière à San Diego. L’un des plus gros congrès scientifique au monde, il a attiré plus de 700 journalistes scientifiques provenant des quatre coins de la planète.

J’y était, je faisais partie de ces nombreux journalistes qui, curieux, voulaient en apprendre plus sur des sujets variés ayant un point en commun: la science. Mais laissez-moi vous dire que la science a le dos large! Chaque instant de votre vie contient un élément scientifique que vous le vouliez ou non.

Je me suis donc retrouvé dans ce centre des congrès où scientifiques, journalistes scientifiques, universités, étudiants, institutions, agences gouvernementales partagent et échangent leurs connaissances. J’avoue avoir vécu à plusieurs reprises un petit – lire GROS – syndrome de l’imposteur.

Mais une fois revenue à la maison, avec des commandes d’articles à combler les temps libres pour toute la semaine, je dois dire que je suis ravie d’y être allée.

L’Agence Science Presse a immédiatement été enchantée par ma proposition de collaboration. Depuis lundi, je travaille d’arrache-pied à remettre des articles sur des conférences. D’ailleurs,  je livrerai mes impressions sur le congrès et sur l’aspect politique lors de la prochaine émission JE VOTE POUR LA SCIENCE à Radio Centre-Ville.

Ensuite, une collaboration avec GaïaPresse sur deux questions environnementales très intéressantes s’ajoutera à mon porte-folio scientifique. J’y parlerai de géo-ingénierie et de nanotechnologies. Évidemment, je vous tiendrai au courant lorsque les articles seront mis en ligne.

Finalement, deux articles plus « professionnels » dans mon domaine viendront compléter le tableau. Un article à venir dans le Trente – magazine des journalistes du Québec – sur l’avenir du journalisme scientifique et un autre dans l’Omniscient, journal de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec.

Ce fût vraiment une expérience exceptionnelle autant au point de vue professionnel que personnel. J’ai rencontré des gens, j’ai échangé avec des scientifiques et surtout j’ai ingurgité une dose importante de confiance en moi.

Voici les articles publiés jusqu’à maintenant – et ceux à venir – sur le site de l’Agence Science Presse:

Enseigner la science par les jeux vidéos

Simuler pour éviter le pire

Vers un traitement pour les allergies alimentaires

Peut-on jouer avec le thermostat de la Terre?

La lune de miel scientifique d’Obama