Retour sur les poules…

Dans un article précédent, je parlais des poules en ville. Certains écolos trouvent l’idée génial d’avoir des oeufs frais tous les jours en plus de l’engrais naturel et de l’extermination de méchants insectes. J’ai exprimé mon opinion avec des arguments solides à ce sujet hier.

Je reviens à la charge parce que je lis encore plein de choses à ce sujet sur le web et ça m’inquiète. Plusieurs villes aux États-Unis permettent la possession de poules en milieu urbain, donc Los Angeles. Mais il faut comprendre que les États-Unis ont de l’espace… même en milieu urbain à Los Angeles, le voisin n’est pas à 5 mètres. Montréal s’est plutôt bâti sur le style européen et je ne crois pas que Berlin ou Paris permettent les poules sur les balcons.

Justement parlant de balcons… Si Montréal permettait les poules en milieux urbains, comment déterminer que la personne en logement ne peut avoir de poules mais que celui qui vit dans un duplex avec cour peut en avoir. Je crois qu’avec la Charte des droits qu’on a, on pourrait avoir droit à un très beau cas de discrimination sur les bras… Ce serait ouvrir une porte qu’on en veut pas vraiment ouvrir.

Et en hiver, on les met où ces poules-là? C’est pas très écolo de chauffer un bâtiment pour garder les poules au chaud… On fait même pas ça avec nos itinérants! Je vois mal une poule essayer de picosser à travers la neige.

Je parlais aussi que les poules ça vole… et pour être totalement écolo, faudrait les laisser se promener. En campagne, ça va mais si une poule se retrouvait sur le boulevard Rosemont? Moi j’ai vu un petit chien se sauver de sa maison et se retrouver sur la rue Sherbrooke en plein trafic matinal… et je l’ai entendu hurler de douleur quand une voiture l’a frappé.

Et que dire des bestioles nocturnes qui aimeraient bien se faire un lunch de volaille… Imaginez cocotte reviens d’une escapade nocturne avec une odeur de moufette… Ça donne le goût de manger ses oeufs! En plus des chats, chiens et autres animaux errants, les poules… belles batailles de ruelles en perspectives.

Ça semble intéressant comme idée pour ramener de l’humanité à la ville mais tellement de gens manquent de jugement en ville. On aurait vite perdu le contrôle. Un manque de civisme flagrant de certaines personnes qui n’enlèvent pas l’herbe à poux sur leur terrain ou ne coupent tout simplement pas leur gazon (comme notre voisin) démontrent à quel point il serait difficile de gérer un tel règlement.

Et justement, parlant de règlement. Qui va payer pour faire respecter ce règlement. On a de la misère à faire respecter des règlements beaucoup plus crucial comme celui sur les pesticides ou sur les moteurs des voitures arrêtés… gérer un règlement qui permet des poules dans les cours arrières semble vraiment une non-priorité.

On a vu récemment un piton en pleine ville, et d’autres propriétaires négligeant leurs animaux domestiques, exotiques ou non. Imaginez si un propriétaire de quelques poules les négligent et qu’une maladie se propage dans la ville. Je n’ose même pas penser à quelle vitesse une maladie pourrait se propager chez les autres animaux et éventuellement, par mutation chez les humains. Quand un poulailler est malade, il est facile à cerner. Mais quand on se prétend fermier à temps partiel, en plus du travail, on ne voit pas nécessairement qu’une ou deux des poules ne feel pas.

Selon moi, pour avoir des produits frais, notamment des oeufs frais, il faut utiliser les services des paniers bio. Une initiative très intéressante et qui permet de soutenir l’agriculture biologique et locale. Les écolos ont milité pour que ce genre de projets voit le jour et maintenant veulent les mettre aux oubliettes pour jouer aux fermiers eux-mêmes… L’agriculture est une profession difficile et prend du temps. Laissez les rats des champs s’en occuper…

Quand on choisi d’être un rat de ville, on accepte les contraintes de la ville. Et ça signifie de ne pas avoir de poule dans son jardin.

Rectification d'opinion…

Certaines personnes, pour ne pas nommer Cécile Gladel, journaliste écolo que je respecte, ne sont pas d’accord avec ma prise de position contre les poules en milieu urbain.

Voici mon point… Si on permet les poules en ville, pas beaucoup 5 ou 6 petites poules, qui donnent 5 ou 6 oeufs par jour… On va perdre totalement le contrôle. Tout le monde sait que lorsqu’on donne un pouce, certaines personnes prennent un pied. Personnellement, me faire réveiller par un coq aux aurores parce que mon voisin le fermier urbain a décidé qu’il ne voulait pas payer pour ses poules et s’approvisionner en fertilisant ses poules par un beau mâle… NON!

Un autre point… Même si les poulets sont assez sédentaires, ça vole ces bibittes là! Pas beaucoup mais imaginez si l’un d’entre elles veut jouer à « Les poulets en fuite »!!! et se retrouve d’arbres en arbres, sur une artère importante… Un accident à cause d’une poule en ville… NON

Un dernier point… Le comble de la perte de contrôle… Que d’autres animaux s’ajoutent à la basse-cour de mon voisin le fermier urbain. Un cochon pour son bacon dominical, une chèvre pour couper le gazon, et quelques mini holstein pour du bon lait frais et ce dans une cour arrière du quartier Rosemont, soit un gros 60 mètres carrés… NON!

On a de la misère à contrôler l’herbe à poux et les ratons laveurs enragés… Est-ce qu’on peut commencer par enseigner le respect et la responsabilité sociale aux citoyens des villes avant de permettre ce genre d’absurdité en ville?

Mon voisin veut jouer au fermier, ya plein de beaux coins en campagne et en plus… le loyer est la moitié de celui de la ville… Quand on choisi de vivre en ville, on choisi d’acheter ses oeufs à l’épicerie.