L’Année polaire internationale

La semaine dernière, du 22 au 27 avril 2012, j’ai assisté à la Conférence de l’Année internationale polaire.

Une conférence réunissant des milliers de scientifiques de différents domaines pour partager leurs connaissannces de l’Arctique et l’Antarctique.

J’y allais principalement pour mon projet de reportage sur le recrutement des professionnels de la santé des communautés du Nord, mais j’y étais également pour l’Agence Science-Presse. J’ai couvert quatre conférences sur des sujets complètements différents, mais tous reliés aux régions polaires.

J’ai pu écouter les propos de Gro Harlem Brundtland, ex-première ministre de la Norvège et leader international du développement durable, sur la mobilisation des connaissances scientifiques pour une action politique.

J’ai aussi pu assister à une table ronde sur le manque de sensibilisation du grand public aux enjeux que vivent les régions polaires et ses populations.

J’ai également pu voir deux représentants de compagnies pétrolières se démener devant une salle remplie de scientifiques, de représentants Inuit et de groupes environnementaux sur l’exploration pétrolière et gazière au large des côtes de l’Arctique.

Finalement, j’ai écouté des spécialistes faire un constat troublant de la santé des populations vivant dans l’Arctique.

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Il y a eu quatre Années polaires internationales depuis 1882. Créée au départ pour partager les connaissances des scientifiques du monde en climatologie et en géophysique, l’Année polaire internationale a élargi ses champs de recherche avec les années.

On doit à l’Année internationale polaire de 1882-1883 une meilleure compréhension du climat de l’Arctique et de l’Antarctique. Douze pays y ont participé.

En 1932-1933, on y étudie les notions d’anomalies magnétiques pour mieux comprendre les pôles. Les scientifiques en apprennent ainsi davantage sur les aurores boréales et sur le courant-jet.

En 1956-1957, avec la Deuxième Guerre mondiale terminée, on a pu appliqué de nouvelles technologies à la science, comme l’utilisation du radar.

En 2007-2009, pour la quatrième Année polaire internationale, on a pu étudier le rôle moteur des pôles dans la régulation du climat et l’impact des changements climatiques sur ces régions. Elle avait aussi pour mission de sensibiliser le grand public à ce qui se passe dans ces régions fragilisées par les changements climatiques.

Et pour la première fois depuis 1882, l’Année polaire internationale incluait des recherches sur la santé des communautées vivants dans l’Arctique. Une réalité, occultée, mais pourtant brutale et essentielle pour comprendre les conséquences globales des changements climatiques sur les régions polaires.

Pour connaître le programme canadien de l’Année polaire internationale 2007-2009

Pour en savoir plus sur la Conférence de l’Année polaire internationale 2012 à Montréal

De retour du E3

Je le sais… ça fait presque deux semaines que je suis revenue de Los Angeles, mais j’ai manqué de temps pour vous informer des articles que j’ai écrit lors de ce salon du jeux vidéo. Grâce à l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse, j’ai couvert le E3 pour MSN.ca et pour l’Agence Science-Presse.

C’était une expérience assez impressionnante, compte tenu que je ne suis pas une geek du jeu vidéo. Mais je dois avouer que je me suis trouvé des intérêts pour certains nouveaux jeux comme Zelda sur la Wii, que j’attends avec impatience maintenant.

Couvrir ce salon m’a rappelé lorsque j’ai couvert le AAAS (congrès scientifique à San Diego en février dernier). Il y avait des journalistes provenant des quatre coins de la planète, une salle de presse impressionnante et beaucoup de commanditaires qui désiraient se faire voir!

Ça été toute une expérience pour la petite madame en conception car mon bébé a dansé au rythme des musiques de jeux vidéos toute la semaine! 

Voici les liens vers les articles:

Dévoilement de jeux vidéo au E3 – MSN.ca Techno

L’extravagance du E3 – MSN.ca Techno

Les faits saillants du E3 – MSN.ca Techno

Quand le jeu devient sérieux – Agence Science-Presse

Congrès scientifique à San Diego

Le congrès annuel l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) s’est déroulé en fin de semaine dernière à San Diego. L’un des plus gros congrès scientifique au monde, il a attiré plus de 700 journalistes scientifiques provenant des quatre coins de la planète.

J’y était, je faisais partie de ces nombreux journalistes qui, curieux, voulaient en apprendre plus sur des sujets variés ayant un point en commun: la science. Mais laissez-moi vous dire que la science a le dos large! Chaque instant de votre vie contient un élément scientifique que vous le vouliez ou non.

Je me suis donc retrouvé dans ce centre des congrès où scientifiques, journalistes scientifiques, universités, étudiants, institutions, agences gouvernementales partagent et échangent leurs connaissances. J’avoue avoir vécu à plusieurs reprises un petit – lire GROS – syndrome de l’imposteur.

Mais une fois revenue à la maison, avec des commandes d’articles à combler les temps libres pour toute la semaine, je dois dire que je suis ravie d’y être allée.

L’Agence Science Presse a immédiatement été enchantée par ma proposition de collaboration. Depuis lundi, je travaille d’arrache-pied à remettre des articles sur des conférences. D’ailleurs,  je livrerai mes impressions sur le congrès et sur l’aspect politique lors de la prochaine émission JE VOTE POUR LA SCIENCE à Radio Centre-Ville.

Ensuite, une collaboration avec GaïaPresse sur deux questions environnementales très intéressantes s’ajoutera à mon porte-folio scientifique. J’y parlerai de géo-ingénierie et de nanotechnologies. Évidemment, je vous tiendrai au courant lorsque les articles seront mis en ligne.

Finalement, deux articles plus « professionnels » dans mon domaine viendront compléter le tableau. Un article à venir dans le Trente – magazine des journalistes du Québec – sur l’avenir du journalisme scientifique et un autre dans l’Omniscient, journal de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec.

Ce fût vraiment une expérience exceptionnelle autant au point de vue professionnel que personnel. J’ai rencontré des gens, j’ai échangé avec des scientifiques et surtout j’ai ingurgité une dose importante de confiance en moi.

Voici les articles publiés jusqu’à maintenant – et ceux à venir – sur le site de l’Agence Science Presse:

Enseigner la science par les jeux vidéos

Simuler pour éviter le pire

Vers un traitement pour les allergies alimentaires

Peut-on jouer avec le thermostat de la Terre?

La lune de miel scientifique d’Obama