Les chats aussi sont contents!

Charles revient d’un voyage de 12 jours en Chine. J’avais très hâte qu’il revienne et je n’étais pas la seule.

Je pense que Dixie s’est aussi ennuyée… Qu’en pensez-vous?

Coupable de gourmandise…

Ça y est, je paye pour manger de la bonne bouffe chinoise! Hier, nous sommes allés manger avec des amis dans un restaurant sichuanais. Cette province de la Chine, qui est devenue très connue depuis le tremblement de terre du 12 mai dernier, a une cuisine vraiment toute particulière. C’est tellement épicé qu’on en devient malade! En fait, c’est ce qui m’est arrivé ce matin.

Mais c’était tellement bon hier, je crois bien que ça vallait la peine d’en payer le prix 😉 Une chance qu’on avait demandé au serveur qu’on ne voulait pas de nourriture trop épicée! Imaginez comment les gens du Sichuan peuvent manger épicé.

Très étonnant, le collègue de travail de Charles vient du Sichuan… Il ne peut pas manger épicé. C’est comme si un Québécois était malade chaque fois qu’il mangeait une poutine (c’est sûr qu’il y en a… mais quelle déception!!!).

Visite à Hong Kong

Deuxième journée dans le déluge, je devais me rendre à Hong Kong pour des entrevues planifiées pour des articles futurs.

J’ai pu rencontrer le directeur d’un centre d’essais cliniques affilié à l’Université de Hong Kong. Une rencontre vraiment passionnante.

Ensuite, j’ai visité le Science Museum of Hong Kong. Vous auriez dû voir Charles (qui ne travaillait pas faute de courant au travail à cause de la tempête…). Il était comme un enfant de cinq ans dans un magasin de bonbons.

Hong Kong est beaucoup moins agréable dans un contexte gris et brumeux. Le trafic y est insupportable. D’ailleurs, le matin, pour se rendre à la douane entre Shenzhen et Hong Kong, il nous a fallu plus de 30 minutes pour dénicher un taxi. Quand il pleut, les taxis font des affaires d’or!

Prise au piège…

J’ai bien fait de rejeter la sortie aujourd’hui… Il est 9h30 mercredi matin… Le typhon Fengshen nous asaille depuis seulement quelques heures. La ruelle qui donne à notre hôtel est inondée, l’eau monte considérablement depuis les dernières heures. Pour marcher, il faut s’attendre à avoir de l’eau jusqu’à la mi-mollet. Le boulevard en face de l’hôtel est aussi inondé, les voitures passent au compte-goutte, de peur de rester prises dans l’accumulation d’eau, qui s’élève presque jusqu’en haut de pneus.

Les piétons tentent tant bien que mal de traverser les rues inondées. Les cyclistes pédalent dans l’eau, un enfant de deux ou trois ans avait de l’eau jusqu’à la taille.

Il ne semble pas que la pluie cessera bientôt… La pluie est aussi forte et reprend de la vigueur toutes les 30 minutes.

C’est une vision que je ne croyais jamais voir de mes yeux ici à Shenzhen. Les accumulations d’eau sont assez impressionnantes, considérant que le quartier de Nanshan (où nous habitons) est un des quartiers les plus récents de la ville avec des routes bétonnées et des systèmes d’évacuation de l’eau. L’Université de Shenzhen fait partie de ce quartier très populaire pour les jeunes professionnels…

Même à Montréal, avec la pluie qui tombe, il y aurait des inondations. C’est le déluge!

Fengshen a frappé!

Après avoir fait de nombreuses victimes aux Philippines, le typhon Fengshen, devenu une tempête tropicale, a frappé Shenzhen dans la nuit de mardi à mercredi. Le vent s’est levé vers 2h du matin, à 4h il pleuvait et le vent poussait la pluie vers l’horizontal. Le typhon a perdu la moitié de sa vigueur depuis qu’il a frappé les Philippines il y a quelques jours.

Ce mercredi matin, Fengshen est encore avec nous. Il pleut comme j’ai jamais vu dans ma vie et le vent est très présent. Rien ne sert d’avoir un parapluie, le vent pousse la pluie… vous serez mouillé de tous les côtés. C’est pourquoi j’ai décidé de rester dans l’appartement aujourd’hui. Le bruit de la pluie sur les murs et sur les fenêtres laisse l’impression que je suis tout près de la mer, les vagues cassant sur le rivage.

Dehors, on ne voit pas 10 mètres en avant, le brouillard et le mur de pluie nous en empêchent. Certains quartiers seront inévitablement inondés. Fengshen se dirige sur le continent chinois, où la tempête perdra définitivement sa vigueur.

Soleil de plomb, plomb inclut…

Depuis mon arrivée, la chaleur est intense… Dire que la semaine dernière, la pluie faisait des ravages ici… J’en suis à ma troisième journée au pays des oiseaux de proie et le ciel est bleu… 3 en 3, c’est assez rare! Avec l’humidité accablante ici, il est très rare que le ciel soit bleu à cette période de l’année, surtout avec les usines qui marchent à plein régime.

Dimanche était une journée fantastique, ciel bleu toute la journée, l’air semblait circuler libre des particules volantes… Lundi au réveil, le ciel toujours bleu annonce une très belle journée, chaude et écrasante. Déjà lundi en début d’après-midi, il fait si chaud qu’il est impossible de rester au soleil.

Déjà, la pollution des usines du nord de la ville dépose son voile gris-brun sur la ville… Deux semaines de pluie intense avaient lavé la ville des particules en suspension dans l’air… Une seule journée d’opération des usines et les efforts de Dame Nature étaient anéantis…

Mardi au réveil, le ciel semble toujours bleu… La nuit a permis aux particules de se dispercer… La journée s’annonce tout aussi chaude et le voile gris-brun reviendra en début d’après-midi…

L'art de manger… à la chinoise

Première journée à Shenzhen, seule… Un réveil au Starbucks pour visiter quelques connaissances rencontrées à l’automne. Midi sonne, et la faim me tenaille. Pas question de manger du Subway, du McDo ou toute autre bouffe d’origine occidentale, je chiale depuis 6 mois que je m’ennuyais de la vraie bouffe chinoise…

Encore faut-il que je trouve un restaurant où je pourrai commander et me faire servir sans trop de peine… Parce que pour un Occidental en Chine, il est beaucoup plus facile de manger occidental (quoique plus coûteux). Les serveurs parlent anglais, les menus sont traduits… Mais les restaurants chinois n’ont parfois même pas de menu avec des photos!

Donc je me promène, errant à la recherche d’un restaurant… Mon baragouinage chinois me permet de demander si le restaurant a un menu en anglais… Victoire, celui-ci a des photos pour illustrer la nourriture… Par contre, il faut faire attention, dans ces restaurants, on ignore quelle viande on mange… Mais bon, j’avais vraiment faim!

Il faut aussi savoir qu’un Occidental seul à une table d’un restaurant chinois suscite beaucoup de curiosité chez les Chinois… Des sourires timides, une fixation presque inconfortable… Il faut savoir gérer les regards des autres… Ce dont je ne m’habituerai jamais ici…

Pour les Chinois, les repas sont des événements sociaux dans des endroits bruyants… Ils ne sont que très rarement seul dans un restaurant. D’ailleurs, dans les grands restaurants chinois ici, les tables rondes ont 6 ou 8 chaises, avec un plateau tournant au milieu. Aller au restaurant c’est une grande fête à laquelle toute la famille et les amis devraient participer.

Mais la politique de l’enfant unique et le modèle plus individuel des grandes villes chinoises ont raison maintenant de ces grandes tables dans les restaurants. Maintenant, de plus en plus de restaurants offrent aussi des tables à deux, modèle du couple professionnel sans enfant qui bosse 15 heures par jour dans l’usine du coin. Le seul moment où le couple se retrouve, c’est au restaurant le temps d’avaler quelques bouchées avant d’aller dormir dans le dortoir, les hommes séparés des femmes…