Leaving on a jet plane, don't know when I'll be back again…

Les valises sont presque prêtes… sans trop de poids en trop! Plus que 16 heures avant le grand départ… Mon estomac me joue encore des tours.

Les sentiments sont partagés. J’aime l’ambiance ici, l’impression de faire partie de quelque chose de gros, de quelque chose de tellement plus gros. La neige n’est pas vraiment une raison pour revenir à la maison! Mais avoir une ambiance qui se rapproche de Noël pourrait être plus intéressant, surtout quelques jours avant le grand jour!

I’ve made friends here. Good friends and I really hope that I can see them again. Thank you guys for making this journey an amazing one. It was such a great experience and I will never forget your support and PIZZA NITE!! We’ve met because of circumtances and I really hope that such circumstances will happen again. Its weird how a friendship can develop without any reason, just because we live in the same city, as expats, living the same challenges and the same feelings. Keep reaching your dreams, don’t give up wherever you are in the world. You will all do amazing things in the future… you already do.

C’est ici que le tigre prend son envol car les oiseaux de proie l’ont vraiment changé. Ce tigre un peu farouche maîtrise l’art de manger avec les oiseaux de proie, arrive même à communiquer dans leur langue. Un peu maladroit au départ, et surtout impressionné par le style de vie des oiseaux de proie, il a réussi à en apprivoiser quelques uns et certains ont réussi à approcher le tigre sans avoir peur de ses griffes. D’ailleurs, ses griffes se sont rétractées avec le temps. Je n’en veux plus à ceux qui me fixent dans l’autobus, ni à ceux qui laissent les bruits de leur corps sortir en public. La perception du tigre vis-à-vis le monde est complètement changée. Et j’imagine que retourner auprès des siens, dans la meute, sera aussi toute une aventure.

Plus que trois jours

Plus que trois jours avant de se geler les fesses à pelleter comme des malades… vu comme ça je dois avouer que ça ne me tente pas vraiment de retourner!

Les derniers jours ont été très occupés, un genre de tourbillon qui tourne de plus en plus vite et qui finira par l’aboutissement de notre périple au pays des oiseaux de proie. Nous avons appris beaucoup de ces oiseaux de proie. Certains étaient plus sauvages que d’autres mais nous avons réussi à nous faire accepter dans leur nid.

Les aventures quotidiennes nous ont diverti (et probablement vous aussi) et nous avons appris à vivre différemment, à voir la vie différemment. Il sera certainement impossible d’ignorer cette expérience, notre perception des choses est définitivement changée. Ce n’est en soit pas nécessairement une mauvaise chose, seulement une expérience de plus à ajouter aux différentes déjà acquises.

Je ne verrai plus les produits faits en Chine de la même façon. Après avoir vu les manufactures de vêtements derrière chez-moi, et les gens qui y travaillent; il est plus facile d’apprécier ces produits. La majorité des travailleurs sont des jeunes âgés entre 20 et 30 ans, cherchant l’espoir d’un avenir meilleur dans une des plus grandes villes de Chine, Shenzhen. Ces jeunes gens espèrent un jour gagner assez d’argent pour vivre un rythme de vie similaire à ceux des pays occidentaux, représentés par les publicités et les films étrangers. Or, la majorité seront désillusionnés bien avant avoir réussi cet exploit.

Les travailleurs plein d’espoir arrivés il y a dix ans à Shenzhen dans le but de faire de l’argent sont encore à travailler pour des salaires minimes dans des conditions qui ne garantissent aucune sécurité. Ils n’auront droit qu’à un enfant et devront rester dans les dortoirs ou encore dans des appartements à l’autre bout de la ville.

Par contre, ces conditions ne sont pas si difficile considérant que la vie serait encore plus difficile s’ils ces gens étaient restés dans les campagnes chinoises encore sous-développées. C’est qu’en Chine, les villes représentent la richesse du pays mais les campagnes démontrent que le pays n’est pas encore un pays développé et qu’il reste encore beaucoup de choses à faire pour y arriver.

Retour au 21e siècle

Nos installations ménagères dans notre appartement en Chine laissent à désirer. Ne possédant aucune machine à laver, le lavage des sous-vêtements se faisait comme ma grand-mère le faisait alors que mon père était au couche! D’ailleurs, je salue la patience de ces femmes qui devaient frotter et essorrer à la main… c’était toute une corvée.

Bref, il me fait plaisir de vous annoncer que je viens tout juste de terminer la dernière brassée de sous-vêtements à la main. Dès la semaine prochaine, de retour au Canada, nous pourrons à nouveau bénéficier de la technologie pour faire le lavage à notre place.

Pour ceux qui se demandent comment on faisait pour le reste de nos vêtements, je dois répondre que comme nous restons dans un hôtel longue durée appelé en anglais service appartment, nous avons le droit de laver deux vêtements par jour sans frais supplémentaire. Ainsi, nous préférons faire laver les gros morceaux et faire le lavage des sous-vêtements à la main. Fin de la tranche de vie!

Plus que deux semaines

Que le temps passe vite!! C’est vraiment débile comment le mois de novembre s’est envolé sans qu’on l’ait vu passer. Plus que deux semaines dans l’Empire du Milieu. Triste de quitter, nous sommes tout de même contents de pouvoir retrouver notre petit confort canadien… même avec la neige!

Des sentiments très partagés nous tenaillent lorsqu’on pense à revenir à la maison. On commençait tout juste à s’habituer à la vie en Chine, trois mois c’est définitivement pas assez! Nous avons aussi de bons amis ici que nous espérons revoir de temps à autre.

Parfois je me demande comment ce sera de retourner à la maison après avoir vécu une expérience aussi excitante et hors du commun. Est-ce que la routine sera ennuyante? Ici, tous les jours est une nouvelle aventure… Mais il est bien certain que le Québec est notre chez-nous.

Bref, vous pouvez peut-être comprendre en lisant ceci que notre expérience a été très enrichissante et qu’elle restera gravée dans notre mémoire à jamais. Mais l’attrait de retourner à la maison est très grand aussi!

Comprendre l'incompréhensible…

Comme tout le monde le sait, bien des sites ne sont pas accessibles en Chine. Ce pare-feu géant filtre tous les sites entrant et bloquent ceux qui contiennent des mots ou des sujets sensibles.

Je savais que Radio-Canada était sur la liste noire, car j’ai essayé à plusieurs reprises. Charles peut accéder à TVA au bureau, mais pas à l’appartement. Les filtres sont probablement différents pour les entreprises internationales. Cyberpresse n’est pas censuré, même que je peux accéder à la section internationale sans problème.

Mais ce qui est incompréhensible… c’est que CBC News est accessible… Quelle incongruité! Alors que la version française destiné à un plus petit marché est bloqué, la version anglophone se télécharge aussi rapidement que tout autre page!

Le site de Jobboom était accessible lorsque je suis arrivée il y a déjà deux mois. Maintenant, site bloqué, impossible d’y accéder à moins d’avoir un proxy bien sûr! Ce qui n’est d’ailleurs pas un secret ici en Chine. Beaucoup de Chinois accèdent à des nouvelles de médias internationaux grâce à des proxys qui se connectent sur des serveurs à l’extérieur de la Chine.

Pour ceux qui désireraient en savoir plus sur l’accès à l’information en Chine, surveillez ma série d’articles qui sera publiée prochainement (le premier en décembre je crois) dans le Trente, magazine des journalistes au Québec!

Les pelures d'oignon existent aussi en Chine

Décembre approche et la température semble nous jouer des tours. Alors que le matin, on ne peut marcher pieds nus dans l’appartement à cause du plancher froid; on peut marcher en camisole sur l’heure du midi. Le soleil fait toute la différence ici.

La température peut varier d’au moins 10 degrés au cours de la journée. Le matin, on annonce environ 12, et la température monte jusqu’à parfois même 25 degrés. Difficile de savoir comment s’habiller, on s’habille en pelure d’oignon comme au Québec!

Une petite laine, par dessus un chandail, par-dessus une camisole… Trois épaisseurs pour une même journée… Finalement, je ne me sens pas si dépaysée!

Toutes mes sympathies

Alors que vous subirai votre première tempête de neige à Montréal, je serai sous le soleil de Bangkok en Thaïlande. Mon blogue fera ainsi relâche du jeudi au lundi inclusivement. Je reviendrai avec des photos de cette ville mystique, je vous le promets!

Toutes mes sympathies à ceux qui devront pelleter leur entrée ou encore déblayer la voiture… Mes pensées seront avec vous… euh non pas vraiment!! 😉

Thanksgiving à la chinoise

L’Action de grâce américaine est à nos portes. Jeudi, tous les Américains de Shenzhen célèbreront cette fête avec une grosse dinde. C’est que les marchés d’alimentation chinois s’adaptent à la demande. Hier, je suis allée faire mes courses à l’épicerie du quartier des expatriés. À ma grande surprise, des dizaines de dindes congelés jonchaient sur le parvis du marché, dans des boîtes toutes écrasées. C’était un spectacle assez représentatif du choc des cultures! Magnifiques, ces grosses dindes congélés dans des boîtes qui tiennent à peine. Les Chinois tentaient de les mettre dans les congélateurs du marché, à peine assez grands pour leurs dumplings! C’était toute une image…

Petites aventures quotidiennes

Lundi, cours d’anglais… les Chinois ne savent pas lire les cartes! J’avais donné un devoir à mes étudiantes dans un livre. Elles devaient lire le plan d’une ville (à peine quelques pâtés de maison) et écrire en anglais bien sûr où est l’épicerie, l’hôpital, le cinéma, etc… Elles n’étaient aucunement capable de le faire seules. Faut dire qu’ici, rien n’est trouvable sur un plan de ville. Tout est pêle-mêle, et j’imagine que pour elles c’est ordonné. Alors quand c’est ordonné pour moi, c’est pêle-mêle pour elles! Est-ce que c’est logique?

Cette semaine, des collègues de travail de Charles sont en Chine. Nous les amenons souper dans des restaurants chinois et c’est bien agréable. Nous sommes un peu fatigués par contre car les soirées ne se terminent jamais avant 23h! Un footmassage en fin de soirée nous redonne de l’énergie 😉

Je suis retournée à l’orphelinat mardi. Le minuscule bébé que j’ai bercé n’arrivait pas à tenir sa tête, ni évidemment à s’asseoir. Mais la nanny nous a assuré qu’elle avait cinq mois. Elle ne désire même pas se tenir debout, elle n’a aucune force dans ses petites jambes et ses petits pieds sont encore recroquevillés sur eux-mêmes. Lorsqu’on lui présente un objet de couleur devant ses yeux, elle le regarde mais ne tente pas de le prendre. En fait, elle ne prend rien dans ses mains. Les retards de développement sont tellement frappant… En discutant avec une des bénévoles organisatrices, elle m’a dit que le gouvernement répertorie environ 700 000 orphelins en Chine, alors que certaines ONG en dénombre 7 millions… une petite différence, n’est-ce pas? C’est que beaucoup d’orphelinats ne relèvent pas du gouvernement. Ce sont des institutions privées qui tentent de rester ouverts par les dons et les adoptions internationales. Elles n’ont aucune subvention du gouvernement. Un journaliste à Pékin m’a dit qu’à ces endroits, les enfants meurent de faim s’ils ont une petite déformation car l’institution sait que cet enfant ne pourra pas être adopté. Il est probablement plus rapide d’adopter dans ces endroits. C’est une business de l’adoption parallèle à celle du gouvernement…

Voyage à Pékin

Comme je quitte pour Pékin demain matin (mardi), mon blogue fera relâche pour quelques jours. Je ne sais pas s’il sera possible pour moi d’avoir accès à Internet pendant ces quelques jours. Soyez indulgents et je vous promets de revenir au poste dès vendredi!