J’en rêve encore!

Dans une ancienne école de rang de Nouvelle en Gaspésie se trouve un petit restaurant d’une vingtaine de places… Modeste, la décoration a gardé plutôt le cachet historique de l’endroit. La grande ardoise arbore le menu, changeant tous les jours selon les arrivages. Au menu: poissons et un menu végétarien.

Après près de deux semaines en tournée dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pour le guide de voyage Ulysse, j’ai été littéralement soufflée. Soufflée par la qualité de la nourriture, par la fraîcheur des aliments, par l’attention mise dans chaque assiette. C’était divin!

De l’entrée au dessert, j’ai dû m’exprimer 50 fois « Ah que c’est bon! ». Privilégiant les produits de la région, le chef Paul Hachey a redonné une certaine fierté aux agriculteurs et aux pêcheurs qui travaillent dans la baie des Chaleurs. Travaillant dans une cuisine équipée simplement, il transforme ces produits régionaux en de véritables créations culinaires, simples mais ô comment délicieuse.

Par contre, se vous attendez pas à vous présenter sur place pour le souper le soir même! Le Café de la Petite École est complet tous les soirs, il faut réserver mais l’effort en vaut véritablement le coup.

N’oubliez pas de parler avec les propriétaires, Paul et Geneviève, ils sont si accueillants et très charmants. Impliqués dans leur communauté, ils offrent dans leur restaurant une programmation culturelle et des cours de cuisine! Un dynamisme inspirant!

À la ferme du boeuf qui grogne

Lors de ma tournée pour le guide de voyage Ulysse en Gaspésie, j’ai rencontré des gens… des gens tellement fascinants que je devais en faire mention. 

Dans les hautes terres de la baie des Chaleurs se trouve une ferme pas comme les autres, une ferme de yacks. Ces grosses bêtes qui ressemblent à des vaches très poilues proviennent de l’Asie.

Jean-Guy Duchesne et Guylaine Babin avaient un rêve… Travaillant dans l’Arctique depuis 12 ans, ils voulaient avoir leur ferme. Ils ont tout quitté, même leur emploi de contrôleur aérien et de fonctionnaire en Arctique pour s’installer à St-Elzéar-de-Bonaventure dans la baie des Chaleurs, sur une terre où personne n’avait fait d’élevage bovin depuis plus de 15 ans.

Passionnés, ils ont fait des recherches pour trouver une offre différente afin de permettre à leur rêve d’être économiquement viable. Débrouillards et autodidactes, ils ont tout bati, de la maison à la grange, des enclos au plan d’affaires.

Huit ans plus tard, la ferme Bos G (qui vient du nom latin du boeuf qui grogne) se distingue par une variété de services : vente de viande, de laine, une table champêtre, une visite de la ferme et même un projet de combustible…

En visitant la ferme Bos G, je suis premièrement retournée en enfance. Jean-Guy est un excellent vulgarisateur qui explique tous le processus d’élevage de ce bovin poilu et grognant. Avec ses 60 bêtes, on y découvre non seulement une activité familiale intéressante mais aussi une inspiration profonde.

C’est que de tout lâcher pour construire un projet aussi fou prend de l’audace! Parler avec ce couple passionné devient une leçon de vie assez époustouflante pour réaliser ses rêves, s’organiser et saisir les opportunités même si elles semblent complètement farfelues.

Une rencontre que je n’oublierai jamais et qui vaut le détour si vous passez en Gaspésie!

Savonnez-vous à Kamouraska

J’ai vraiment été charmé par ce petit village où je n’avais jamais mis les pieds auparavant… La route entre Montréal et Mont-Joli (mon village natal) se fait rarement avec de nombreux arrêts. Grâce à la tournée pour le guide de voyage Ulysse, j’ai pu découvrir ce village, et surtout ses nombreuses petites boutiques uniques.

L’une d’entre elles, Le Quai des Bulles, m’a vraiment impressionnée. Cette savonnerie, située en plein coeur du village, dans une maison ancestrale, fabrique 80 000 savons par année. Tout est fait à Kamouraska, à base d’huile de son de riz. On y retrouve pas juste du savon mais aussi des huiles, des crèmes et autres produits aromatiques fabriqués de façon artisanale.

Les propriétaires, des gens de la ville, ont laissé tomber leur vie urbaine pour fabriquer ces produits dans ce village féérique où de nombreux tournages de télévision et de films ont lieu chaque année.