Les feux toujours actifs

Il fait si chaud, j’ai peine à rester à l’extérieur. Vous direz que je ne fais pas pitié parce que l’air frais a déjà envahi le Québec mais quand le vent apporte l’air du désert et les températures atteignent 40 degrés Celsius et quand l’humidité est à peine perceptible, vous aussi vous diriez qu’il fait chaud.

D’ailleurs, laissez-moi vous expliquer ces fameux vents, les vents de Santa Ana. Ces vents prennent leur énergie dans le désert de Mojave au nord est de Los Angeles et descend vers le sud ouest, vers la côte. Lorsque ces vents arrivent dans les montagnes qui sillonnent la région de Los Angeles, ils se glissent dans les vallées et deviennent plus vigoureux puisqu’ils sont comprimés dans des couloirs. Ainsi, les bourrasques peuvent atteindre 90 km à l’heure. Et lorsqu’on sait que si on souffle sur un feu, ça l’attise et bien imaginez ce que peut faire ces vents sur un feu de broussailles. Ça fait un feu incontrôlable, ce qui est arrivé ici à Moorpark.

Le feu Guiberson semble moins menaçant ce matin. Il est maîtrisé à 75 % mais il brûle toujours dans les montagnes où se cache des ranchs et des plantations de citrons et d’avocats. Plus de 2600 pompiers travaillent à maîtriser ce feu, et 9 ont été blessés à cause de la chaleur. Je les vois en costume d’amiante à 40 degrés alors que j’ai de la misère à rester dehors pendant plus d’une heure… Ça doit être insupportable comme chaleur. Encore aujourd’hui, les hélicoptères rasent le ciel  de Moorpark pour s’approvisionner en eau dans le réservoir tout près de l’appartement.

Le feu a brûlé 70 km carrés jusqu’à maintenant, c’est 10 km carrés de plus que la superficie du parc du Mont-Orford…

La qualité de l’air est évidemment affectée malgré que les vents poussent la fumée vers la côte. Les couchers de soleil sont magnifiques puisque masqués par la fumée. Le filtre de la fumée fait ressortir les couleurs orangées…

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