Cafés maman-bébé: concept rentable?

Dans la dernière année, ces petits hâves de paix ont été mon salut. Quand tu en as raz-le-bol d’être à la maison avec un bébé qui ne semble pas vouloir collaborer, les cafés amis des bébés sont très pratiques.

Les trois premiers mois, j’allais dans les cafés ordinaires avec la poussette. Bébé dormait paisiblement. Or, quand la bête commence à vouloir explorer son environnement, ça prend un peu plus d’espace adapté. Et c’est ce que les cafés maman-bébé m’ont donné, en plus d’en endroit pour trouver des activités et des trucs pour jouer avec mon bébé.

Dans la dernière année (et lorsque j’étais enceinte), j’ai vu deux cafés maman-bébé fermer et un changer de vocation. C’est pourquoi j’ai voulu comprendre pourquoi… La clé est dans la diversité des revenus, et même la recherche de subventions pour aide aux nouvelles mamans. Par contre, entre rentabilité et aide aux nouvelles mamans, le coeur des ces entrepreneures balance… Est-ce possible d’arriver à la rentabilité quand on a une mission de relation d’aide? C’est un autre débat mais qui mériterait une thèse de doctorat en économie!

Grâce à cet article, j’ai rencontré des mamans passionnées et passionnantes. Merci Amélie de Lilithéo, ton énergie et ta rationnalité sont inspirantes. Merci Sandra et Stéphanie de Parenthèses Montréal, j’aurais tellement aimé connaître votre café quelques mois auparavant! Votre confiance en votre droit de maman entrepreneure m’a particulièrement touché. Vous êtes dynamiques et contagieuses! Je suis ressortie de l’entrevue gonflée à bloc. Merci aussi aux entrevues téléphoniques: Naomi de Maman bébé café, April de La Tasse Gamine, Marie-Maude de Melons et Clémentines et Elise Tessier de Femmessor.

J’espère que vous aimerez cet article sur Openfile sur les cafés maman-bébé à Montréal. Non seulement c’était une assignation, mais ça aussi été un plaisir de parler à toutes ces mamans!

Quand j’y pense, une personne a contribué largement à la sauvegarde de ma santé mentale pendant mon congé de maternité… mon amie Marie-Pier, et son petit Elliot, né deux jours après ma fille. L’hiver aurait été rudement plus froid sans toi! Merci d’avoir écouté, merci d’avoir été là, merci d’avoir été toi…

Retour au boulot

Voilà! Mon premier article depuis que je suis en congé de maternité a été publié hier.

C’est que j’ai recommencé à travailler à temps très partiel (lorsque bébé dort…).

Alors voici mon reportage sur l’Île-Dorval. Cette île tout près de la rive de Dorval, dans le lac Saint-Louis, est vraiment impressionnante. Je m’y suis rendue après de nombreux courriels envoyés à un résident qui tient un blogue à propos de l’île.

Il m’a d’ailleurs avoué qu’habituellement, les résidents de l’île ignorent les demandes des médias pour réaliser des reportages sur l’île. Ils veulent garder l’aspect « secret » de l’île. C’est par chance que Michael Hayes a accepté de me rencontrer. J’en suis d’ailleurs très reconnaissante!

Et ce fût une visite très intéressante.

Beaucoup de gens, même ceux qui habitent tout près, ignorent la présence de cette île, qui est habitée seulement pendant l’été. C’est avec ma curiosité maladive que j’ai voulu aller y jeter un coup d’oeil.

Nous cherchions une nouvelle maison en février, dans l’ouest de l’île. On épluchait les cartes pour trouver un bon quartier pour bébé, avec des bonnes écoles, des parcs, le tout sécuritaire évidemment. On a épluché Lachine, Dorval, Pointe-Claire et Dollard-des-Ormeaux.

C’est lors de ces recherches que j’ai constaté qu’il y avait une île tout près de l’échangeur Dorval. Je voyais bien qu’il y avait liaison nautique, mais aucun pont. Et sur la carte, on voyait des rues sur l’île… Bizarre… et ma curiosité l’a emporté!

J’ai alors approché OpenFile, un nouveau site d’information citoyenne très intéressant. Je vous conseille d’ailleurs d’aller y jeter un coup d’oeil sporadiquement. C’est un site très intéressant, avec des articles de qualité, alimentés par les citoyens mais effectués par des journalistes chevronnés.

Alors voilà! Cet article sur la municipalité de l’Île-Dorval est suivi d’un article sur l’histoire de cette île. Une histoire fascinante!

Se battre pour les droits d’auteur

Pas toujours facile de se battre contre des ignorants… Parce que vous ne savez peut-être pas que reproduire intégralement un article d’un journaliste – appelé simplement copier-coller – c’est illégal. C’est comme télécharger un film sur internet. Le mieux si vous voulez mettre un article intéressant sur votre blogue ou sur un site internet, c’est de mettre un extrait (pas trop long, le lead par exemple) et mettre ensuite le lien vers la publication originale.

Avec internet, ça devient difficile de gérer les droits d’auteur, d’autant plus quand on est indépendant. Mais, grâce à Google, et un exercice qu’il s’appelle s’autogoogler, j’arrive à voir qui sont les copieurs…

Et hier, c’était ma tournée du web. J’ai vu un blogue qui avait mon texte sur le dépotoir électronique du Guiyu, en Chine, celui que j’ai vendu à l’Agence Science-Presse après avoir remporté la bourse Fernand-Seguin.

J’envoie un courriel au blogueur dont voici l’intégral:

Bonjour,
J’ai vu qu’un de mes articles écrit pour l’Agence Science-Presse se retrouve sur votre site internet à l’adresse suivante:
http://faceanous.blogspot.com/2009/10/guiyu-en-chine-la-poubelle-du-monde.html
Reproduire un article d’un média sans l’autorisation de l’auteur représente une violation de la loi sur le droit d’auteur. Je suis journaliste indépendante et je gagne ma vie à écrire des articles sur différents sujets.
Vous avez maintenant deux choix: je vous offre d’acheter l’article (selon les tarifs proposés par l’Association des journalistes indépendants du Québec –
www.ajiq.qc.ca). Vous pourrez ainsi mettre le texte intégralement sur votre site internet ou encore que vous rédigez une introduction et faites simplement un lien vers l’article en question sur le site de l’Agence Science Presse.
Je vous remercie de votre compréhension.
Mariève Paradis

Avec des fautes de même, je comprends qu’il doive prendre du contenu venant de d’autres sources que lui-même pour alimenter son blogue… Et il m’a répondu:

coucou,
c’est une blague j’espere?
j’ai mis un ou plusieurs articles de vous dénonçant des HORREURS QUE VIVENT CERTAINS HUMAINS, ok, et alors je l’ai pris du net et copier dans un simple blog. je ne suis ni liberation ou le monde…
alors si j’avais mis un lien ça changerait quoi? rien vous ne pourriez rien faire.
donc faites moi la liste de vos articles et je les vire. MERCI!
je pensais que ce genre d’article était fait pour être diffusé une information au maximum, et comme j’ai trouvé que ce que vous aviez écrit était intéressant et IMPORTANT POUR SES GENS QUI VIVENT LA MERDE! je l’ai posté sur un simple blog de merde qui cherche à montrer des choses horribles. face à nous. aujourd hui je me retrouve face a vous. ca encourage beaucoup de recevoir ce genre d’email  »
Reproduire un article d’un média sans l’autorisation de l’auteur représente une violation de la loi sur le droit d’auteur. Je suis journaliste indépendante et je gagne ma vie à écrire des articles sur différents sujets. »
sur le coup je croyais que c’etait un mot sympa d’encouragement.
je penser qu’un article était pour dénoncer et pas juste ce faire du pognon. mais ok je vous comprends donc ok je vais les virer. encore MERCI.
je vais donc aller chercher un autre article sur ses sujets. et les remettre sur ce blog de merde.
je vous encourage à voir nos films de « a chaque probleme sa solution » http://achaqueprobleme.blogspot.com/ que nous realisons SANS POGNON et que nous mettons sur le net pour dénoncer des problemes des enfants dans le monde!
merci

Attitude de merde ici… Comme si un article était nécessairement du bien public. J’ai beaucoup de difficulté à comprendre ce genre de raisonnement. Mais bon. Je lui ai renvoyé un courriel poli, mais un peu plus ferme, malgré son ton plus ou moins gentil:

Bonjour Renaud,
Je ne voulais surtout pas vous offenser à ce point mais seulement vous informer que faire du copier-coller pour remplir les pages de votre blogue: c’est comme télécharger des films sur internet. C’est illégal.
Si vous aviez mis un extrait de l’article avec un lien vers l’original c’est légal… mais lorsque vous prenez le texte au complet sans souligner où l’article a été publié, ça consiste en une infraction à la loi sur le droit d’auteur.
Ce n’est surtout pas une question d’argent, seulement une question de droits. Ce texte m’appartient et j’en possède les droits, comme n’importe quelle auteur d’une « oeuvre » genre un film, une chanson, un livre.
Je vous l’ai mentionné dans mon courriel, si vous voulez garder les textes sur votre blogue, publiez le début du texte et renvoyez les gens sur le lien original pour terminer leur lecture. Cette pratique est tout à fait légale.
Vous êtes bien chanceux que ce soit moi qui vous l’apprenne qu’un journaliste du Libé ou du Monde qui vous envoie une mise en demeure au cul.
Bonne journée
Mariève Paradis

Et finalement, sa réponse… là je laisse tomber. Le type est en manque d’affection ou d’attention, inutile de s’attarder inutilement:

coucou,
j’espère vraiment que le monde ou liberation ou autres me fassent un procès au cul, mais un gros procès. je pourrais passer à la télé et en plus vous faire la pub et bien évidemment faire la pub sur les films des enfants que je réalise.
merci encore.
dites moi les articles de vous que je dois virer.
encore désolé de vous avoir choqué.
merci.
reno)

Et c’est la vie d’une journaliste indépendant qui cherche seulement à faire reconnaître ses droits sur des articles qu’elle a écrit…  Ceci n’est pas une vengeance (bien que ça fasse du bien) mais plutôt un billet éducatif pour vous montrer ce que signifie reproduire du contenu sur internet…

Quand vous lisez des trucs sur internet, dites-vous que quelqu’un les a écrit et que si c’est bien écrit, il faut respecter cette oeuvre. Merci!