Visite dans le Yunnan

Nous sommes dans la province du Yunnan depuis deux jours. Apres 2 jours dans la ville de Kunming, la capitale de la province, nous voici maintenant a Lijiang, une ville a 2400 metres d’altitude. Deja, l’altitude se fait sentir, les marches sont moins longues et les respirations plus courtes!

Nous preparons un voyage de 7 jours qui nous amenera au nord du Yunnan, a l’entree du Tibet. Un trek de 9 heures, sur deux jours, nous permettra de voir une des gorges les plus profondes au monde, la Tiger Leaping Gorge. D’ailleurs, des projets de barrages hydroelectriques pourraient voir le jour sur cette portion de la riviere Yangste, ce qui est un sujet tres conteste ici.

Nous nous promenerons dans les villages tres recules du Yunnan, parfois a plus de 4500 metres d’altitude. Deja pres de Lijiang, il y a une montagne qui s’eleve a 4500 metres. Nous la franchirons demain, a l’aide un telepherique… De la ville, on peut voir le glacier, meme en plein ete. La temperature ici est beaucoup plus fraiche, seche et agreable que Shenzhen. Nous nous preparons plus le pire, des temperatures tres froides lorsque nous serons a la frontiere tibetaine…

Lijiang est une tres belle ville, avec sa vieille ville de maisons traditionnelles chinoises. Pour ceux qui s’inquiete pour nous… nous nous alimentons tres bien, peut-etre meme trop bien. La bouffe est excellente!!!

Il pleut, il pleut…

Nous sommes vendredi et la pluie tombe toujours. Des inondations partout autour ont fait des dégâts assez importants. Charles n’a pu aller travailler jeudi car le bureau n’avait plus de courant.

Les orages violents et les averses se succèdent, remplissant les rues d’eau pour quelques heures, le temps que la police et les travailleurs municipaux viennent enlever les plaques des trous d’homme dans les rues afin que l’eau s’écoule mieux.

Ce soir, nous partons vers le Yunnan, province de l’ouest de la Chine. Nous y serons pour dix jours. Nous resterons à Kunming deux nuits pour ensuite s’envoler vers Lijiang. La vieille ville de Lijiang a été inscrite en 1997 sur la liste du patrimoine mondial en tant que « ville ancienne exceptionnelle sise dans un paysage spectaculaire ».

Nous visiterons une des gorges les plus profondes au monde, nous monterons à plus de 4000 mètres d’altitude dans les montagnes du plateau tibétain. Comme la frontière menant au Tibet vient d’être ouverte aux étrangers, nous tenterons peut-être notre chance pour aller dormir au Tibet.

À partir de Lijiang, notre itinéraire n’est pas vraiment confirmé. Nous préférons nous laisser porter par les opportunités de voyage et surtout par les coups de coeur. Nous tenterons de dormir chez l’habitant ou encore dans les monastères tibétains, très nombreux dans la région.

De très belles photos seront à venir…

J’ignore à quel moment j’aurai accès de nouveau à Internet. Ne vous sentez surtout pas démunis si le blogue n’est pas approvisionné pendant les prochains jours. Je tenterai de vous donner quelques nouvelles de Lijiang d’ici le début de la semaine prochaine.

À suivre…

China, here I come again!

Après avoir créé une dépendance à la Chine… je devais y retourner! Nous serons en Chine cet été, non pas pour voir les Jeux Olympiques mais bien pour vivre avec les gens du plateau tibétain… Un parcours qui nous mènera dans les campagnes de la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine.

À suivre…

Guangzhou, capital city

Nous avons finalement pu trouver du temps pour visiter Guangzhou, communément appelé Canton, capitale de la province du Guangdong. Même si Guangzhou se situe à seulement une heure de train de Shenzhen, nous n’avions pas eu l’occasion de nous y rendre jusqu’à maintenant. Ville représentant la réussite des mesures entreprises par Deng Xiaoping dans les années 1980, Guangzhou est une ville économiquement florissante, nécessairement très polluée.

Nous avions que deux jours pour visiter cette métropole immense. Le plus grand parc de la ville s’étale au nord de la ville dans une distance de plusieurs centaines d’hectares. On a fait un tour de bateau sur le lac articificiel longeant l’entrée principale. Nous avons aussi visité un jardin coréen, cadeau de la Corée du Sud pour démontrer son respect et son amitié envers la Chine.

Nous avons ensuite visité le monument des cinq béliers, statue symbolisant la ville de Guangzhou. La légende dit que ces cinq béliers sont descendus du ciel emportant avec eux chacun un être céleste. Chacun de ces immortels portait un habit de couleur différente et transportait du riz qu’ils ont présenté aux habitants de la ville symbolisant que cette région ne vivra plus jamais la famine. Guangzhou tient son nom de cette histoire: Ville de Béliers.

Nous avons ensuite visité le monument en l’honneur du Dr Sun Yatsen, fondateur de la première république de Chine en 1912. Cet homme a délivré le peuple la Chine de son empire. Il a d’ailleurs fuit le pays à quelques reprises avant la proclamation de la république de Chine car l’empereur voulait sa peau. Il s’est réfugié à Montréal et on y a même érigé un monument à son honneur dans le quartier chinois.

Bref, nous avons visité ce monument incluant une immense salle de conférence où on peut lire sur le mur arrière de la scène le testament de Sun Yatsen. Médecin de profession, Sun Yatsen a beaucoup aidé à l’industrialisation de la Chine. Déjà dans les années 1880, il voyait la possibilité de changer des choses pour arriver à la même industrialisation que l’Ouest. Il a aussi beaucoup apporté à la médecine et la science, spécifiquement à Hong Kong où il a habité pour éviter les châtiments corporels que lui promettait l’empereur.

L’estomac criait famine, il était déjà 3h de l’après-midi! À cette heure, qu’est-ce qu’on peut manger à Guangzhou? Des dim sum évidemment! Les Cantonais commandent ces genres d’entrées en quantité industrielle lors d’un brunch qui s’étire jusqu’au milieu de l’après-midi. Des dumplings, des pains fourrés au porc BBQ, des boules de poissons enrobés de feuille de riz, des rouleaux de printemps, bref un dîner succulent!

Nous avons également visité une magnifique petite île, l’île de Shamian. Cette île est un répit de la ville en ébullition. Les arbres centennaires et les bâtiments coloniaux ne donnent pas du tout l’impression qu’on se trouve en Chine. Cette île était autrefois un territoire international pour le commerce. Lorsque les commerçants étrangers ont pu installer leurs entrepôts sur cette île, au milieu du 18e siècle, cet endroit s’est transformé rapidement en un poste de commande pour les commerçants français et britanniques. Aujourd’hui, cette île comprend une église catholique, un hôtel cinq étoile, l’ambassade des États-Unis, de nombreux hôtels et magasins de souvenirs ainsi que de nombreux bars et restaurants. Nous avons aussi pu voir la façade du consulat de la Corée du Nord… chose tout à fait unique avec ses barbelés et ses murs de 10 pieds!

Sur l’île de Shamian, on constate beaucoup d’étrangers, de blancs. Pourquoi tant de blancs sur cette minuscule île plus qu’ailleurs à Guangzhou? C’est que le gouvernement chinois a désigné le Friendship Hotel comme endroit pour échanger les enfants adoptés par des parents américains dans la province du Guangdong. 

Partout sur les trottoirs, les parents blancs poussent une petite chinoise, dans l’espoir que son rhume ne soit que passager ou encore en attendant les résultats de labloratoire pour l’hépatite. Les parents et leur nouveau bambin doivent rester un mois à Guangzhou, c’est pourquoi de nombreux restaurants offrent de la nourriture occidentale. Le bébé peut ainsi s’adapter à de la nouvelle nourriture. Habituellement, les orphelinats ne sont pas très créatifs avec la nourriture. Du riz, du bouillon de poulet, des bananes, des pommes et des oeufs constituent l’alimentation de base des bébés dans les orphelinats.

Nous avons pu profiter du beau temps pour prendre une bière sur une terrace, ce que vous n’avez pas fait depuis longtemps j’en suis certaine! Nous avons également profiter de l’endroit pour acheter quelques cadeaux de Noël.

Nous avons mangé dans un restaurant sur l’île de Shamian. Ce restaurant offre des mets typiquement cantonnais. Les fruits et mer et les poissons vivotent dans des aquariums. Il n’y a pas de menus, on a qu’à choisir directement de l’aquarium. On offrait des poissons, des crevettes, des langoustes, des crabes, des pétoncles mais aussi des vers à soie, des vers de sable, des scarabées vivant dans l’eau (appelés en anglais Water beetle ou en français dytique selon le dictionnaire!). Je suis très contente de ne pas avoir vu le menu pour la viande…

On a tout de même très bien mangé, comme nous étions avec des Cantonais et des Chinois. La seule chose un peu bizarre qu’on nous a présenté était deux pigeons rôtis, avec la tête et le bec! Mais nous en avons mangé, et c était très bon. C’est juste que de voir les yeux frits du pigeon que tu vas manger, ce n’est pas toujours très appétissant!

Les Cantonnais sont reconnus à travers la Chine pour manger tout ce qui a le cou vers le ciel. C’est d’ailleurs une des raisons pourquoi l’épidémie de SRAS a pris naissance à Hong Kong et Canton. Il y avait un marché d’alimentation en plein air à Canton, mais je voulais l’éviter à tout pris. Dans le Lonely Planet, on disait que les âmes sensibles devaient se retenir car les chats et les chiens font partie des mets très populaires préparés dans ce marché. Il faut par contre savoir que ce n’est pas tous les Chinois qui mangent du chat ou autre genre de bibittes que nous ne mangeons pas. Par contre, la majorité des Chinois vont manger toutes les parties d’un animal, incluant les cerveaux, les organes et les pattes, les yeux des poissons et même la tête. À l’époque c’était une question de survie, et encore aujourd’hui, gaspiller de la nourriture en Chine n’est pas toujours très bien vu.

Bangkok en image

Le crédit photo revient à Charles Jacques. Merci de ne pas reproduire ou publier sans autorisation.

Pays de la soie, des épices et des fragrances envoutantes, voici quelques photos de la Thaïlande… Il est préférable de lire mes entrées décrivant notre voyage avant de regarder les photos!

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Le Grand Palais et ses pignons dorés

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Les démons géants gardant la cité royale

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Jeunes moines bouddhistes en pélerinage au Wat Phra Kaeo, temple du Grand Palais

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Les démons gardant une tour qu’on appelle chedi en Thaïlande

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La restauration des fresques avec de la peinture dorée

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Lorsque le roi se rend au Grand Palais pour des événements religieux, il apparaît à cette fenêtre

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Le plus gros Bouddha couché, atteingnant le nirvana, au monde

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Le service de transport en commun de Bangkok

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Notre balade en bateau dans les canaux de Bangkok (khlongs)

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Même dans les canaux, des gens nous attendent pour nous vendre de l’eau, de la bière et des bébelles « made in China »

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La vie autour des khlongs n’est pas celle des riches de la ville

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À la gare de train de Ayuthaya

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Les ruines à Ayuthaya

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À la fête du village en l’honneur du festival Loi Krathong (l’Action de Grâce à la rivière)

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Le marché à Wong Wian Yai, dans la vieille ville de Bangkok

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La ville portuaire de Samut Sakhon regorge de supports pour sécher le poisson, une denrée très populaire auprès des asiatiques pour les soupes et les bouillons

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Quoique différentes des toilettes chinoises, les toilettes thaïlandaises restent tout de même dans la même veine… Cependant, alors que les toilettes chinoises sont partout, nous avons vu que très peu de ce genre de toilette en Thaïlande. Les toilettes occidentales sont les plus utilisées, autant dans les restaurants que dans les hôtels.

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Sanctuaire en l’honneur de Mahayana, la déesse bouddhiste du pardon (mercy) à Samut Sakhon

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Le train à Samut Songkhram dérange les marchands et les promeneurs au marché six fois par jour. Mais le marché reste tout de même sur les rails!

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Une de nos nombreuses escapades en tuk-tuk

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Couchers de soleil dans la baie au sud de Bangkok

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De retour vers Samut Songkhram, nous avons croisé ces parents très consciencieux…

Touriste jusqu'au bout!

La dernière journée de notre voyage à Bangkok, nous nous sommes levés un peu plus tard et nous avons magasiner… plus qu’en Chine! C’était tellement beau et abordable, il était difficile de résister à la tentation de ramener quelques souvenirs.

Le Siam Paragon est un centre commercial tellement giganteste que nous avons pu trouver tout ce dont nous avions besoin. Les souvenirs de la Thaïlande sont de meilleure qualité que ce qu’on retrouve dans les marchés.

Notre vol était à 18h50. De peur pour le traffic, nous avons quitté pour l’aéroport vers 16h. Encore un peu de magasinage à l’aéroport et il était déjà temps de retourner à Shenzhen. Une fin de semaine essouflante et fatigante mais définitivement inoubliable!

À la rencontre avec l'inconnu

Dimanche, on a décidé d’aller à l’aventure… La ligne de train entre Mahachai et Bangkok est emprunté par ces banlieusards qui travaillent à Bangkok. C’est une petite gare perdue nommée Wong Wian Yai dans la vieille ville de Bangkok, Thonburi. Cette ligne de train relie à la capitale à des petits villages de la côte de la baie au sud de Bangkok.

À la gare de train, nous avions un peu de temps. Nous avons pu nous promener à travers ce petit marché d’alimentation en plein air. Chaque kiosque vendait quelque chose de différent. Des fois, l’odeur était agréable, d’autres fois, pas vraiment! C’était vraiment intéressant de voir tous ces Thaïlandais faisant leur marché!

Le train cette fois-ci a été fiable! Une heure après notre départ, nous arrivions à Samut Sakhon, un petit village portuaire. Il fallait prendre un traversier pour se rendre au centre de la ville. Entassés entre les motos et les scooters, nous avons traversés la rivière sur un petit bateau à moteur. Première destination: la gare de train pour Samut Songkhram, Ban Laem. Nous voulions être certains de l’heure de départ pour cet autre village, encore plus près de la baie donnant sur la mer.

Ensuite, nous avons visité quelques temples, mangé dans un petit restaurant, qu’on appelerait pas restaurant à Montréal… Mais c’était bon, des crevettes dans un curry, servi avec riz et coke! C’était tout ce dont on avait besoin pour continuer notre périple dans la campagne thaïlandaise. Un petit marché nous a fait découvrir que les crevettes peuvent être plus grosses que certains homards de chez-nous! Ces crevettes sont tout simplement immenses. On les faisait cuire sur le bord de la rue, un peu risqué comme snack, on a laissé faire!

En attendant le train, des enfants sont venus jouer avec Charles… Il leur parlait en français, les enfants trouvaient ça drôle. Moi je jouais avec un chaton qui aimait mon sac de plastique.

Un autre périple en train d’une heure nous séparait de Samut Songkhram. Des champs, des forêts tropicales et des lacs artificiels pour l’extraction du sel bordent le chemin de fer.

En arrivant à Samut Songkhram, on a eu droit à toute une surprise… Le marché extérieur est sur le chemin de fer. Lorsque le train passe, les marchands ferment leur kiosque et les passants se réfugient dans les kiosques. Une fois le train passé, les marchands remettent leur auvent et les passants retournent sur le chemin de fer pour faire leurs emplettes. Nous avons pu voir ce manège deux fois pendant l’après-midi. Le train passe six fois par jour.

Nous avons fait le tour de ce marché, très intéressant puisqu’il comporte bien des fruits et d’autres aliments qu’on avait jamais vu! Dix limes à 10 cents CAD, un poisson entier pour 1,50 CAD, la Thaïlande est encore moins chère que la Chine.

Ensuite, nous avons trouvé un tuk-tuk pour nous amener au bord de la mer. Cet endroit regorge de marchands vendant des produits de la mer cuits sur place. J’aurai bien aimé goûter mais les risques d’empoisonnement dans ce genre de BBQ sont trop élevés. De nombreux restaurants de fruits de mer s’étalent sur plusieurs kilomètres, et des boutiques vendant des souvenirs de la mer.

De retour à Samut Songkhram, nous avons juste eu le temps de monter dans l’autobus qui quittait pour Bangkok. Cet autobus était douteux et surtout bondé! Mais on s’est bien rendu, sains et saufs! Nous avons dit à la dame de l’autobus que nous voulions aller dans le quartier Sukhumvit, dans l’est de la ville. Mais, lorsqu’elle nous a dit de descendre, nous n’avions aucune idée d’où nous étions, ni comment se rendre à la station de métro la plus proche.

C’est dans un dépanneur tout près que nous avons appris que nous étions dans le sud-ouest de Bangkok, à l’opposé d’où nous voulions aller. Nous avons changé nos plans, mangé de l’indien près de l’hôtel. La journée dans la campagne profonde de la Thaïlande nous a vraiment exténué. Aussitôt à l’hôtel, aussitôt endormis!

Des ruines du Moyen-Âge

Le samedi, nous voulions sortir de la ville pour aller voir un peu d’histoire. Nous nous sommes rendus à Ayuthaya, l’ancienne capitale du royaume de Siam. On y retrouve des ruines de temples datant du 15e siècle. C’était assez impressionnant de voir la grandeur de ces temples, souvent construit par le nouveau roi, fils du roi décédé, en son honneur.

Nous avons loué des vélos et parcourus la ville en pédalant. Beaucoup moins fatigant que marcher, et surtout on a pu voir plus de choses! On a même vu une genre de fête au centre du village pour célébrer le festival Loi Krathong, ou l’Action de Grâce à la rivière. Il était possible de faire un tour d’éléphant… mais encore un attrape touriste que nous refusons de faire! Il y avait un marché et des activités pour les enfants.

Nous avons cassé la croûte dans un petit restaurant allemand. Charles a même pu baraguiné un peu d’allemand avec le propriétaire. Un Wiener Schnitzel pour Charles (comme il les adore) et une saucisse au curry pour moi. Avec une bière chaque, le total de ce dîner s’élève à 230 Baht, environ 6,50 $ CAD.

Nous nous sommes rendus à Ayuthaya en train… mauvaise idée malgré que nous avons pu expérimenté la chose… Le train quittait la gare centrale de Bangkok à 9h20. Sur le billet, il était inscrit que l’heure d’arrivée à Ayuthaya était 11h30, alors que l’homme au comptoir nous disait que le trajet était d’une heure trente. Finalement, nous avons dû voyager pendant trois heures pour arriver finalement à Ayuthaya. Pour une raison qu’on ignore, le train a dû attendre une heure dans un petit village au nord de la ville de Bangkok.

Ainsi, il n’était pas question de retourner à Bangkok en train. Nous avons donc pris l’autobus, air climatisé et confort inclus! Une heure trente plus tard, nous étions à la station de Skytrain (un genre de métro au dessus de la ville) Mo Chit. Un taxi nous a ramené, de peine et de misère à l’hôtel.

Il faut savoir que les taxis à Bangkok sont fort pour vouloir faire plus d’argent avec les touristes. Il est très fréquent pour les taxis d’offrir un prix lorsqu’on dit la destination. Il faut alors insister pour qu’il parte le compteur, sinon, il faut en trouver un autre. Mais on le savait donc on était sur nos gardes. Lorsque nous avons pris le taxi, nous lui avons montré sur la carte où se trouvait notre hôtel, mais comme tout bon asiatique qui se respecte, il ne savait pas lire la carte. Il nous a déposé à un autre hôtel. On était un peu perdu…

Finalement, on a dû trouver un autre taxi qui accepte de partir son compteur. Il ne savait pas plus où était notre hôtel. Un peu tannés, nous sommes arrivés à l’hôtel un peu plus d’une heure plus tard.

Le temps d’une douche et nous étions repartis pour voir ce fameux festival de remerciement à la rivière. Il fallait avant tout remplir notre estomac qui criait famine. Nous avons mangé dans un petit resto Thaïlandais délicieux à l’ambiance jazzé dans le quartier Banglamphu, Hemlock. Nous avons mangé au son de Rod Stewart! On avait un peu trop commandé, le menu était tellement diversifié qu’il était vraiment difficile de faire un choix. Nous avons mangé comme des rois, vin inclu pour moins de 50 $ CAD. En fait, le vin était aussi cher que le repas pour deux!

Un saut à la rivière pour voir ce festival. Les Thaïlandais remercient la rivière en lui offrant des petits bateaux faits à partir de feuilles de bananiers, de fleurs et de pain. On y insère une chandelle au milieu au bateau et on le laisse partir à la dérive. Lorsque nous sommes arrivés, on a constaté beaucoup de déchets dans la rivière. C’était un peu triste de voir comment le festival, avec une si belle signification, finit par polluer la rivière…

Ensuite, il fallait bien au moins une fois, aller voir ce dont avait l’air de Red Light District de Bangkok. Nous sommes allés dans Patpong, un des trois districts où les bars de danseuses et de travestis sont autorisés. C’était complètement ridicule!! Beaucoup de monde, un marché en plein milieu de la rue et chaque côté de la rue, les bars. Des hommes accrochent les hommes dans la rue pour les faire monter dans les bars. Charles se sentait vraiment mal, trop de monde tirait son chandail pour l’attirer dans les bars. Et une fois à l’intérieur, la bière est 6 $ CAD chaque et les filles ne dansent pas, elles se dandinent à peine. Elles quémandent de l’argent à tous les cinq minutes pour des shows… Bref, une déception!

Une autre journée bien remplie, un tuk-tuk nous a ramené chez-nous car tous les taxis ne voulaient pas nous embarquer au compteur…

La Cité des Anges

Bangkok, ou Krung Thep en Thaïlandais qui veut dire la cité des anges, est une ville magnifique, avec ses nombreux temples dorés et ses canaux. L’air est toujours remplie de cette odeur enivrante, celle des orchidées et du jasmin. L’ambiance y est tellement relaxante que, même en ville, il est facile de décrocher.

Pendant ces quatres jours, nous avons pu admirer la beauté de la décoration thaïlandaise, de ses fioritures dorées dans les temples et des fleurs colorées que l’on retrouve partout.

Nous sommes arrivés jeudi soir, pour ne pas dire vendredi matin. Nous sommes arrivés à l’hôtel à 3 heures du matin. Situé dans le Chinatown, le Grand China Princess était très bien, très agréable et surtout bien situé. À 5 minutes en taxi de la gare de train, 5 minutes de tuk-tuk de la rivière, c’était l’emplacement idéal pour faire le tour de Bangkok en peu de temps.

Les tuk-tuk sont des motos à trois roues avec un banc comme une calèche. Tu peux te promener dans la ville partout, c’est rapide et efficace… surtout dans le trafic. Mais gare aux coeurs sensibles, faire du tuk-tuk est un sport de vitesse et peut s’avérer dangereux… pas sûre que notre assureur aurait apprécié!

Vendredi, nous avons visité le Grand Palais de Bangkok. C’était la résidence du roi à l’époque. Maintenant, le roi habite dans un autre palais plus éloigné du centre de la ville. Hé oui pour ceux qui l’ignorait, la Thaïlande est une monarchie.

Situé dans le quartier royal, Rattanakosin, le Grand Palais est immense et s’étend sur plusieurs pâtés de maison. Difficile de s’y retrouver, nous avons simplement marché dans tenter d’en faire le tour. Nous avons visité le temple adjacent, Wat Phra Kaeo, contenant le Bouddha d’émeraude, l’un des trésors les plus précieux aux yeux des Thaïlandais. Il est fait de jade et non d’émeraude par contre. Mais les gens qui l’ont trouvé pensaient à l’époque que c’était de l’émeraude.

L’architecture thaïlandaise est vraiment impressionnante avec ses démons sculptés gardant les tours comme nos gargouilles gardent nos églises. Tout est doré. On peinture même les fresques avec de la poudre d’or 24 carat. Lors de notre visite, nous avons pu admirer le travail de ces restaurateurs de fresques murales.

La journée se poursuit dans un autre temple, Wat Pho, où on retrouve le Bouddha couché le plus gros au monde. Ce symbole indique le Bouddha dans une position lorsqu’il approche le Nirvana. Ce Bouddha vraiment tellement immense! Dans ce monastère, on retrouve aussi l’école de massage traditionnel thaïlandais. C’était l’endroit de la première université de Bangkok.

La faim nous tenaillait, nous avons pris le taxi-traversier sur la Mae Nam Chao Phraya pour se rendre dans une autre section de la ville, celle des backpackers nommée Banglamphu. Cet endroit est rempli de jeunes s’arrêtant en Thaïlande lors d’un périple indéfini. Au marché, on vend de la musique techno, on peut se faire faire des rastas, on vend des trucs de Bob Marley… vous imaginez le reste! Une bière dans un restaurant de ce quartier: 50 Baht… ce qui vaut 1,50 $ CAD. Les marchands offrent aussi la possibilité aux backpackers de racheter les biens que les voyageurs n’ont pas besoin pour se rendre dans une autre destination. Ainsi, on peut retrouver des sacs à dos, des sacs de couchage, des Lonely Planet ou autres livres de voyage et tous les produits essentiels au voyage.

Nous avons mangé du curry, la spécialité thaïlandaise dans un petit resto du coin, le Roti-Mataba. Le curry est une genre de sauce épicée avec de la viande et quelques légumes, aromatisée de lait de coco. C’était très bon! Pour les amateurs de thé, le thé Thaïlandais vaut la peine. C’est un thé au lait condensé. Très sucré, on le sert chaud ou froid, mais en Thaïlande, tu le veux froid! Il fait encore au-dessus de 30 degrés tous les jours, en novembre. Alors imaginez en juillet! Ça doit vraiment être horrible… (car lorsque c’est trop chaud et humide, moi j’aime mieux être à l’air climatisé!).

Du port de Phra Atit, nous avons loué une embarcation traditionnelle thaïlandaise pour se rendre dans les canaux qui sillonnent la métropole. Jusqu’à 20 personnes peuvent embarquer dans ces bateaux, mais nous étions juste deux! Une belle balade à travers un dédale de petits cours d’eau nous a permis de voir la vie des Thaïlandais à sa plus simple expression. Les maisons sont faites de morceaux de tôles, de bois et de restants d’affiches publicitaires. La majorité sont montées sur pilotis puisqu’elles sont directement construites sur l’eau.

Beaucoup de gens restent sur leur balcon, saluant les touristes qui sillonnent ces cours d’eau. C’est une belle façon de voir autre chose que la ville, en restant à Bangkok.

De retour au port près de l’hôtel, nous voulions essayer la piscine. Mais comme le soleil dormait déjà depuis quelques heures, l’eau était froide… À peine mouillés, nous sommes resortis, frigorifiés! Il était temps pour un bon souper. Le restaurant de l’hôtel offrait une vue panoramique de la ville avec ses fenêtres tout autour et surtout sa base pivotante. On a pu faire le tour de la ville en mangeant!

L’estomac rempli, nous sommes allés au marché de nuit Suan Lum. Ce marché est tout simplement immense! Un labyrinthe de petits kiosques vendant des souvenirs thaïlandais, des faux sacs de marque (probablement fait en Chine), de même que des massages thaïlandais. Mais attention, les massages avec de l’huile sont souvent à connotation sexuelle, donc ne jamais demander de l’huile à massage car vous devrez payer un surplus assez considérable!!!

Un tour de tuk-tuk pour retourner à l’hôtel… un peu de sensation forte de temps à autre, c’est bien amusant! Après une journée bien remplie, nous avons très bien dormi!

Aurevoir Macao

C’était la dernière fin de semaine disponible pour aller à Macao. Nous en avons profité au maximum! Restos, magasinage et bien le Grand Prix!! C’était vraiment génial, la meilleure course que j’ai vu… je sais, vous direz que je n’en ai pas vu tant que ça. Même Charles, le spécialiste, a dit que c’était une course enlevante!

Nous sommes partis samedi très tôt, après une Pizza nite qui s’est terminée un peu trop tard… On était encore dans la brume quand on a pris le bateau. Il y avait de la houle, mais pas tant que ça. On était presque arrivé qu’un enfant d’environ 8 ans s’est mis à vomir partout, sur le tapis du bateau… C’était vraiment affreux! Et les parents le laissaient faire, plutôt que de l’emmener à la toilette. Quelques minutes plus tard, le père est arrivé avec des sacs, mais le mal était fait. Une chance que le bateau était presque arrivé à destination!

On a trouvé un petit hôtel, le même que la dernière fois. C’est petit mais propre et beaucoup moins cher que les hôtels de casino. Dans ces endroits, les chambres peuvent grimper jusqu’à 500 $ CAD la nuit… un peu trop cher pour notre budget! D’ailleurs, difficile de saisir qui peut se permettre ce genre de chose en Chine… c’est alors qu’on réalise comment certains chinois peuvent être riches. C’est halluciant l’argent qu’on retrouve à Macao. Les casinos sont pleins de Chinois (pas d’Occidentaux) et on y joue à coup de 500 CAD.

Nous avons passé la journée de samedi dans les gradins à cuire au soleil. On ne voulait pas trop dépenser pour voir la course mais ces imbéciles d’organisateurs ont bloqué tous les accès de visibilité à la course… Il fallait absolument payer pour la voir, malgré que le circuit soit dans la ville (comme à Monaco). Sur les passages à niveau, on a installé des panneaux, les rues étaient bloquées, bref aucun moyen de voir le circuit autrement qu’en achetant des billets près de la ligne d’arrivée… un peu poche vu que c’est une ligne droite!

Donc samedi, au gros soleil, on a acheté des billets dans les gradins de deuxième classe… c’est alors qu’on a compris la différence! La première classe avait un toît pour éviter de cuire comme un oeuf au soleil. Parce que malgré que la chaleur ne soit plus aussi étouffante qu’en septembre, le soleil de midi reste majoritairement insupportable.

Une fois les qualifications et la course de scooters terminée samedi, on s’est promené dans les rues de Macao, cherchant un bon restaurant. On a trouvé un super resto portugais pas trop cher dans les petites rues derrière la Strip. C’était très bon mais le resto était bondé! C’était d’ailleurs un bon signe mais c’était très bruyant.

Un verre de vin plus tard et l’estomac bien rempli, le dodo approchait. Un gelatto en passant et au lit! Wow Macao est super! Ça fait du bien un peu de repères occidentaux.

Le lendemain, fallait se lever tôt pour avoir des bonnes places. Cette fois, on a pris des billets avec les gradins couverts! On a eu les meilleures places, on voyait les voitures juste devant nous. La veille, on avait acheté un livre sur Bangkok puisque ce sera nos vacances la fin de semaine prochaine. Un jeune homme à côté de moi souriait… il parlait Thai et était allé à Bangkok plus de trente fois! On a eu droit à des trucs pratiques et les choses à ne pas manquer.

 Pour ceux qui croyaient qu’on allait en Thailande pour la plage, détrompez-vous! On y fera un voyage culturel dans la ville même. On a pas assez de temps pour aller à la plage et Bangkok regorge de choses à faire!

Bref, la course terminée, Charles voulait des lunettes de soleil. On en a finalement trouvé exactement comme il voulait… un enfant devant une boîte de jouets! Je me suis aussi acheté des lunettes soleil de ville.

Un petit resto vraiment sympatique est apparu soudainement à côté du bureau de poste! J’ai mangé du poisson portugais… c’était délicieux! Charles a mangé de l’agneau… Le tout pour seulement 35 $ CAD à deux. Autant les hôtels et leurs restaurants sont hors de prix, lorsqu’on sort du district des casinos, on peut trouver de très bonnes aubaines.

C’était déjà le temps de retourner au port pour prendre le bateau. À notre arrivée au guichet pour acheter les billets du dernier traversier de la journée, la dame au comptoir nous dit qu’il n’y a plus de billets… Mais on a réussi à en avoir… grâce à la persistance de Charles. Et il restait environ une dizaine de places dans le bateau…

On est parti du port 20 minutes en retard… et quelques secondes plus tard, on annonce qu’il y a des feux d’artifices et qu’on ne peut pas partir. Il a fallu attendre encore… et les Chinois se sont mis à chialer. J’avais jamais vu des Chinois aussi fâchés. Parce qu’ici, se fâcher c’est perdre la face… Mais certains passagers avaient un avion à prendre et ils n’étaient pas contents. Après les cris et les bousculades, on a eu droit à une bouteille d’eau! Wow quelle compensation!

Bref, on est arrivé une heure plus tard que prévue à Shenzhen, très fatigués, on est rentré à l’appart pour se reposer!