Le feu à Los Angeles ralentit

Voici les dernières infos selon le service des incendies de Los Angeles (à 19h heure de L.A.):
 

  • Le « Station Fire » est maîtrisé à 22 %, il était à 15 % hier
  • 127,513 acres ont brûlé jusqu’à maintenant, c’est 516 km carré, plus grand que l’île de Montréal et de Laval ensemble
  • Le feu est toujours très actif et se disperse très rapidement avec des flammes qui dépassent les 24 mètres de hauteur. Le feu se dirige vers le désert, vers le nord à l’opposé de la ville de Los Angeles.
  • La cause de l’incendie est toujours sous enquête. 
  • 62 structures ont été détruites, principalement des chalets dans les montagnes et quelques maisons dans les quartiers plus ruraux au pied des montagnes.
  • Deux pompiers sont morts en service.
  • 3 civils ont été blessés, deux résidents qui ont décidé de rester dans leur maison malgré les ordres d’évacuation ont décidé de se cacher du feu en plongeant dans le bain tourbillon à l’extérieur, pensant qu’ils ne seraient pas brûlés dans l’eau. Ils souffrent de brûlures sur 50 % de leur corps. Leur vie est hors de danger.
  • Les brasiers éteints comportent encore une certaine menace. Le drapeau rouge est toujours en vigueur dans la région de Los Angeles.
  • La qualité de l’air s’est grandement détériorée dans la journée.
     
    D’autre part, j’étais sur le terrain toute la journée aujourd’hui. J’ai rencontré des résidents qui habitent au pied des montagnes en feu. Ces gens sont très résignés, fatalistes à la limite. Mais beaucoup d’espoir chez ces gens qui voient comment les pompiers gèrent les brasiers autour des quartiers résidentiels. D’ailleurs, j’ai assisté à une chose spectaculaire… Des pompiers ont mis le feu à une colline entière avant que le brasier naturel ne l’atteigne. C’est pour ceinturer le feu que les pompiers allument quelques foyers surtout près des maisons. C’était vraiment spectaculaire, les flammes brûlaient haut dans les airs. On entendait le crépitement des flammes ravager les arbres et les arbustes à une vitesse folle comme si on avait mis du carburant dessus.
  • Ce soir, j’ai la gorge et les yeux qui piquent, mes vêtements sentent la fumée et j’ai encore le goût de la fumée dans la bouche. Je suis par contre heureuse de retourner dans ma banlieue tranquille où les feux sont loin… De nombreux résidents dormiront ce soir avec leurs papiers importants dans la voiture alors que d’autres ont pu réintégrer leur maison en fin de soirée grâce au travail des pompiers. J’ai une petite pensée toute spéciale pour ces gens ce soir…

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