Mon premier article publié

Comme le site du Quartier Libre et ceux des médias étudiants sont bloqués, voici le lien du premier article publié. C’est un papier concernant le choc culturel…

http://www.apetudiante.info/spip.php?article228

Bonne lecture!

Mon article publié

Ce fameux article publié dans le Quartier Libre qui m’a vallu une frousse pour l’illustrer avec ce mendiant handicapé.

Le handicap chinois

le 13 novembre 2007 | 60 visites | 0 commentaire(s)

Il y aurait 83 millions de personnes handicapées physiques et mentales en Chine, selon une enquête nationale de 2006. Six pourcent des nouveaux-nés auraient des malformations, une hausse de 40 % depuis 2001. Ce sujet est aussi tabou que le rejet des filles dans les campagnes.

Une Chinoise rencontrée par hasard me disait : « Être handicapé signifie de ne pas pouvoir contribuer à la croissance du pays. En Chine, ne pas pouvoir travailler est la pire honte, car nous vivons pour travailler, nous ne travaillons pas pour vivre. »

Début octobre, la Chine accueillait les Jeux olympiques spéciaux, olympiades destinées aux personnes ayant une déficience mentale. Présenté à Shanghai, cet événement a été diffusé à la télévision centrale chinoise, CCTV, aux heures de grande écoute. Le gouvernement voulait montrer à quel point il se soucie du sort de ces personnes. Lors des pauses entre les compétitions, des reportages sur des enfants handicapés mentaux étaient présentés. À chaque fois, ils se débrouillaient très bien dans leur vie quotidienne et avaient, par exemple, un emploi grâce aux quelques écoles d’insertion sociale présentes en Chine.

C’est sur le terrain, dans un orphelinat de Shenzhen, ville à l’économie florissante du sud-est du pays, que j’ai compris le véritable sort des enfants et surtout de ceux victimes d’un handicap. Relié à un hôpital et à une école, l’orphelinat possède des moyens importants. Il offre aux orphelins la chance d’avoir un jour une vie relativement normale. Ils iront à l’école jusqu’à 16 ans et pourront même espérer obtenir un emploi. Très nombreux à l’orphelinat, ces enfants handicapés témoignent à l’inverse de l’échec des plans sociaux en Chine. Ils devront rester à l’orphelinat, enfermés, sans possibilité de s’émanciper à l’extérieur.

Tant qu’il n’aura pas subi une opération, un enfant souffrant ne serait-ce que d’un bec-de-lièvre ne pourra pas aller à l’école. Les opérations chirurgicales sont rares à l’orphelinat. Les coûts des soins de santé dépassent ce que les parents peuvent payer dans toute une vie, ce qui occasionne de nombreux abandons d’enfants. Dans l’orphelinat de Shenzhen, il y a deux fois plus d’enfants handicapés que d’enfants sans handicap.

Des bénévoles américaines qui travaillent à l’orphelinat deux fois par semaine font remarquer que les cas les plus sévères seront enfermés dans des institutions où les visiteurs ne sont pas admis. Il en est de même pour les problèmes de comportement graves ou les enfants violents. Certaines ailes du bâtiment sont interdites aux bénévoles. Impossible de savoir pourquoi. Une petite minorité pourra, avec l’aide de fondations caritatives, obtenir la chirurgie dont ils ont besoin pour vivre sans tracas. Ces enfants ont des malformations comme un bec-de-lièvre, des pieds renversés, des orteils ou des doigts manquants.

Ce que j’ai compris à Shenzhen, c’est que beaucoup de personnes présentant un handicap physique ou mental, maintenant adultes, mendient dans les rues passantes de la ville. Laissées à elles-mêmes, elles doivent trouver un moyen de se nourrir. Les Chinois sont quand même généreux, sachant que l’argent qu’ils donnent est la seule façon pour ces moins fortunés de survivre.

Une autre aventure

Le crédit photo revient à Charles Jacques. Merci de ne pas reproduire ou publier sans autorisation. 

J’ai oublié de vous raconter une autre aventure journalistique arrivée il y a déjà quelques semaines.

Je devais écrire un article pour le Quartier Libre, journal des étudiants de l’Université de Montréal, sur le sort des personnes handicapées. Pour illustrer mon article, je devais prendre un mendiant handicapé en photo. Un soir, Charles et moi sommes partis à la recherche des mendiants. (Il y en a à tous les coins de rue ici…) Bref, tout près de notre hôtel, sur un passage à piéton surélevé (footbridge), l’occasion se présente.

Le vieil homme est accroupi, un bras en moins. Je lui demande, en chinois bien sûr, si on peut prendre une photo. Je lui montre de l’argent. Il me fait signe que oui. Charles prépare son équipement (il faisait noir, on avait besoin du flash et du trépied). Pas très subtil me direz-vous, mais c’était pour une cause professionnelle!

Charles réussi à prendre une photo. Un homme arrive sur le passage. Il nous regarde, regarde le vieil homme et regarde le pot du mendiant, vide. Le vieil homme avait mis l’argent qu’on lui avait donné dans ses poches. L’homme fait signe au vieillard de s’en aller, d’une manière brusque et très autoritaire.

Charles était fâché, va voir l’homme et lui parle en anglais… L’homme ne comprend rien et ne veut rien comprendre. Probablement que quelqu’un l’avait avisé que son « protégé » se faisait prendre en photo. On a suivi le mendiant, on lui a donné à manger mais au premier regard détourné de lui, il s’est évaporé dans la nuit.

À Shenzhen, les personnes handicapées sont achetés par des hommes d’affaires qui les entretiennent. Ils leur donnent un toit, à manger, etc. Mais seulement le strict minimum. L’homme d’affaire indique tous les jours où le mendiant doit aller mendier et recueille l’argent à la fin de la journée. Le mendiant ne reçoit qu’une mince partie de son butin.

C’est une réalité très triste mais très présente ici, dans une ville où beaucoup de Chinois s’enrichissent à une vitesse fulgurante et où l’argent coule à flot. 

 Voici la seule photo qu’on a pu prendre…

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Une aventure… dangereuse?

J’ai rencontré un journaliste chinois d’un journal anglophone en Chine (je ne peux pas en dire plus…). Comme j’ai une série d’articles sur le journalisme en Chine à écrire pour le magazine de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec), je lui ai posé quelques questions. Ensuite, j’ai osé lui demandé si il serait possible de passer une journée dans leurs bureaux.

Le journaliste a dit qu’il demanderait à son patron, mais qu’il ne devrait pas y avoir de problème. La journée suivant, j’avais un courriel de sa part confirmant de l’éditrice du journal était d’accord pour m’accueillir pendant une journée. J’étais très contente de pouvoir entrer les méandres d’un journal chinois!

Le grand jour était hier. Je me suis rendue à l’adresse indiquée. Les bureaux du quotidien ne sont pas dans ce building… c’est ce que j’ai compris après quelques va-et-vient entre les différents étages du building.

J’appelle le journaliste que j’avais rencontré. Il n’est pas au bureau. Il y sera seulement dans une heure, car il est sur une assignation. Il me dit de m’y rendre quand même et de rencontrer son patron et les autres membres de la salle de nouvelles. 

Je saute dans un taxi et montre au chauffeur le journal en disant que je veux aller là. Il comprend et m’amène dans une rue que je ne connais pas et il me dit que c’est là…

J’entre dans le building, gardé par des « soldats », probablement pas de l’armée, seulement des gardes de sécurité en faction. Je me rends à l’étage indiqué. Me voilà finalement rendue après une heure de recherche!

On me fait attendre près de 10 minutes dans la salle de conférence. La secrétaire vient ensuite m’informer que le journaliste que j’avais rencontré ne sera pas au bureau avant encore une autre heure… Et elle me me dit que son patron n’y est pas. Elle me dit que je peux attendre dans la salle de conférence…

Quelques minutes plus tard, je reçois un appel sur mon cellulaire du journaliste en assignation. Il n’a pas utilisé son cellulaire mais bien un téléphone de maison… Il me dit que le rédacteur en chef n’est pas très heureux de me voir dans ses bureaux. Il est membre du parti et c’est lui qui contrôle l’entrée et la sortie d’information. Il n’avait pas été avisé de ma venue. Le journaliste en assignation me dit que l’éditrice était d’accord mais que le rédacteur en chef ne connaissait pas mon background et qu’il craignait des fuites d’information.

Le journaliste m’a gentillement conseillé « de quitter sinon je ne sais pas ce qui pourrait arriver… » Je lui ai demandé s’il était dans le trouble à cause de moi, il a dit « peut-être »… Bref, j’ai pris mon sac et je suis sortie le plus rapidement que j’ai pu… J’avais peur qu’une voiture m’attende dans la rue, mais ce n’était pas le cas.

 Ouf, je vous dis que j’ai eu toute une frousse. Tout ça semble banal mais en Chine, on ne sait jamais qui faut prendre vraiment au sérieux. Ce fut une expérience, plutôt une aventure qui parle assez bien de la situation en Chine.

Quelle négligence!!

Oui je sais, beaucoup d’entre vous mourrez d’envie de lire d’autres aventures… Le temps m’a vraiment pris à la gorge durant la dernière semaine, excusez-moi pour cette négligence.

Voici les aventures de la semaine dernière:

Pékin était absolument fantastique bien que très pollué. En atterrissant, j’ai senti cet air impur à la consommation planer au-dessus de ma tête. C’était comme dans ces films de la WWII où on a de la difficulté à décerner la terre du ciel. D’ailleurs, les saignements de nez ont accompagné mon périple à Pékin. L’air y est si sec et sans circulation, mon corps n’a pas vraiment apprécié ce traitement.

Pékin est si grand, il est facile de se tromper. Parlez-en à mon chauffeur de taxi qui m’a amené à 10 minutes de marche d’où je lui demandais d’aller. Il existe une ligne de métro à Pékin qui n’est pas vraiment considéré métro car c’est un train de surface. Le chauffeur était tellement mêlé qu’il m’a dit, tu débarques ici… La marche avec la valise et les souliers propres n’était pas nécessairement santé! Mais bon, je suis arrivée à mon rendez-vous un peu plus tard que prévu, c’est ça la Chine. Rien n’est à temps car le transport est horrible!

Ensuite, j’ai été hébergé par un gentil montréalais travaillant comme traducteur pour l’Organisation des Jeux Olympiques de Pékin. Merci Sylvain pour ton accueil!

Pékin était beaucoup plus froid que ce que j’étais habituée, surtout la nuit tombée. Comme la ville est au nord de la Chine, c’est logique… mais je m’attendais pas à une si grosse différence! Et c’est là que j’ai réalisé à grandeur du pays! En trois heures d’avion, on passe de 25 degrés à environ 10 degrés. Mais je sais, je ne devrais pas me plaindre, certains d’entre vous pataugent dans la neige déjà!

Le mercredi, je rencontrais trois personnes pour des articles. En une journée, je dois dire que c’était assez épuisant! Mais bon, fallait bien travailler un peu, c’était le but de mon voyage après tout. Le quartier des ambassades à Pékin (il y en a deux, près très loin l’un de l’autre) est tranquille et surtout vert! Beaucoup d’arbres avec ces petits cafés occidentaux ici et là! C’était une belle marche, cette fois sans valise. Mais attention de prendre en photo les gardes des ambassades, ils n’aiment pas vraiment… On m’a fait effacé mes photos. OUPS…

J’ai beaucoup marché à Pékin, comme lorsque j’arrive dans une nouvelle ville, la plus belle façon de la découvrir, c’est d’en parcourir les petites ruelles et les grandes artères.

De retour chez Sylvain, un petit tour dans la ruelle derrière pour découvrir les Hutongs, ces petites ruelles traditionnelles de Pékin. Un très bon restaurant chinois m’a permis de remplir mon estomac!

Le lendemain, visite à la Place Tiananmen, que j’ai redécouvert après avoir lu le livre de Jan Wong, « My big China Blues ». Si vous aimez l’histoire récente de la Chine, vous dévorerez ce bijou de livre. Il faisait si beau cette journée-là, le ciel était bleu comme j’en ai jamais vu en Chine. C’était fantastique.

Encore une fois, j’ai marché… Jusqu’aux Hutongs préservés comme trésor du patrimoine de Chine. C’est dommage par contre d’enfermer ces gens dans une genre de cage où les touristes payent pour entrer… Je me suis faufiler dans les Hutongs non-touristiques. Quelle tranquilité dans une ville si bruyante!

Retour à Shenzhen ce soir-là, épuisée, le nez en compote d’avoir trop saigné… Bref, je suis malade depuis. Le froid m’a vaincu!

L'automne est définitivement à nos portes

Le mois de novembre a apporté la pluie et le froid (c’est relatif pour vous mais il fait quand même froid!). La température a chuté sous les 20 degrés et la pluie rend la ville terne et morne. Il fallait bien s’attendre à un peu de pluie… les réserves d’eau de Shenzhen étaient à 50 % de leur capacité, par manque de précipitations depuis le mois de septembre.

Je me rends à Beijing la semaine prochaine pour rencontrer des gens pour des articles. Il y fera très froid, donc je dois aller magasiner (c’est vraiment une obligation!!!) car je n’ai pas de vêtements pour supporter les maigres 4 ou 5 degrés qu’il fait à Beijing.

Halloween en Chine

Bien que les Chinois ne célèbrent pas l’Halloween (cette fête n’est que nord-américaine…), un groupe d’expats a décidé de célébrer en grand! Nous nous sommes regroupés chez un copain pour fêter même si c’était un mercredi! Nous avons bien mangé, bien bu et surtout bien rit! Quelques photos se retrouvent sur Facebook (dans mon profil) donc si vous êtes curieux, rendez-vous là!