À mes amis journalistes…

Chers amis, l’heure est grave et les mauvaises nouvelles ne s’arrêteront pas aujourd’hui. Tous les jours ici aux États-Unis, on annonce d’autres coupes sauvages dans le milieu journalistique. C’est ce qui nous pend au bout du nez. L’épée de Damoclès frappera encore… et de façon aléatoire en plus. Qui seront les prochains? Personne ne le sais.

Ce que je sais par contre c’est que l’unité et la solidarité des journalistes doivent se sentir dans toutes les salles de rédaction. Pas le temps d’envier votre voisin qui a un meilleur boss ou 50 $ de plus par semaine dans ses poches. La profession doit rester et surtout garder ses acquis.

La crise économique est entrée en scène à un très mauvais moment (quoiqu’il n’y ait jamais de bon moment pour ce genre de chose). Le journalisme est en transition, en équilibre sur une jambe, pas très solide. Et là, le vent amer souffle l’économie partout et déstabilise cet acrobate de profession.

Les coupures annoncées hier par Radio-Canada m’ont ébranlée, m’ont touchée jusqu’en Californie. Je pense à mes collègues avec qui j’ai évolué au cours des dernières années, à ceux et celles qui ont cru à mes capacités, à ceux et celles qui m’ont appris le métier de recherchiste et de journaliste avec une générosité sans borne. Parce qu’on peut bien chialer sur Radio-Canada, mais ces gens-là font une maudite bonne job! Et on en parle rarement… On ne parle seulement des bourdes et des gaffes…

C’était Radio-Canada hier, Transcontinental il y a un mois… La loterie de la crise économique pigera un prochain numéro. Est-ce que le journalisme tel qu’on le connaît saura survivre cette vague… pour l’instant personne ne surf mais on avale tous une bonne gorgée!

Alors tirez-vous les manches chers amis journalistes et soyez solidaires de vos collègues. La compétition est féroce dans ce domaine et les égos parfois très, très gros. Mais personne n’a besoin de se faire piétiner lorsqu’on est déjà sur les genoux… C’est la réputation et la crédibilité d’une profession qu’il faut garder… Chers amis journalistes, je pense à vous. Gardez courage.

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